06 septembre 2014

des rêves d'éternité

Comme le patron me l’a dit : « Alors,  je pensais à l’éternité… » et c’est vrai qu’on a tendance à se croire immortel, parfois, quand tout va bien, quand on est heureux, à deux, à trois, à quatre ou plus. On a des envies que ça ne s’arrête jamais et pourtant, on le sait bien au fond de soi, ça s’arrêtera toujours un jour. Comme si le mot toujours pouvait se confondre avec jamais. Avec plus jamais. Et c’est alors que l’éternité se présente comme si c’était de celle-ci dont on avait eu envie, juste avant. Alors... [Lire la suite]

05 septembre 2014

variation autour d'une vielle anglaise

Je pense qu’il serait souhaitable de faire le point sur ma récolte, sur la première partie de ma récolte, en quatre jours de ramassage. C’est aussi pour fixer mes résultats que je les note ici alors que je sais très bien que ça n’intéresse personne ou si peu de monde. Si je récapitule, donc, dimanche : 22 ; lundi 99 en deux fois ; mardi : 52 et mercredi : 70. Et pourtant, autant vous dire que le cœur n’y était pas plus que ça, mercredi alors que j’ai battu mon record en une seule prise. Et ça nous fait donc un... [Lire la suite]
04 septembre 2014

variations autour d'une petite fille blonde (2)

Elle aurait pu me donner les deux ou trois qu’elle avait trouvés pendant que moi, l’air de rien, comme j’étais sur un bon « gisement », je devais déjà en être à une dizaine. Mais comment faire pour lui faire me les donner ? En ajouter des tonnes à propos du fait que je lui avais dit que c’était pour mon neveu ? « Tu sais, mon fils, il est gravement malade et il ne peut plus venir à la mer, il ne la reverra plus jamais car je pense qu’on ne pourra jamais le soigner, alors, pour lui, comme il aimait bien ça,... [Lire la suite]
03 septembre 2014

variations autour d'une petite fille blonde (1)

Comme j’écris des billets à l’avance et que je les programme pour qu’ils soient publiés sans que j’aie à m’en soucier, j’ai forcément un peu de décalage entre les faits et leur récit. Je voudrais revenir sur lundi matin, quand je suis allé aux coquillages. Je suis parti la fleur au fusil (pour la chasse aux grains de café) en traversant la zone de rochers entre le vieux phare tronqué et le début du quartier des Présidents, là où la plage n’a plus de sable et où il est interdit de se baigner. J’étais en bermuda et débardeur, avec juste... [Lire la suite]
01 septembre 2014

pas seul sur le sable

Mon programme d’hier après-midi fut des plus simples. J’ai commencé par descendre à la plage (dix mètres de l’appartement) un peu avant quatorze heures car le temps me semblait plutôt bien pour ça malgré le fait que c’était un peu tôt. Il faut dire qu’il y avait du vent et donc, on ne sentait pas la chaleur. J’en suis remonté quatre après et je peux vous dire que j’avais chaud un peu partout malgré la crème dont je m’étais tartiné. Mais je n’ai pas fait que rester allongé pendant quatre heures, non, parfois, j’étais assis. Et pendant... [Lire la suite]
06 septembre 2013

un grain de sable dans le sable

J’étais tranquillement et presque sereinement accroupi en train de chercher des grains de café, les yeux en mode radar, l’esprit en éveil maximum et j’en trouvais, j’en trouvais, j’en trouvais. Ce fut une riche et pleine récolte. Soixante-quinze en une heure et demie, environ. Sans les compter pendant parce que je m’étais trompé, troublé que j’étais par des pensées encore un peu tristes mais bien décomptés après, une fois rentré chez moi. Et j’étais là, j’en ramassais presque à pleine main. Ça me faisait un bien fou. Et j’ai alors eu... [Lire la suite]