04 juin 2019

c'est ça, je suis un escartruche !

Allez, maintenant, c’est fini, la nostalgie, on revient à la réalité. Il faut savoir regarder de l’avant et affronter l’avenir au lieu de se vautrer dans le passé, de se complaire dans les souvenirs et de s’exciter avec tous les « c’était le bon temps » et les « c’était mieux avant », non ? Je pense que si, dans l’idée, dans l’absolu, c’est exactement ça qu’il faut faire. Si ce n’est que moi, je ne fonctionne pas tout à fait comme ça. Et c’est même tellement l’inverse. Je n’ai jamais trop su me projeter... [Lire la suite]

31 juillet 2018

qu'un seul être vous mente et tout est triste comme...

Je ne suis pas comme Barbara, je ne sais pas s’il y aura du monde à mon enterrement. D’abord parce qu’il n’est pas prévu que je me fasse enterrer. Loin de moi de prétendre à quelque ridicule et vaine éternité, même pour tout l’or du monde, pas plus que pour tous les chevaux de tous les manèges, je ne voudrais rempiler. Je sais que je n’ai même pas cette curiosité de vouloir me projeter dans un futur quelconque pour voir comment les choses se passent. Et qu’y retrouverais-je ? Bah, personne qui ne m’est assez cher mais surtout,... [Lire la suite]
02 juin 2018

le sixième jour

Ça y est, cette première semaine de reprise est passée. Enfin terminée. Étonnamment (mais pas tant que ça), je l’ai trouvée interminable et plus minable qu’inter, même. Elle fut pleine de lourdeurs et de lenteurs. Je m’en étais un peu douté, avant qu’elle n’arrive, mais pas à ce point-là. Sans doute que j’ai de plus en plus de mal à accepter tout ça avec le temps qui passe. Avec l’âge qui ne sait rien faire d’autre qu’avancer. Inexorablement. Comme s’il n’aimait que ça. Ça doit être un peu bizarre de ne pas se servir de la marche... [Lire la suite]
05 mai 2018

dans une heure, tu seras là

Ou pas. Dans une heure, tu seras peut-être là. Personnellement, je préférerais que tu sois là, même si c’est dans deux heures mais si ça se trouve, tu ne seras pas là. Tu ne seras peut-être même plus jamais là. Va-t’en savoir, avec toi. Je devrais plutôt dire « sans toi » car « avec toi, ça relève du passé ou du quasi impossible. Je le crains. Mais je vais essayer d’apprendre à m’en foutre. Comme ça, si quelqu’un devait souffrir de ton absence, ça ne sera plus moi. Je regarde ma montre, le temps est long, il traîne. Je... [Lire la suite]
12 avril 2016

ce que je voudrai dire, demain

Quand on écrit tous les jours dans un blog, en tout cas, dans le mien (de cas), on écrit toujours sur ce qui s’est passé, rarement sur des choses qu’on aimerait qui se passent mais jamais, au grand jamais sur ce qui va se passer, je veux dire, ce dont on est sûr que ça va se passer. Je ne parle pas au conditionnel mais bel et bien au futur de l’indicatif. Alors, aujourd’hui, mardi, je vais parler de ce qui va se passer demain, mercredi. Ou pas. Oui, après tout, peut-être que je ne parlerai pas de ce qui va se passer demain si jamais... [Lire la suite]
26 octobre 2015

avant l'heure

Avant l’heure, c’est pas l’heure, dit-on dans ce qui ressemble à un dicton. Après l’heure, c’est plus l’heure. Idem et dito. Mais alors, pourquoi les gens ne sont-ils pas plus ponctuels que ça ? Parce que moi, je suis un vrai névrosé de la ponctualité. Un mec qui préfère être en avance plutôt que prendre le risque d’être en retard. Parce que si ça ne me dérange pas d’attendre les autres parce que je suis en avance, je déteste les attendre parce qu’ils sont en retard. Et comme je suis toujours en avance et eux, toujours en... [Lire la suite]
25 août 2015

J moins quelque chose

Les paradoxes du temps conjugués à ceux de l’être humain. Difficile à gérer. Nos impatiences et notre envie que le temps ne passe pas trop vite. Tout dépend du contexte, en réalité. Quand ça nous arrange, on a envie d’être rapidement trois semaines plus tard parce que c’est vachement long d’attendre encore plus de vingt jours pour avoir ce qu’on désire. Mais en revanche, quand on est en vacances, on trouve que le temps passe bien plus vite que lorsqu’on est au boulot. Pour ne prendre que ces deux exemples. Tiens, moi, par exemple, je... [Lire la suite]
05 novembre 2014

plus jamais ça

Il ne reste plus tant de temps que ça avant que l’année ne se termine et je ne voudrais pas que 2014 laisse la place à 2015 sans avoir apporté ma pierre au mémorial de la Grande Guerre, la première mondiale, la Grande Guerre. Celle dont on disait que ce serait la dernière. Avant la suivante. Celle qui dans son côté boucherie préfigura des horreurs encore bien pires, inimaginables jusqu’au jour où on a pu se rendre compte que le proverbe « à l’impossible nul n’est tenu » avait trouvé son comble. Je ne suis personne pour... [Lire la suite]