24 septembre 2019

chut, ne dites pas à mes parents que je ne suis pas leur fils

Chut, ne dites pas à mes parents que je ne suis pas leur fils, ils ne le savent pas… Maman, j’ai quelque chose à te dire mais je voudrais que tu t’asseyes, avant tout. Parce que j’ai un peu peur de ta réaction. Surtout, penses à bien respirer comme on t’a appris à le faire en cas d’émotions fortes et dis-toi bien qu’il n’y a rien contre toi dans ce que je vais te dire mais bon, comme je pense que l’heure est venue que toute la vérité soit enfin dite, elle est donc grave, l’heure. Ça va, tu es bien installée ? Je peux y... [Lire la suite]

25 juillet 2019

excuse en missive

Monsieur le professeur, je sais que je n’ai pas à intervenir dans la vie privée et même publique de mon fils mais là, il fallait que je vous écrive pour vous demander un sursis (avoir un sursis)… En effet, mon fils, à qui vous avez donné un devoir de vacances à réaliser, n’a pas pour habitude de se défiler, même le 14 juillet. Et malgré la difficulté de ce que vous lui avez imposé, il a commencé le travail attendu mais il ne pensait pas transpirer autant pour arriver à ses fins (arriver à son issue) et la canicule environnante... [Lire la suite]
11 mars 2018

orage, ô désespoir

Ça craint du boudin. Je ne sais pas si ça se dit comme ça mais si oui, tant mieux et si non, tant pis, on n’aura qu’à dire que je viens de l’inventer, cette expression. La véritable, c’est peut-être « ça pue le boudin » mais pour moi, à mes yeux et à mes narines, ça ne veut pas dire la même chose. Dans un cas, c’est l’odeur même du boudin qui est en cause et dans l’autre, c’est qu’il y a quelque chose de pas terrible qui arrive et qu’il faut trouver une solution. Par exemple, ça pue le boudin, ça, c’est pour l’odeur quand on... [Lire la suite]
11 février 2018

et soudain, Marseille me tend les bras

Pendant que sur Fip, on entend Polo dans sa reprise de « À Paris », soudain, Marseille vient de me siffler, du coup, je me suis retourné car ce n’est pas tout à fait faux, je suis un peu un mec facile.  « Les ennuis, y en n’a pas qu’à Paris, y en a dans l’monde entier oui, mais dans l’monde entier, y a pas partout Paris, v’là l’ennui… » Sauf que moi, ce n’est pas Paris qui me prendra dans ses bras, en cette année 2018 mais bel et bien Marseille qui me fait de l’œil et qui fait déjà battre mon cœur comme si... [Lire la suite]
22 octobre 2017

le frère de la fille de Nicolle

J’ai eu beaucoup de mal à comprendre ce que m’a dit le président (le mien, pas Macron), hier midi quand il m’a sorti, alors que nous déjeunions d’un plat composé de quelques légumes d’hiver (je suis toujours en avance sur mon temps) et d’une cuisse de lapin, chacun. C’est un plat que j’avais cuisiné lundi dernier et dont j’avais gardé deux portions pour le réchauffer pour samedi midi. Dont acte. Je suis donc plutôt bien organisé dans mon intendance domestique. Mais là n’était pas le propos que je voulais tenir au sujet de ce que j’ai... [Lire la suite]
04 septembre 2014

variations autour d'une petite fille blonde (2)

Elle aurait pu me donner les deux ou trois qu’elle avait trouvés pendant que moi, l’air de rien, comme j’étais sur un bon « gisement », je devais déjà en être à une dizaine. Mais comment faire pour lui faire me les donner ? En ajouter des tonnes à propos du fait que je lui avais dit que c’était pour mon neveu ? « Tu sais, mon fils, il est gravement malade et il ne peut plus venir à la mer, il ne la reverra plus jamais car je pense qu’on ne pourra jamais le soigner, alors, pour lui, comme il aimait bien ça,... [Lire la suite]
03 septembre 2014

variations autour d'une petite fille blonde (1)

Comme j’écris des billets à l’avance et que je les programme pour qu’ils soient publiés sans que j’aie à m’en soucier, j’ai forcément un peu de décalage entre les faits et leur récit. Je voudrais revenir sur lundi matin, quand je suis allé aux coquillages. Je suis parti la fleur au fusil (pour la chasse aux grains de café) en traversant la zone de rochers entre le vieux phare tronqué et le début du quartier des Présidents, là où la plage n’a plus de sable et où il est interdit de se baigner. J’étais en bermuda et débardeur, avec juste... [Lire la suite]