31 janvier 2021

un seul être vous manque

Je suis allé passer deux jours et deux nuits chez mes parents mais uniquement avec ma mère puisque certaines circonstances ont fait que mon père n’était pas là. Et ma foi, c’est peut-être la seule fois où ça m’est arrivé et honnêtement, ça fait tout bizarre. Mais ce n’est pas déplaisant. En réalité, je dis que c’est peut-être la seule fois mais je mens car chez mes parents, au rez-de-chaussée, vit mon grand-frère et donc, pendant deux soirs, nous sommes restés tous les trois, comme il y a 55 ans. Oui, parce qu’il y a (environ) 55 ans,... [Lire la suite]

11 novembre 2020

50 ans d’écart : une différence

Je me souviens très, très bien quand ma mère nous a annoncés la mort du Général de Gaulle, à mon grand-frère et à moi. C’était à Melle. Dans mon souvenir, nous sortions de l’école mais je n’en suis pas sûr, cette partie-là est un peu floue. Parce que ma mère n’avait aucune raison de venir nous chercher à l’école à l’heure du déjeuner puisque nous devions manger à la cantine et pas vraiment non plus de venir nous chercher en fin de journée car nous étions autonomes pour rentrer. Quoiqu’il en soit, nous étions dans la rue et ma mère... [Lire la suite]
18 décembre 2018

le premier choc, c’est quand j’ai appris qu’il n’existait pas

C’était un jour, après le repas, maman lavait la vaisselle et mon frère et moi, nous l’essuyions. Et ce qui m’a le plus choqué, ce n’est pas tant d’apprendre que le père Noël  n’existe pas mais plutôt que mon frère, de moins d’un an et demi plus vieux que moi, le sache déjà. Alors que je me croyais au moins égal à lui pour comprendre les choses de la vie. Déjà qu’on marquait bien la différence entre nous deux sur le fait que j’étais le plus jeune : mon frère essuyait les choses qui se cassaient et moi, les choses qui ne se... [Lire la suite]
09 août 2016

pas encore soixante

Hier, j’ai envoyé une carte électronique à Jean-Yves, mon grand-frère (dont je ne dirai pas le nom pour respecter son anonymat) afin qu’elle lui arrive ce matin et je sais qu’il l’a lue de bonne heure car j’ai reçu une notification comme quoi c’était le cas. Quand je l’ai écrite, hier, cette carte, j’ai failli lui dire que c’était la dernière ligne droite avant les soixante-ans. Mais non, ce ne sera que dans deux ans qu’il passera ce cap. D’ici là, il est encore dans la famille des quinquagénaires. En tout cas, ça me fait drôle de... [Lire la suite]