15 mai 2021

moi aussi, je sais faire de la poésie, regarde

Hé, Stéphane, j’ai lu que tu recommençais à parler de poésie et moi, même si ça ne m’a jamais intéressé, tu comprends bien que moi, ce sont surtout les activités physiques, que j’aime, ce qui est normal en tant que prof de sports rectangulaire (le prof, rectangulaire, pas les sports, hein ?) et je me suis dit que j’allais essayer de te faire plaisir sans être un fayot car je sais que tu es exigeant. Alors voilà, j’ai essayé d’en lire mais comme ça ne me disait pas grand-chose, je me suis mis à en écrire. Bon, je sais que tu ne... [Lire la suite]

11 mars 2021

un jour latent

Ça existe des jours latents, même si ça peut paraître incongru. J’en ai vécu un pas plus tard qu’au début de cette semaine. Je sais que c’est inhabituel de parler d’un jour latent mais c’est exactement ce que j’ai ressenti dans ce jour de peu, dans ce jour de rien. C’est ce que j’ai ressenti quand j’ai vu que le jour se levait terne, resterait gris et se coucherait sans éclat. Non pas que moi, je sois capable de me coucher avec éclat mais on peut être exigeant sur le temps qui passe et les journées qui se traînent. Il y a vraiment des... [Lire la suite]
09 novembre 2020

avant, je t’aimais

Avant, je t’aimais. Aujourd’hui, j’ai des doutes. Sur moi. Sur ma capacité à continuer de t’aimer sans être trop exigeant et sans être trop frustré. Parce que deux choses l’une, soit je t’aime et tu m’aimes et tout est parfait dans le meilleur des mondes ; soit je t’aime et, venant de toi, je ne sais pas si c’est réciproque et alors… Et alors, tant pis si ça me fait mal tant que ça ne fait mal qu’à moi. Tant qu’aucune douleur ne vienne t’envahir. Parce que, tant que je t’imaginais dans l’amour absolu, tout me semblait magnifique... [Lire la suite]
02 novembre 2020

concéder mon calamar

Décidément, on a les lecteurs et trices qu’on mérite. Je suis quelqu’un qui se veut exigeant sur la langue française, sur l’orthographe, sur la rhétorique et j’en passe, et pas des moindres et j’ai la chance d’avoir un public tout aussi pointilleux voire intransigeant. Je ne compte plus les erreurs de frappe que je n’ai pas vues alors que j’étais en train de clavarder mon texte pour le publier. Je ne compte plus les lettres oubliées et les lettres en trop. À croire que mon lectorat et mon lectorate surveille avant tout les éventuelles... [Lire la suite]
25 novembre 2019

où est donc passé le local « poussettes » ?

Rien n’échappe à l’œil de louve-cervière de Mymy. Hier matin, elle a lu mon billet quotidien (Notre père Stéphane, donne nous aujourd’hui notre billet quotidien et pardonne-toi tes offenses…) et elle relevé la seule anomalie qui n’aurait pas dû exister. Et quand je parle d’anomalie, je ne parle pas de moi, évidemment, je suis exigeant avec moi mais pas au point d’être si méprisant, il y a des limites à ne pas franchir, sinon, c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres aux volets clos. Parce que, une fois n’est pas coutume, je... [Lire la suite]
27 août 2018

deuxième week-end à Biscarrosse : le contrôle des connaissances

Eh bien voilà, le week-end est terminé. Pour ta première fois à Biscarrosse, ça ne s’est pas trop mal passé, qu’est-ce que tu en dis, toi, Chouchou ? Tu es content, je comprends. En tout cas, tu en as profité, toi, tu t’es bien reposé, toi aussi. Si, plus que moi. Ça aurait dû être le contraire mais bon, c’est vrai que tant que je ne me pose pas sérieusement, j’ai du mal à rester en place. Je suis une pile et parfois, il faut me débrancher et là, oui, je me détends. Je fais relâche. Tu as particulièrement aimé les desserts que... [Lire la suite]
07 avril 2018

mort un jour de grand soleil

Le printemps a ses paradoxes. C’est sans doute le jour le plus beau depuis le début de l’année qu’on apprend la mort d’un poète. Il faudra bien qu’on fasse avec. Pour beaucoup de gens, il était méconnu mais moi, je le suivais, de plus ou moins près, de plus ou moins loin et j’ai toujours gardé une tendresse, un intérêt pour lui. Jacques Higelin, je l’ai connu quand j’étais ado, dans la période où je me suis émancipé, que je fréquentais des gens qui avaient des goûts différents des miens, plus rebelles et donc moins conformistes et... [Lire la suite]