15 avril 2019

un jour triste à écrire des poèmes mélancoliques

Hier, c’était un dimanche triste. Un jour gris à écrire des poèmes mélancoliques. Ça, j’aurais pu en composer puisque je crois que j’en ai fait pendant des années et que c’est sans doute comme le vélo, ça ne s’oublie pas. Seules les illusions de la jeunesse ont disparu, sinon, je le sais, ma faculté de faire des vers est toujours là. Peut-être devrais-je le mettre dans mon CV : 60 ans, capable de faire des sonnets, des mâtines et des vers libres. De préférence des vers libres, bien insister sur ces derniers. Hier, c’était un... [Lire la suite]

26 février 2019

et Chouchou ?

D’aucuns, compatissants, pourraient me dire que tiens, ça fait longtemps qu’on n’a pas vu Chouchou (depuis le 17 janvier dernier, sauf erreur de ma part et si je ne m’abuse) et pourraient me demander illico presto ce qu’il est devenu, ce qu’il est donc devenu, ce beau jeune homme qui pourrait être le souvenir de moi quand j’étais à mon apogée, que j’ai embauché pour m’aider dans une vie de plus en plus contrariée et de moins en moins fluide et sereine. Tu parles, Charles, on m’avait dit qu’en avançant en âge, je prendrais un peu de... [Lire la suite]
04 janvier 2019

Chouchou, t'es où ?

Chouchou, t’es où  mais t’es pas là mais t’es où ? C’est vrai ça, tu es tellement discret que j’ai l’impression que ça fait des semaines et des semaines que je ne t’ai pas vu. Je ne me souviens même pas de ta présence pour la soirée d’anniversaire que nous n’avons pas organisée, tu penses bien, 59 ans, ça ne se fête pas spécialement, en revanche, pour mes 60 ans à venir, on a encore le temps mais j’aimerais que ça vous reste en tête, à vous trois : le président, le patron et toi. Parce qu’on n’est jamais assez de... [Lire la suite]
18 décembre 2018

le premier choc, c’est quand j’ai appris qu’il n’existait pas

C’était un jour, après le repas, maman lavait la vaisselle et mon frère et moi, nous l’essuyions. Et ce qui m’a le plus choqué, ce n’est pas tant d’apprendre que le père Noël  n’existe pas mais plutôt que mon frère, de moins d’un an et demi plus vieux que moi, le sache déjà. Alors que je me croyais au moins égal à lui pour comprendre les choses de la vie. Déjà qu’on marquait bien la différence entre nous deux sur le fait que j’étais le plus jeune : mon frère essuyait les choses qui se cassaient et moi, les choses qui ne se... [Lire la suite]
26 janvier 2017

on l'appelle Simplet

Alors donc, je suis sorti hier soir. Pour aller assister à la représentation d’un opéra que je ne connaissais pas du tout, de Leonard Bernstein, Candide, d’après Voltaire (l’écrivain philosophe, pas les fauteuils) et, ma foi, je n’avais pas révisé ma leçon avant d’y aller car je comptais sur une bonne fortune pour que ça m’accroche malgré ma mauvaise journée et ma migraine finissante. Après coup, aurait-ce été utile que je lise un résumé de l’œuvre ? Peut-être car je n’en ai pas envie aujourd’hui. Pas envie ou plus envie ?... [Lire la suite]
02 mai 2016

Exupère et Adalbald

Attention, ne vous fiez pas aux apparences, ce billet commence un peu comme celui de samedi dernier, le 30 avril mais ce n’est qu’une illusion d’optique. Si vous êtes un lecteur (ou trice) concentré et vigilant, ça ne vous échappera pas que la phrase suivante commence pareillement mais qu’elle se termine de façon totalement différente. Vous l’allez voir juste au paragraphe ci-dessous. Normalement. Si nous ne subissons pas une coupure publicitaire. « Chez Nanou, on mange comme chez nous ! » Ah zut, on n’y a pas échappé... [Lire la suite]

10 mars 2016

orgasme traminal

Tout à l’heure, je rentrais de courses en petite forme mais grosse migraine (encore et toujours, depuis lundi) et j’ai vécu deux choses qui méritent d’être signalées, dans le tramway. Alors qu’il faisait un temps superbe. Un temps à mettre tout ce qu’on veut dehors. Et d’ailleurs, c’est ce que je vais faire juste après la publication de ce billet histoire de m’aérer un peu le cervelet car ça me fera sans doute du bien, du soleil et de la fraîcheur. Comme si je me mettais un pochon de glace sur les tempes tout en restant sous un... [Lire la suite]
20 octobre 2015

trente-cinq ans après

Je me souviens très bien de ce rendez-vous imaginaire que j’ai évoqué dans le billet d’hier. Je me souviens très bien que j’avais à peine un peu plus de vingt ans. J’étais dans mes illusions les plus intenses, je pensais que Paris m’attendait à bras ouverts mais il ne m’a pas pris dedans. Pas comme dans la chanson. Et j’avais imaginé que je serai le grand écrivain de la fin du siècle dernier. Et si le siècle dernier a bien connu une fin digne de ce nom, il n’en fut pas de même pour moi car personne ne sait qui je suis. Et pour le plus... [Lire la suite]
05 décembre 2014

si lent silence

Parfois, on se lève du contre-pied gauche, à contrecœur et contraint et forcé et rien ne semble trouver grâce pour soi-même. On doit y aller. Il faut le faire. On a beau ne pas y croire, on se doit d’y adhérer. Et ce matin, c’est exactement ce que j’ai vécu, comme un prisonnier qu’on aurait forcé de se mettre debout avant que l’aube. Et dans ma tête et dans mon corps, j’étais si lent, si lent, silencieux. Une envie de silence pour oublier le reste du monde. Et ses misères. Et les miennes. Bon gré, mal gré et contre mauvaise fortune,... [Lire la suite]
13 novembre 2013

moi, je ne donne plus sur la cour

Il y a parfois des hasards qui se transforment en moments de grâce. Il suffit qu’un animateur télé fasse de la promotion qu’on n’écoute que d’un œil et qu’on ne regarde que d’une oreille pour être distrait de ce qu’on faisait d’autre et avoir l’attention captive. C’est ce qui m’est arrivé, l’autre dimanche soir. Alors que j’attendais des choses plus amusantes avant de manger la pizza dominico-vespérale, j’ai été happé par ce nom, ce titre et cette information. Je me suis empressé d’aller consulter un site de vente en ligne dont je ne... [Lire la suite]