08 mai 2016

encore 48 heures

Je les ai attendus, ces huit à dix jours de vacances. Depuis septembre, lors de mon retour un peu prématuré des Sables pour raison de tempête, je n’avais pas pris un seul jour de congé et j’avoue que plus de six mois sans repos autre que ceux des week-ends, ça fait long. Long comme autant de jours sans pain. Long comme un amour espéré qui n’arrive jamais. Long comme un début d’éternité au purgatoire. Mais heureusement, ces « petites » vacances ont fini par arriver et m’ont permis de faire la coupure dont j’avais plus que... [Lire la suite]

18 janvier 2016

29 millions 509 mille 506

Je ne sais pas si on peut croire tout ce qu’on lit sur Internet (oui, oui, on peut aussi lire des choses sur Internet et pas seulement regarder des images qui plus est, d’une seule main, pour certains…) mais là, je viens d’apprendre que ça fait 29 millions 509 mille et 506 minutes que je suis né. Ça me semble considérable mais en même temps, ça ne fait pas tant que ça. C’est vrai, c’est tellement difficile de convertir spontanément des minutes en heures et des heures en jours… que du coup, je vais tenter de le faire en même... [Lire la suite]
25 août 2015

J moins quelque chose

Les paradoxes du temps conjugués à ceux de l’être humain. Difficile à gérer. Nos impatiences et notre envie que le temps ne passe pas trop vite. Tout dépend du contexte, en réalité. Quand ça nous arrange, on a envie d’être rapidement trois semaines plus tard parce que c’est vachement long d’attendre encore plus de vingt jours pour avoir ce qu’on désire. Mais en revanche, quand on est en vacances, on trouve que le temps passe bien plus vite que lorsqu’on est au boulot. Pour ne prendre que ces deux exemples. Tiens, moi, par exemple, je... [Lire la suite]
23 juillet 2015

le châtiment

Le temps ne passe vraiment pas vite, ici. J’en oublie même la notion des heures et des jours et des nuits, tous pareils au même, tous identiques. Je n’ai aucun repère pour savoir depuis quand je suis enfermé dans cette chambre capitonnée, matelassée, insonorisée, terriblement hermétique et désespérément neutre. Tout est fait, ici, pour que celui qui y vive perde tous ses repères. Un peu comme un lavage de cerveau, une lessive d’identité. Un essorage d’ego. Je ne sais plus quand c’est le jour ni quand c’est la nuit. Ce dont je me... [Lire la suite]