07 septembre 2018

des pas perdus pas pour tout le monde

Elle a mis le doigt sur quelque chose d’intime, qui est toujours dans ma poche droite de pantalon (ou de bermuda) car quand je parle de podomètre, je ne parle pas d’une application qui se trouve dans tout bon smartphone qui se respecte, le truc connecté qui te compile tout et te donne des moyennes, ton rythme cardiaque et les calories dépensées et tout et tout. Non, quand je parle de podomètre, je parle d’un petit podomètre, de la longueur d’un doigt pas trop grand, de la largeur de la moitié du même doigt et de l’épaisseur d’une... [Lire la suite]

05 mai 2018

dans une heure, tu seras là

Ou pas. Dans une heure, tu seras peut-être là. Personnellement, je préférerais que tu sois là, même si c’est dans deux heures mais si ça se trouve, tu ne seras pas là. Tu ne seras peut-être même plus jamais là. Va-t’en savoir, avec toi. Je devrais plutôt dire « sans toi » car « avec toi, ça relève du passé ou du quasi impossible. Je le crains. Mais je vais essayer d’apprendre à m’en foutre. Comme ça, si quelqu’un devait souffrir de ton absence, ça ne sera plus moi. Je regarde ma montre, le temps est long, il traîne. Je... [Lire la suite]
08 février 2017

avec Sophie la girafe, ça ne serait pas arrivé

On ne va peut-être pas ressasser tous les jours les mêmes histoires, c’est pourquoi je me propose de prendre un bol d’air et aujourd’hui, ne pas évoquer l’affaire Fillon and Co autrement que pour dire que je ne vais pas en parler. J’ai envie d’autre chose. J’ai envie de choses plus légères. Alors, je vais évoquer certains faits divers qui vont assurément faire diversion. J’ai entendu dire à la radio, ce matin, qu’une nounou girondine venait d’être condamnée à deux ans de prison dont un fictif pour homicide involontaire par imprudence... [Lire la suite]
21 décembre 2016

ich bin ein berliner mich auch

Allemagne, mère blafarde,  je pense à toi, depuis hier, depuis que j’ai appris, un peu tardivement, cet odieux attentat à Berlin. Berlin, où je suis allé, il y a quelques années et qui, malgré le poids du passé, plus que lourdement présent est contrebalancé par une espèce de douceur de vivre comme un besoin de revanche sur une histoire honteuse. Berlin, c’est l’allée sous les tilleuls, Unter den Linden, où, même en plein mois de mai hivernal, il fait bon se promener. Il faisait bon s’y promener jusqu’à ce jour funeste d’entre... [Lire la suite]
24 novembre 2016

mes premiers émois de lecteur

Je crois que mes plus vieux souvenirs de lecture, comme pour beaucoup de gamins, en tout cas, ceux de ma génération, ce sont les romans pour enfants des bibliothèques rose et verte. Et j’ai particulièrement vibré et re-vibré aux aventures du Club des Cinq et à celles du Clan des Sept. C’étaient mes préférés. Je me suis souvent identifié à ces bandes de gamins à qui il arrivait tant d’histoires… imaginez un peu, moi qui étais un rêveur… Ensuite, je me souviens surtout de quand j’ai découvert les livres au format de poche, à Fouras,... [Lire la suite]
04 octobre 2016

le vieux loubard

Ça pourrait être l’histoire d’un vieux loup de mer qui aimerait aller au bar. Au petit bar du coin. Et c’est là que ça serait très drôle mais pour ceux qui ne connaissent pas l’astuce, forcément, ça n’a pas un grand intérêt, comme début d’histoire. Ça ne leur fait pas dresser l’oreille avec l’envie et la curiosité d’en savoir (beaucoup) plus, un sourire aux lèvres devant une telle promesse de bon temps à venir. Alors que ceux qui ont compris du premier coup, ils vont se dire, encore une fois : mon Dieu (mais vous pouvez m’appeler... [Lire la suite]
06 juillet 2015

les volets clos

Tu me regardes dormir pendant que je fais semblant. Pendant que je suis allongé sur ce transat, mi soleil mi ombre. Pendant que la chaleur ne fait pas semblant de nous accabler, surtout après l’heure du déjeuner. Tu me regardes dormir alors que je n’ai que les yeux clos mais pas l’esprit. Je sens ton regard sur moi sans pouvoir véritablement le définir. En définir l’intensité, la curiosité ni l’envie. Tu ne fais pas semblant de ne pas dormir, toi, je le sens. Même les yeux fermés. Je sens que tu es là, bien éveillé, presque à l’affût.... [Lire la suite]