25 octobre 2019

je ne comprends rien au temps qui passe

Je ne comprends rien au temps qui passe, je me suis allongé sur le canapé, je n’ai fermé les yeux qu’une poignée de secondes et quand je me suis réveillé, quelqu’un avait touché à l’horloge du salon et l’avait avancée de plus de deux heures. Et pourtant, je suis sûr que je ne me suis pas endormi. Je jure que je n’ai pas sommeillé du tout. J’ai juste fermé les yeux pour tenter de canaliser certaines pensées. Et quand je me suis retrouvé deux heures plus tard que prévu, j’ai failli appeler la police pour déposer une plainte contre X car... [Lire la suite]

26 juillet 2019

il paraît que demain, vendredi, il va pleuvoir

On nous annonce de la pluie pour demain. À l’heure où j’écris ce billet, nous sommes jeudi et à l’heure où il sera publié, nous serons vendredi. Et il devrait donc pleuvoir. Si seulement ça pouvait être vrai. Même ne serait-ce qu’un tout petit peu vrai. Je ne demande pas une totale vérité mais une partielle. Même avec un faible pourcentage. Comme les matières grasses des produits allégés. Parce que moi, je peux le dire haut et fort, j’en ai un peu assez de ne plus pouvoir respirer autrement qu’en transpirant. Je suis tellement en... [Lire la suite]
26 juin 2019

je n’arrive toujours pas à comprendre

Alors que je suis capable d’écrire rédibitoir… rhédibhit… raidi… rédhibitto… rédhibitoire du premier coup, sans jamais hésiter, je n’en reviens toujours pas de ne pas avoir su que le mot « impair » pouvait s’accorder en genre. C’est-à-dire qu’il pouvait se mettre au féminin. Mais le pire, c’est qu’à force d’y penser et d’y repenser, j’ai même réalisé, ce matin, que ça s’accordait également en nombre. C’est-à-dire qu’il pouvait se mettre au pluriel et donc, a fortiori, au féminin pluriel. Par exemple, si je joue aux boules... [Lire la suite]
16 mai 2015

ma reine Christine

Ça fait deux fois que je croise Christine dans le tram, en allant à ou en revenant de Mériadeck. Elle va penser que je le fais exprès, car deux fois, c’est déjà un début d’habitude. Christine, c’est une ancienne amie perdue de vue depuis près de dix ans. Elle avait collaboré à l’avant-dernier numéro de la Langue de Bœuf, avec son mari, Peter, allemand, encore et je ne sais pas pourquoi mais la vie a fait son travail de sape et nous ne nous sommes plus vus, plus fréquentés sans raison valable. Mercredi, je me demande si je n’ai pas été... [Lire la suite]