07 mai 2021

un colis à retirer

Te souviens-tu quand je t’ai dit (ou te l’ai-je écrit ? Oui, c’est ça, c’était dans un SMS) que je devais sortir et affronter la tempête pour aller chercher un colis ? Oui, parce que hier, ça a été une journée ratée en termes de printemps. On se serait cru en plein mois de novembre et même si je n’ai rien contre le mois de novembre, bien au contraire, je n’aime pas avoir cette sensation désagréable de me faire avoir : on m’a vendu le 6 mai 2021 comme une journée normale pour un milieu de printemps et je me suis retrouvé... [Lire la suite]

18 avril 2021

pendant un mois ?

Ben dis-moi, Stéphane, tu as des pensées plutôt grises, depuis quelques temps, non ? Salut, Jean-Michel. Mais non, tu te fais des idées. Je n’ai jamais été linéaire dans l’optimisme et de toute façon, je n’ai jamais vraiment été particulièrement doué pour l’hédonisme. S’il te plaît, Stéphane, si tu pouvais utiliser des mots moins difficiles pour moi, je te rappelle que je ne suis que prof de sports rectangulaire (le prof, pas les sports) et donc… Je voulais juste éviter une répétition : je n’ai jamais été très doué pour... [Lire la suite]
11 mars 2021

un jour latent

Ça existe des jours latents, même si ça peut paraître incongru. J’en ai vécu un pas plus tard qu’au début de cette semaine. Je sais que c’est inhabituel de parler d’un jour latent mais c’est exactement ce que j’ai ressenti dans ce jour de peu, dans ce jour de rien. C’est ce que j’ai ressenti quand j’ai vu que le jour se levait terne, resterait gris et se coucherait sans éclat. Non pas que moi, je sois capable de me coucher avec éclat mais on peut être exigeant sur le temps qui passe et les journées qui se traînent. Il y a vraiment des... [Lire la suite]
14 septembre 2020

reviens, je t'aime

En ce temps-là, nous n’avions pas grand-chose mais nous aimions, ici, nous retrouver. Ce soir sans toi, je me sens l’âme triste, ta place est vide et le monde a changé. L’éternel retour ? En tout cas, le retour du printemps à quelques jours de l’automne. L’annulation d’une certaine absence, d’une absence d’une certaine longueur, d’une certaine lenteur. Un monde sans toi, c’est un monde où le temps dure excessivement plus longtemps, un monde dans lequel chaque heure est démultipliée comme si elle allait tutoyer les infinis. Mais,... [Lire la suite]
06 juin 2020

l’autre pilulier

J’ai un deuxième pilulier mais pas pour des médicaments ou des compléments alimentaires, non, c’est juste pour des pilules, des gélules et des comprimés qui m’ont été prescrits par un marabout et que j’ai payés au black et dont je n’ai pas trop le droit de parler mais là, nous ne sommes qu’entre nous, je ne crains rien et vous non plus, qui me lisez car je ne vais citer aucun nom ni aucune marque ni rien. Je vais rester évasif et donc, ne prendre aucun risque car de toute façon, je ne veux pas non plus me retrouver avec la police sur... [Lire la suite]
24 janvier 2020

on ne savait plus s’il faisait jour ou déjà nuit

Hier, en fin d’après-midi, il y a eu un moment où on ne savait plus s’il faisait jour ou s’il commençait déjà à faire nuit. Comme si les deux hésitaient à prendre la place, à s’installer, à partir ou à rester. À se décider. Le jour se demandant s’il ne pourrait pas en profiter encore un peu tant que la nuit ne serait pas prête à trouver un bon endroit pour y passer la sienne. Et la nuit, hésitant à venir passer du temps ici, sous un ciel déjà bien trop gris, bien trop lourd, à subir toute cette humidité environnante. Franchement, pour... [Lire la suite]

27 novembre 2019

Kali, Shuka et Stéphane, trois nuances de gris

L’autre jour, j’ai eu envie d’une veste d’intérieur polaire mais ça ne me suffisait pas qu’elle soit avec des poils frisés dedans, j’avais surtout envie qu’elle soit avec des poils frisés à l’extérieur. Et j’ai fini par en trouver une à ma taille chez Uniqlo. Mais pas en magasin, uniquement par Internet. Contre mauvaise fortune, j’ai fait bon cœur et je l’ai commandée et je suis allé la chercher hier après-midi, tranquillement et j’ai réussi à attendre jusqu’à hier soir, vers 19h30 pour l’enfiler. Je me demande comment j’ai fait car... [Lire la suite]
12 novembre 2019

c’est peut-être l’automne qui me rend comme je suis en ce moment

Allez donc savoir si c’est l’automne, cet automne gris et humide, qui me rend comme je suis en ce moment : j’ai des besoins d’envolées lyriques, j’ai besoin de giclées de violon et j’ai besoin de frémir comme quand on est amoureux. Il y a des états dans lesquels on se sent bien malgré tout. En ce moment, je compense toute cette pesanteur météorologique saisonnière par des mots d’amour, des envies de câlins et des tentations auxquelles succomber. J’ai également compensé la panne de chauffage chez moi par des besoins de tendresse à... [Lire la suite]
22 octobre 2019

il y a longtemps que je n’ai pas écrit le jour-même

Il y a longtemps que je n’ai pas écrit le jour-même de la publication d’un billet dans ce blog. Oui, j’avais pris cette habitude de le faire la veille et de programmer pour le lendemain matin avant l’aube, à l’heure où blanchissent les campagnes mais pas les campagnes électorales ni les campagnes publicitaires. Non, les campagnes avec de l’herbe, des vaches et des oiseaux. Même en ce moment, où on a l’impression d’être déjà au bord de l’hiver avec ces journées grises et tristes. Non, pardon, hier, il a fait soleil et ça s’est senti.... [Lire la suite]
29 septembre 2019

il n’y a pas cinquante solutions

Il n’y a pas autant de solutions que de nuances de gris. Ouais, je sais, de nuances de Grey. Mais j’ai choisi de parler 100% français, ce matin. Absolutely french in the text. En français dans le texte, pour ceux qui n’auraient pas compris. Je disais donc qu’il n’y avait pas cinquante solutions. Au mieux, il y en a plus d’une et moins de trois. En gros, il n’en reste que deux. Environ. À peu près, si vous préférez. Parce que soit j’écris ce billet en me disant que j’aurais l’esprit et ma conscience tranquilles pour ne pas dire... [Lire la suite]