13 juillet 2019

les chemins de traverse

On vient de me comparer à un chien de chasse le nez au vent. J’aimerais juste prendre le temps de réfléchir à comment je fois et à comment je vais prendre la chose. Parce que je ne suis pas sûr de vouloir être comparé à un chien de chasse. Même si parfois, quand nous nous promenons, par exemple, en vacances, avec le président et le patron, même si parfois, donc, je suis comme un chien fou qui marche devant, plus vite que ses maîtres et qui revient les voir, en remuant de la queue, content de les retrouver et qui repart devant, voire... [Lire la suite]

08 décembre 2017

en train de quoi ?

Au moment où ce billet aura été publié depuis environ trois heures trente, je serai confortablement assis dans un TGV pour me rendre à Paris, juste un aller et retour, ça s’en va et ça revient, à toute berzingue, pas même le temps de prendre le temps. Juste comme ça. Histoire de m’offrir le luxe d’avoir deux fois deux heures de tranquillité (si tout se passe bien) dans un wagon 1ère classe avec deux livres et une recharge de paupières qui pourront se baisser pour que je ferme les yeux pour un instant, une heure, une petite éternité.... [Lire la suite]
19 décembre 2016

le revanchard du petit matin

Ce n’est un secret pour personne, autour de moi, je suis un lève-tôt. Par obligation du mardi au samedi puisque c’est pour aller travailler. Par nature voire par plaisir, les dimanches et les lundis. Sauf incident. Rarissime. En semaine, donc, pour des raisons professionnelles, je me lève entre 3h et 3h45, selon les jours, les saisons et le travail potentiel qui m’attend. Peut-être me lèverai-je encore un peu plus tôt en fin de semaine, à l’approche de ce foutu Noël et la semaine prochaine, pour la St Sylvestre. Ce n’est jamais la... [Lire la suite]
19 mars 2016

dont dix

Onze ans dans cette entreprise étrange et pénétrante, comme les odeurs qu’elle dégage. Oui, parce que quand on bosse chez un mareyeur, même dans les bureaux, on sent le poisson. Mais pas que. On sent le poisson mort. Et ça, il y a des matins où c’est plus difficile que d’autres. Mais contre mauvaise fortune, bon cœur, on s’accroche et on n’oublie pas de mettre une fleur à son fusil sinon, ce sont ses jambes à son cou qu’on risque de prendre. Et voilà, j’y vais chaque matin, du mardi au samedi, jours fériés compris, sauf quand c’est le... [Lire la suite]
27 novembre 2014

mes heures de sorgue

Mes heures de sorgue sont plus courtes que mes nuits. Plus courtes alors que ce sont les nuits les plus longues de l’année. Celles de novembre et de décembre. Même si celles de janvier devraient faire partie mais non, psychologiquement, celles de janvier, on a l’impression qu’elles tendent vers la lumière. Parce qu’on retourne aux beaux jours. Qui sont autant une expression qu’une réalité. Les beaux jours, ça peut aussi exister en hiver quand ils sont courts. Ce n’est pas parce qu’il fait nuit tôt que pendant qu’il fait jour, on ne... [Lire la suite]
03 septembre 2014

variations autour d'une petite fille blonde (1)

Comme j’écris des billets à l’avance et que je les programme pour qu’ils soient publiés sans que j’aie à m’en soucier, j’ai forcément un peu de décalage entre les faits et leur récit. Je voudrais revenir sur lundi matin, quand je suis allé aux coquillages. Je suis parti la fleur au fusil (pour la chasse aux grains de café) en traversant la zone de rochers entre le vieux phare tronqué et le début du quartier des Présidents, là où la plage n’a plus de sable et où il est interdit de se baigner. J’étais en bermuda et débardeur, avec juste... [Lire la suite]