28 novembre 2020

l'objectivité faite homme

Si, si, je suis totalement objectif. Toujours. À chaque fois que je pense, à chaque fois que je parle et surtout, à chaque fois que j’écris. Je suis l’incarnation de l’objectivité. L’objectivité faite homme. L’objectivité faite Stéphane. Il n’y a pas plus impartial et neutre que moi. À côté de moi, la Suisse fait figure de syndicaliste. De fumiste et d’insoumise. Je suis d’un détachement absolu quand il s’agit de prendre position sur quelque sujet que ce soit. Je suis d’une indépendance d’esprit à faire rougir les plus... [Lire la suite]

06 octobre 2020

trois fois Klimt

Il y a encore un mois, je n’aurais pas pu dire que j’aimais bien la peinture de Klimt, ce peintre autrichien à cheval entre la fin du 19ème siècle et le début du 20ème et qui est une grande figure du symbolisme et de l’Art Nouveau, mouvement que j’aime particulièrement. En réalité, je ne connaissais pas bien l’œuvre de Gustav (oui, maintenant, je l’appelle par son prénom, au bout de trois fois, on peut se permettre cette familiarité qui ne porte pas à conséquence) et je me suis rendu compte, là, que finalement, tout compte fait, eh... [Lire la suite]
05 juillet 2020

qu’est-ce que tu veux qu’on apporte ?

C’est tout à fait normal et légitime de s’entendre poser toujours la même question, quand on invite quelqu’un à dîner chez soi (à dîner ou à déjeuner, bien sûr, ça marche dans tous les cas de figure !...) : « Qu’est-ce que tu veux que j’apporte ? » Parce que la décence, l’éducation et la bienséance veulent qu’on répondre : « Rien, tu viens, toi, c’est tout » et quand on est fayot ou quand on espère conclure : « Comme tu viens, ce n’est pas la peine d’apporter un cadeau, tu es un cadeau... [Lire la suite]
26 avril 2020

ce qu’on ne peut plus faire avec (2) (billet contaminé au Covid 19)

Dans la série : dorénavant, je porte un masque parce que c’est obligatoire, voici la suite des choses qu’on ne peut plus faire quand on a le sien sur la figure. Tout d’abord, on ne peut pas se brosser les dents avec sous peine de le déchirer s’il est en papier et sous peine de le détériorer s’il est en tissu. N’oublions pas que les masques sont des objets fragiles, surtout quand ils ne sont pas réutilisables, comme la plupart d’entre eux. Donc, il vaut mieux se brosser les dents avant de le mettre sur soi. Avec un masque, on ne... [Lire la suite]
25 avril 2020

ce qu’on ne peut plus faire avec (billet contaminé au Covid 19)

C’est idiot mais il y a des tas de choses qu’on ne peut plus faire avec son masque, devenu ou sur le point de devenir obligatoire. Et chaque jour qui passe, monotone, toujours pareil au précédent et au suivant, je liste toutes ces choses devenus impossibles à faire quand on porte le sien, de masque. Déjà, on ne peut plus manger ni boire, sinon, on s’en met partout et on salit ses vêtements comme un gros dégueulasse qui n’a aucune éducation. Mais on peut bâiller sans mettre sa main devant… On ne peut plus se moucher non plus, avec son... [Lire la suite]
28 janvier 2020

le sablier

Pas à pas   Tout ce temps qui passe, inactif Qui n’apporte rien de ce que j’attends Tout ce temps passé, déjà, Ce temps qui s’apprête à passer, Avec tout ce lot d’événements Tombant de l’autre côté, Événements qui n’en sont pas, L’ennui, Je t’aime, Mais je t’ai probablement inventé.   Grain à grain   Si jamais j’acquiers la certitude que je ne pourrai jamais t’embrasser, Je vais vieillir et devenir vieux Très vieux, à petit feu.   Goutte à goutte   Cette attente passive est insupportable, ... [Lire la suite]

06 novembre 2019

ce que je préfère en toi

L’autre, là, le mec qui est là-bas, tu sais que tout le monde le surnomme Bouton d’Or ? Tu sais pourquoi ? Eh bien tout simplement, il a le teint tout jaunâtre et il a plein de verrues sur la figure. On est loin du sens du compliment, hein ? Non, moi, avec toi, je ne me permettrais jamais de dire de telles choses parce que je n’en ai aucune à dire. Je t’aime comme tu es. Et même si tu étais moche, je ne te le dirais pas et je ne le dirais à personne parce que comme je te verrais avec les yeux de l’amour, je ne verrais... [Lire la suite]
25 février 2019

comme une rupture amoureuse

Ce matin, ce fut comme une claque dans la figure, une claque bien sentie et pas seulement dans l’idée. Quand il m’a annoncé ce qu’il avait à me dire, j’avoue que je m’en suis douté avant même qu’il n’aille plus loin. Dès qu’il m’a dit : « Stéphane, j’ai quelque chose à vous dire et ça ne va pas vous faire plaisir… », j’ai su de quoi il était question. Effectivement, ça ne m’a pas fait plaisir et il avait l’air sincèrement désolé même si au fond de lui, c’est un mal pour un  bien. De toute façon, il faut savoir... [Lire la suite]
07 août 2018

se tromper d’un jour en vingt ans, ce n’est vraiment pas grand-chose, si ?

Je le reconnais, je me suis trompé d’un jour en vingt ans. Dans l’absolu, ce n’est pas grand-chose mais je le vis mal. Parce que tout d’un coup, je me rends compte que ma mémoire est poreuse. En plus d’être faillible. Et que ça doit venir du fait que j’ai justement pris ces vingt ans dans la figure. Et même si je sais que quand on aime, on a toujours vingt ans, là, je ne suis pas sûr d’être dans le tout amour. Par rapport à cette erreur de date. D’un jour. Je pensais vraiment bien faire, Chouchou et là, tu vois, je me dis que... [Lire la suite]
01 mars 2018

un coup de barre ?

Et puis, monsieur, madame, mademoiselle, sachez qu’en ce moment, je suis bien fatigué, j’en ai marre, j’en ai marre, j’en ai marre… Alors, comme ça, on a un coup de barre, Stéphane ? Oui, ces derniers jours ont été un peu pénibles. Entre cette allergie suite à l’absorption d’un médicament générique qui ne m’a pas convenu ; la rupture avec l’autre, là, mon ex-non-meilleure amie ; le grand froid qui nous a enveloppés pendant quelques temps ; la fatigue de mes horaires qui, cumulée avec mon âge qui ne recule pas, ne... [Lire la suite]