29 mai 2021

un jour, mon prince viendra

Un jour, mon prince viendra, un jour, il m’aimera… Ouais, mais ça serait bien qu’il se dépêche car moi, là, je vieillis et si ça se trouve, quand il va me voir, il va me trouver moche et décrépite et il ne voudra plus de moi. Et il aura bien raison car on le sait bien, les princes même les plus charmants, ils ne vont pas aller réveiller une vieille peau s’ils ont la possibilité d’en réveiller une qui est un peu plus fraîche. Ça ne marche pas comme ça, dans les contes de fées. Ça ferait nettement moins rêver les enfants. Et surtout les... [Lire la suite]

28 octobre 2020

fait comme un rat

Hier, après avoir cuisiné comme un forcené pendant plus d’une heure trente, histoire de prendre un peu d’avance sur les jours à venir (surtout, ne jamais être en retard, hein, Stéphane ?), j’ai décidé de descendre ma poubelle parce qu’elle était pleine. Et je n’aime pas quand ça traîne, un sac poubelle. Et déjà que ça sentait les lasagnes de pommes de terre dans tout l’appartement, je ne voulais pas que ça sente les détritus en plus. Et voilà que j’enfile mes sandales du genre Birkenstock (faux et usage de faux mais j’assume) et... [Lire la suite]
24 juillet 2020

tu aimes quand je... ?

Stéphane ? Oui ? Je peux te demander quelque chose, Stéphane ? Oui. Mais attention, c’est un peu personnel voire très personnel, ce dont je vais te parler. Je t’en prie, vas-y. Entre nous, ça ne devrait pas poser de problème. C’est étrange car en même temps, ça me gêne un peu d’évoquer ça car ça fait celui qui s’apprête à réclamer quelque chose et tu sais, ce n’est pas trop mon genre, en temps normal. Y a-t-il seulement quoique ce soit de normal entre nous ? Non, attends, c’est moi qui pose les questions, s’il te plaît.... [Lire la suite]
28 février 2020

exclusif ! Une photo du président (le mien)

Une fois ne sera pas coutume, à la fin de cet article, je vais publier une photo du président (le mien) et je peux vous dire que c’est un événement à la hauteur du deux mille cinq cent dix-huitième billet de ce blog, écrit à près de 21h, hier soir. Une fois n’est pas coutume car dans ce blog, j’ai pris soin et j’ai pris le parti de ne pas montrer mes proches en photos, sauf s’ils sont dans une situation ridiculissme, ce qui ne leur arrive jamais, bien sûr parce qu’on a les proches et les amis qu’on mérite et les miens, sont à la... [Lire la suite]
25 octobre 2019

je ne comprends rien au temps qui passe

Je ne comprends rien au temps qui passe, je me suis allongé sur le canapé, je n’ai fermé les yeux qu’une poignée de secondes et quand je me suis réveillé, quelqu’un avait touché à l’horloge du salon et l’avait avancée de plus de deux heures. Et pourtant, je suis sûr que je ne me suis pas endormi. Je jure que je n’ai pas sommeillé du tout. J’ai juste fermé les yeux pour tenter de canaliser certaines pensées. Et quand je me suis retrouvé deux heures plus tard que prévu, j’ai failli appeler la police pour déposer une plainte contre X car... [Lire la suite]
26 juillet 2019

il paraît que demain, vendredi, il va pleuvoir

On nous annonce de la pluie pour demain. À l’heure où j’écris ce billet, nous sommes jeudi et à l’heure où il sera publié, nous serons vendredi. Et il devrait donc pleuvoir. Si seulement ça pouvait être vrai. Même ne serait-ce qu’un tout petit peu vrai. Je ne demande pas une totale vérité mais une partielle. Même avec un faible pourcentage. Comme les matières grasses des produits allégés. Parce que moi, je peux le dire haut et fort, j’en ai un peu assez de ne plus pouvoir respirer autrement qu’en transpirant. Je suis tellement en... [Lire la suite]
26 juin 2019

je n’arrive toujours pas à comprendre

Alors que je suis capable d’écrire rédibitoir… rhédibhit… raidi… rédhibitto… rédhibitoire du premier coup, sans jamais hésiter, je n’en reviens toujours pas de ne pas avoir su que le mot « impair » pouvait s’accorder en genre. C’est-à-dire qu’il pouvait se mettre au féminin. Mais le pire, c’est qu’à force d’y penser et d’y repenser, j’ai même réalisé, ce matin, que ça s’accordait également en nombre. C’est-à-dire qu’il pouvait se mettre au pluriel et donc, a fortiori, au féminin pluriel. Par exemple, si je joue aux boules... [Lire la suite]
16 mai 2015

ma reine Christine

Ça fait deux fois que je croise Christine dans le tram, en allant à ou en revenant de Mériadeck. Elle va penser que je le fais exprès, car deux fois, c’est déjà un début d’habitude. Christine, c’est une ancienne amie perdue de vue depuis près de dix ans. Elle avait collaboré à l’avant-dernier numéro de la Langue de Bœuf, avec son mari, Peter, allemand, encore et je ne sais pas pourquoi mais la vie a fait son travail de sape et nous ne nous sommes plus vus, plus fréquentés sans raison valable. Mercredi, je me demande si je n’ai pas été... [Lire la suite]