24 janvier 2018

si in singultum, digitum, ubi non debet*

Je reviens un instant sur le billet d’hier, subtilement intitulé « encore trois choses que je ne savais pas jusqu’à ce matin » parce que c’était vrai (à ce moment-là) que je ne savais pas tout ce dont j’ai parlé avant d’écrire sur leur sujet.  Et là, juste après avoir mis le point à cette longue phrase, je m’étonne moi-même car ça, c’est de la phrase. De la bonne phrase des familles, un peu longue mais compréhensible. Oui, tout à fait. Elle me semble parfaitement compréhensible par n’importe qui, quels que soit... [Lire la suite]

14 juin 2017

veuillez agréer le respectueusement bien prosterné vôtre

En réponse à votre lettre du 14 mai, qui a attiré toute notre attention, nous sommes au regret de vous faire savoir que vous êtes bien trop vieux pour madame et que malheureusement, nous ne pouvons donner suite à votre proposition. En espérant néanmoins que vous aurez plus de chance une autre fois avec quelqu’un d’autre. Vous savez, tout vient toujours à point nommé à qui sait attendre. Avec nos excuses les plus plates. Le secrétariat de B. M. La teneur enjouée de votre courrier du 14 mai dernier nous a enthousiasmés et bouleversés,... [Lire la suite]
03 mars 2017

Il avait vu au cinéma, hips, le blé en herbeueueueu

Tu te souviens, toi, Lucien, de ta hips première fois ? Euh non, attends, Gérard, que je réfléchisse… D’abord, je vais finir ma gorgée pour faire de la place pour la suivante et pendant ce temps-là, je vais réfléchir... Oh purée de sa mère, dis-donc, je sais pas à combien on en est, là, mais j’ai du mal à faire le tri. J’ai l’impression que je réfléchis pas droit. Eh, Gégé, tu m’écoutes quand je te parle ? Oh, tu dors ? Parce que si ça t’intéresse pas, faut pas me demander, hein ? Si, si, ça m’intéresse, Lulu,... [Lire la suite]
29 mai 2016

arrêter tout ça - pris en otage (2)

Ce que je redoutais est arrivé, malheureusement, je me suis fait repérer. Pas pour avoir éternué, non. Pas pour avoir eu un hoquet, non plus. Mais parce que j’ai reçu un SMS de Sophie qui me demande si on peut déjeuner ensemble le lundi qui vient ou le suivant. Les deux hommes ont arrêté de parler. Ils se sont retournés vers le recoin dans lequel j’étais caché. Ils ont pris leur temps, me faisant espérer qu’ils n’allaient pas tenir compte de cet avis de message reçu. Mais fausse joie, le second est sorti lentement de la voiture, suivi... [Lire la suite]
30 novembre 2014

sur glace ?

Hier, dans le tram du retour, il y avait du monde et parmi ce monde, il y avait une jeune fille, d’une douzaine d’années (en fait, j’en sais rien, elle faisait déjà un peu plus que son âge mais avec un corps d’enfant) qui était, elle ne pouvait pas le cacher, une phrénoglottico-myocloniphile. Elle a eu beau vouloir faire en sorte que cela ne se remarque pas mais moi, malgré mon bouquin, j’avais l’œil et même l’oreille. Surtout l’oreille. Son truc, là, la myoclonie phrénoglottique, c’est un truc comme le mal de vivre, ça ne prévient... [Lire la suite]