23 juin 2019

il faut te ressaisir, mon gars

Oui, on a beau être bon, on peut parfois se laisser un peu aller et finalement, cacher une certaine médiocrité. La seule différence avec ceux qui le sont souvent, très moyens, c’est que quand on peut, quand on en est capable, on arrive peu ou prou à masquer ses faiblesses, à les enrober dans une couche de faux-semblants qui peuvent faire croire qu’on a travaillé ou qu’on est toujours à la hauteur. Je suis tout à fait capable de ça, je le sais d’autant bien que je me connais comme si je m’étais fait et que je ne me fais aucune illusion... [Lire la suite]

20 mai 2019

un café, l’addition, s’il vous plaît

Quelle histoire, mais quelle histoire ! Je vous jure que pour changer une cafetière à filtre qui vient de tomber en panne (je n’aime pas trop qu’on me fasse le coup de la panne, à vrai dire, enfin, pas dans ce cas-là), j’y ai passé du temps entre hier et demain. Pardon ? Nous sommes aujourd’hui ? Oui, entre hier et aujourd’hui mais quand j’ai commencé ma prospection pour faire des comparaisons entre différents modèles, je pensais terminer demain, c’est-à-dire le jour d’après-hier mais comme on est passé à aujourd’hui,... [Lire la suite]
11 mai 2019

pourquoi tu ne dis rien, Stéphane, aujourd’hui, tu boudes ?

Pourquoi tu ne dis rien, Stéphane, aujourd’hui, tu boudes ? Non, je ne boude pas. Je n’ai rien à dire. C’est tout. Ce n’est pas parce qu’on n’a rien à dire qu’on ne doit rien dire, on peut quand même parler de plein de choses même si ce ne sont pas que des choses amusantes. Ou légères. On peut dire des bêtises et pour ça, il me semble que tu n’es jamais le dernier. Je n’ai pas envie de dire des choses drôles, aujourd’hui. Si on m’oblige à l’ouvrir, ça risque de ne pas être gentil pour plein de gens, alors, non, je ne boude pas... [Lire la suite]
03 mai 2019

Godness ! (où l’on reparle d’Aliénor d’Aquitaine)

Il y a des écrits qui ne se perdent pas. Je viens de l’apprendre par le président qui vient de me ressortir un sketch écrit en octobre 2016 pour une soirée « Patrimoine de Bordeaux » qui n’a jamais eu lieu. Comme la troisième guerre mondiale. Du moins, pas encore. Comme mon sketch qui n’a jamais été joué, du moins pas encore. Puisqu’il est de plus en plus question qu’il le soit le 22 ou le 23 juin pour une représentation exceptionnelle, soit en soirée, la veille, soit en matinée, le lendemain. Je suis clair ? Pour moi,... [Lire la suite]
25 février 2019

comme une rupture amoureuse

Ce matin, ce fut comme une claque dans la figure, une claque bien sentie et pas seulement dans l’idée. Quand il m’a annoncé ce qu’il avait à me dire, j’avoue que je m’en suis douté avant même qu’il n’aille plus loin. Dès qu’il m’a dit : « Stéphane, j’ai quelque chose à vous dire et ça ne va pas vous faire plaisir… », j’ai su de quoi il était question. Effectivement, ça ne m’a pas fait plaisir et il avait l’air sincèrement désolé même si au fond de lui, c’est un mal pour un  bien. De toute façon, il faut savoir... [Lire la suite]
23 novembre 2018

il pleut et dehors, les archéologues sont un peu dans la boue

C’est un vendredi humide. Il pleut. Il pleut et dehors, les quatre archéologues sont obligés de travailler dans une espèce de bouillasse. Les autres jours de la semaine, ils ont passé leurs journées dans un froid glacial et sec. Aujourd’hui, c’est frais et humide. Je ne sais pas quel est le meilleur temps pour eux. Et quand je vois leur petite caravane de la mairie, apparemment sans fenêtre, je me dis qu’ils n’ont même pas eu la chance d’écouter la pluie taper sur les carreaux. Juste sur le toit. Tout ça est d’une tristesse pas... [Lire la suite]

12 octobre 2018

couinements et grincements

L’histoire commence fin 2017 quand nous nous sommes décidés à acheter un sommier électrique pour notre lit. Un lit de 160. Et, convaincus par l’argumentation du patron et du vendeur d’un magasin spécialisé, à Mériadeck, nous avons franchi le pas et avons été livrés, tant bien que mal, juste avant Noël. L’installation nous a semblé faite rapidement et sommairement par un livreur dont c’était la première fois. Mais nous avons pensé qu’il n’y avait pas de raison que ça ne fonctionne pas. Je passe les détails sous silence et nous avons... [Lire la suite]
08 août 2018

deux fois l’infini debout

C’est drôle, cette date palindrome du 8 août. Car en plus, le 8, quand il est couché, représente l’infini et aujourd’hui, particulièrement, un double infini mais debout. Voilà ce à quoi j’ai pensé, ce matin, en me préparant pour venir à l’abattoir… Non, en me préparant pour venir pousser le wagonnet au fond de la mine… Non, en me préparant pour venir travailler ici. Pardon, je me suis légèrement emporté. Oui d’accord mais bon, le 8 août, ça doit bien correspondre à autre chose qu’à un double infini debout, non ? Oui, ça... [Lire la suite]
09 mai 2018

le secret

Sur le chemin près du bois J’ai trouvé tout un trésor Une coquille de noix Une sauterelle en or Un arc-en-ciel qu’était mort. A personne je n’ai rien dit Dans ma main je les ai pris Et je l’ai tenue fermée Fermée jusqu’à l’étrangler Du lundi au samedi. Le dimanche l’ai rouverte Mais il n’y avait plus rien Et j’ai raconté au chien Couché dans sa niche verte Comme j’avais du chagrin. Il m’a dit sans aboyer : “Cette nuit, tu vas rêver.” La nuit, il faisait si noir Que j’ai cru à une histoire Et que tout était perdu. Mais d’un seul... [Lire la suite]
23 février 2018

du haut de mes douze ans chétifs

C’était en 1972. L’année scolaire qui allait de septembre 1971 à juin 1972. J’avais douze ans et j’entrais au lycée Denfert-Rochereau, section collège, à St Maixent, dans les Deux-Sèvres. Une nouvelle année dans un nouvel établissement avec des nouveaux professeurs et peut-être des nouveaux camarades mais ça, ce n’était pas gagné d’avance. Ça ne me dérangeait pas outre mesure car j’avais déjà commencé à écrire des histoires dans lesquelles j’avais vraiment des amis même parmi certains profs ou pions. J’étais comme ça, moi, je... [Lire la suite]