09 juin 2019

un dimanche pour rien

Je n’aime pas trop gâcher, du moins, j’essaie de le faire de moins en moins. Le moins possible. Parce que c’est vrai que fut un temps où j’ai bien gaspillé, comme tout un chacun. Parce qu’on ne se posait pas vraiment la question. Mais avec ce temps qui va et qui fait que tout s’en va, on réalise qu’on a été bien léger, bien laxiste, bien insouciant. L’insouciance est un apanage de la jeunesse. Je suis passé par là mais je n’y repasserai plus vraiment. Maintenant que j’ai plus, nettement plus de temps libre, outre le fait que je cours... [Lire la suite]

11 avril 2018

mettre un peu d'os dans son vain

Contre toute attente, alors que la nuit du mardi au mercredi est historiquement une nuit calme, dans mon boulot, elle fut plus dure, plus longue et plus pénible que la première, celle de la reprise après une semaine de vacances. Sans doute parce que, hier encore, j’avais vingt ans (ou presque) et j’étais dans cette euphorie due à l’insouciance de tout jeune âge. Mais depuis hier, j’ai divisé par trois mon capital fraîcheur et là, je me sens un peu, beaucoup, passionnément décrépi. Alors, ce matin, en revenant du boulot, pour une fois,... [Lire la suite]
22 décembre 2016

pendant qu'il bruinasse sur Bordeaux

Pendant qu’il bruinasse sur Bordeaux, il pleut sur Berlin. Et je me dis qu’on a encore de la chance, nous. La bruine, ce n’est pas trop gênant, encore. Quoique… quoique… La terrasse n’a jamais été aussi propre depuis des semaines. Cette eau qui fait un peu semblant de tomber, finalement, elle a bien mouillé les dalles en les nettoyant, lentement mais sûrement. Ça fera du bien, un peu d’humidité qui reste surtout pour les plantes. Il y a très longtemps qu’on subissait un temps anormalement sec. C’est comme quand on passe des mois sans... [Lire la suite]
21 décembre 2016

ich bin ein berliner mich auch

Allemagne, mère blafarde,  je pense à toi, depuis hier, depuis que j’ai appris, un peu tardivement, cet odieux attentat à Berlin. Berlin, où je suis allé, il y a quelques années et qui, malgré le poids du passé, plus que lourdement présent est contrebalancé par une espèce de douceur de vivre comme un besoin de revanche sur une histoire honteuse. Berlin, c’est l’allée sous les tilleuls, Unter den Linden, où, même en plein mois de mai hivernal, il fait bon se promener. Il faisait bon s’y promener jusqu’à ce jour funeste d’entre... [Lire la suite]