09 octobre 2020

un mec ordinaire

Je suis un mec banal, un mec ordinaire, tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Je n’ai rien qui me fasse sortir du lot, objectivement parlant. Bien sûr, aux yeux de mes proches, de ceux qui peuvent m’aimer, bien sûr que pour eux, je suis quelqu’un de différent voire de singulier mais si je me compare à la masse, je reste quelqu’un de totalement neutre, de passe-partout et même d’invisible. Je n’ai rien fait de ma vie. Rien de plus que le minimum syndical. C’est-à-dire que j’ai fait ma scolarité en raflant tous les prix d’excellence... [Lire la suite]

14 juin 2020

pourquoi tant de « n »

Anticonstitutionnellement. On dit de ce mot que c’est le plus long de la langue française, ceux du vocabulaire technique mis à part. Je valide. Je ne dis pas non. Mais il y a d’autres mots qui sont longs et qui sont intéressants : inconditionnellement, manutentionnant et hannetonnant, pour n’en citer que trois autres. Parce que ces mots-ci chantent à mes oreilles. Et ils ont la particularité d’avoir beaucoup de « n » et il n’y en a pas tant que ça, des mots avec au moins 4 fois la lettre « n » et si on... [Lire la suite]
27 décembre 2019

prostate et ris de veau

Une fois n’est pas coutume, je vais donner un cours magistral, aujourd’hui. Je vais vous parler de la prostate, qui reste l’endroit d’où je viens (de celle de mon père, je ne suis pas encore en autosuffisance ni en autogestion) et comme mon lectorat est plutôt féminin, d’ailleurs, j’aurais dû écrire « comme ma lectorate » au lieu de « comme mon lectorat » mais on ne va pas chipoter pour si peu, hein ? Surtout entre les deux fêtes. Alors voilà, mesdames, puisque c’est principalement à vous que je m’adresse (et... [Lire la suite]
03 octobre 2019

mince, ils sont déjà 20h30

Mince, ils sont déjà 20h30*. Oui, je sais, normalement, j’aurais dû dire ou écrire : « il est déjà 20h30 » mais je ne vois pas pourquoi on dit « il est déjà 20h30 » alors que les « 20h30 qui sont déjà », ce sont des heures (vingt) et une demi-heure au féminin pluriel. Alors, j’aurais même dû mettre directement : « mince, elles sont déjà 20h30 » dans le sens de « elles sont déjà vingt, les heures et trente, les minutes » et là, personne n’aurait levé aucun sourcil ni haussé... [Lire la suite]
27 juin 2019

il ne manque plus qu’Édouard

Il ne manque plus qu’Édouard et j’aurai fait le tour de tous les Philippe que je connais, depuis avant-hier. Bien sûr, on ne parlera pas de ceux qui sont encore plus célèbres comme… comme Philippe Stark, le premier qui me vient à l’esprit mais qui ne serait pas forcément mon premier choix pour autant. Ou comme Philippe de Dieuleveult pour ceux qui savent de qui je parle. Drôle de nom, pour celui-ci, hein ? Dieuleveult et Dieu l’a effectivement repris. Ce que Dieu veut, Dieu le prend, on le sait tous. Philippe Claudel, aussi,... [Lire la suite]
26 juin 2019

je n’arrive toujours pas à comprendre

Alors que je suis capable d’écrire rédibitoir… rhédibhit… raidi… rédhibitto… rédhibitoire du premier coup, sans jamais hésiter, je n’en reviens toujours pas de ne pas avoir su que le mot « impair » pouvait s’accorder en genre. C’est-à-dire qu’il pouvait se mettre au féminin. Mais le pire, c’est qu’à force d’y penser et d’y repenser, j’ai même réalisé, ce matin, que ça s’accordait également en nombre. C’est-à-dire qu’il pouvait se mettre au pluriel et donc, a fortiori, au féminin pluriel. Par exemple, si je joue aux boules... [Lire la suite]

25 juin 2019

une faute impardonnable (merci à Philippe)

Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa, au féminin, évidemment. Il y a quelques jours de cela, c’était approximativement le 18 juin dernier, à environ 11h15 et trente-quatre secondes, j’ai publié ce que je pense être un bon billet (ils ne le sont pas tous, inutile de chercher à me flatter ni à flatter mon ego, il aime bien ça mais il risque d’y prendre vite goût) intitulé : « on peut savoir pourquoi toujours par 3, 5 ou 7 ? » J’étais presque totalement fier de moi, je m’étais trouvé un certain esprit, comme je peux... [Lire la suite]
18 juin 2019

on peut savoir pourquoi toujours par 3, 5 ou 7 ?

On peut savoir pourquoi il y a toujours un nombre impair de paragraphes, dans les billets de ton blog, Stéphane ? Oui, bien sûr. C’est une discipline que je m’impose. Oui, je comprends mais pourquoi une discipline impaire ? D’abord, excusez-moi, monsieur le contrôleur, mais impair, ça ne s’accorde pas au féminin. Il n’y a que le masculin qui peut prétendre à l’impair (Et qu’on ne me refasse pas le coup de dimanche dernier, hein ?) Bon, alors, pourquoi une discipline basée sur l’impair ? Parce que ça fait partie de... [Lire la suite]
21 janvier 2019

encore huit semaines

Ce matin, alors que le jour est en train de se lever, un peu feignant (normal, vu le temps qu’il fait) pour se sortir de son lit, je suis en train de me dire qu’il ne me reste plus que 8 semaines avant de quitter mon boulot. Cette semaine de congés, que j’ai posée pour raccourcir mon « préavis » sera plus que bienvenue car ça me semble de plus en plus long, cette dernière ligne droite. Comme interminable. Un des paradoxes du temps qui passe. Quand on se sent bien, il passe trop vite et quand on est à la peine, il s’éternise... [Lire la suite]
25 septembre 2018

plus que six

Plus que six pour atteindre non pas l’inaccessible étoile mais un but que je ne m’étais même pas fixé. Non, vraiment. Je n’y ai jamais pensé, même dans mes rêves les plus fous. Et là, je me sens un peu joueur, je n’ai pas très envie de dire de quoi il s’agit car j’envisage de laisser mes quelques lecteurs et trices sur leur faim. Les faire chercher un peu. Les faire se creuser les méninges et les faire marcher leurs neurones. Vous avez vu, j’ai mis « neurones » au pluriel, c’est vous dire si j’ai de la considération pour mes... [Lire la suite]