16 mars 2018

ça y est, je suis prêt

Je sais que mon manager aimerait que je sois plus productif, que je sois plus performant, que je sois au cordeau : un billet par jour, deux si possible mais là, non, il ne faut pas rêver mamie dans les orties et tant qu’à faire, avant midi. Non, je ne peux pas. J’écris quand je peux, quand j’ai le temps et la disponibilité d’esprit. Ça ne se fait pas sur commande. C’est comme faire l’amour. On ne décide pas d’un horaire récurrent et quand le moment arrive, on ne lâche pas tout parce qu’on a reçu la notification qui nous rappelle... [Lire la suite]

23 février 2017

et je me bouscule

Je me lève mais je n’ai bousculé personne. J’ai fait la sieste sur le canapé, depuis le temps que j’en rêvais, enfin une après-midi à moi, pas de sport, pas de courses en ville, pas de rendez-vous (ni médical, ni amoureux, ni d’affaires…) et donc, j’ai pu me laisser aller à me laisser aller. Cette répétition est volontaire, oui, j’en ai conscience (je dis ça pour les puristes de la langue française et de l’écriture) et là, il un peu plus de 16 heures et comme pour le matin, quand je viens de sortir du lit, je me lève et je suis un peu... [Lire la suite]
29 janvier 2017

quel candidat a des beaux yeux, tu sais ?

Il n’est pas du tout impossible que je me renie tout seul. Que je m’auto-renie. Parce que là, il est pile huit heures au moment où je commence d’écrire ce billet et comme les bureaux de vote ouvriront dans une heure, il me suffit d’enfiler un pantalon, un pull et un blouson et je peux y être dans les premiers. Au moins, j’aurai fait ce que j’aurai cru bon de faire. Remplir son devoir citoyen. C’est un peu comme remplir son devoir conjugal. Sauf que là, c’est plus proche de la masturbation politicienne et intellectuelle... [Lire la suite]
19 novembre 2016

61 en 50 minutes, vaisselle comprise

Certains mettent dix minutes pour faire l’amour et jouir (sans forcément tenir compte du plaisir de l’autre), douche comprise et moi, là, à l’instant, j’en ai fait 61 en cinquante minutes, vaisselle comprise. Et je n’ai pas pris mon pied. Le seul plaisir que je pourrais éventuellement ressentir, c’est celui que je suppose à venir demain midi quand nous irons déjeuner chez Bernard Kayak (bien sûr que non, ça n’est pas son vrai nom, je ne suis pas fou au point de le donner ici sans son accord même si je crois qu’il le serait, d’accord)... [Lire la suite]
23 juillet 2016

je n'ai pas la fibre

Je crois que je n’ai pas la fibre paternelle. Sinon, ça se saurait, depuis le temps. À plus proche d’être un joyeux sexagénaire que d’entrer dans la cinquantaine, si j’avais voulu, il y a longtemps que je m’y serais mis. Comme ça, ça serait fait et on n’en parlerait plus. D’ailleurs, je crois qu’on ne va plus en parler. Comme ça, on pourra passer à autre chose. D’ailleurs, je crois qu’on va passer à autre chose. Comme ça… oui, c’est agaçant, hein ? Je sais que je n’ai pas la fibre optique. Sinon, ça se saurait. Et je n’aurais... [Lire la suite]