04 mars 2021

et si je lui envoyais un message ?

Tiens, et si je lui envoyais un message, je ne l’ai pas fait depuis deux jours, ça va, ça ne sera pas comme si j’étais trop envahissant. Où est mon téléphone ? Zut, où est-ce que j’ai pu le mettre ? Pourvu que je ne l’ai pas oublié chez le patron, ce midi, en partant !... Je crois que le mieux, au lieu de m’énerver, c’est de m’appeler avec le fixe. Si ça sonne, je vais forcément l’entendre. Si ça ne sonne pas, je suis bien dans la merde mais non, je n’ai pas pu le perdre, ça ne peut pas m’arriver, il faut que je reste... [Lire la suite]

07 décembre 2020

des plages horaires

Sous les pavés, les plages horaires. Sous les pavés de mon attente de toi, les plages horaires de quand je peux enfin t’apercevoir, te voir même si ce n’est qu’à la dérobée. Des œillades furtives. Des regards en coin. Des lunettes noires pour ne pas être remarqué moi-même. Et un masque pour ne pas te donner l’impression que je t’espionne, prêt à t’envahir dès qu’une occasion se présenterait… Mais où et quand ? Où pourrais-je te voir encore un peu plus ? Quand pourrais-je te voir vraiment ? Peut-être as-tu des moments,... [Lire la suite]
09 novembre 2020

avant, je t’aimais

Avant, je t’aimais. Aujourd’hui, j’ai des doutes. Sur moi. Sur ma capacité à continuer de t’aimer sans être trop exigeant et sans être trop frustré. Parce que deux choses l’une, soit je t’aime et tu m’aimes et tout est parfait dans le meilleur des mondes ; soit je t’aime et, venant de toi, je ne sais pas si c’est réciproque et alors… Et alors, tant pis si ça me fait mal tant que ça ne fait mal qu’à moi. Tant qu’aucune douleur ne vienne t’envahir. Parce que, tant que je t’imaginais dans l’amour absolu, tout me semblait magnifique... [Lire la suite]
20 septembre 2020

j'ai dû rêver de toi

J’ai vraiment cru que tu étais de retour mais non, en réalité, c’est encore et toujours ton absence qui me rappelle que je t’attends encore et encore et toujours. Ça ne me rend pas triste, ça me rend impatient. Et je me dis, pour donner le change à ceux qui me croisent, je me dis que ça me permettra de ne pas rater nos retrouvailles, quand tu me reviendras, quand je te reverrai, quand je te… Quand je pourrai enfin de te serrer contre moi et réciproquement. J’ai autant besoin de l’un que de l’autre. J’ai dû rêver de toi. J’ai dû rêver... [Lire la suite]
18 février 2020

si lent, silence, silencieusement

À force de bruits et de chuchotements, j’ai soudain eu besoin de silence. Un besoin impérieux. Et j’ai décidé de partir à sa recherche. Je suis parti si lent vers un silence. J’ai essayé de ne pas me laisser distraire ni envahir par toutes ces rumeurs environnantes. J’ai essayé de ne pas sortir du droit chemin que je m’étais fixé car mon objectif, des plus louables même si nécessaires, n’était à l’évidence pas si simple à atteindre. Et j’ai parcouru un long chemin parsemé d’embûches. Et j’ai rencontré différentes sortes de silences... [Lire la suite]
06 mai 2017

tu dis que tu l'M

Tu dis que tu l’M, mais tu sais très bien que même, si tu y mettais deux « M », elle te quitterait quand même… Tu dis que tu l’aimes intensément. D’une façon tellement intense que ça t’a fait perdre le sens de toutes les réalités. Et que face à ça, je me suis dit que tout n’était qu’une posture et qu’en vérité, je te le dis, tu ne l’aime pas. Tu t’aimes cette personne qui pense l’aimer. Mais tu n’aimes que toi, tu ne l’aimes pas, elle. Tu n’es pas, tu n’as rien d’une amoureuse au sens noble du terme. Tu dis que tu l’aimes... [Lire la suite]

18 décembre 2016

mais pourquoi Diable n’aimé-je pas Noël ?

Pourquoi Diable n’aimé-je pas Noël ? Probablement parce que je ne crois plus en son père. Pas plus que je ne crois en l’autre, celui qui est aux cieux. Et ceci explique sans doute cela. L’un ne va pas sans l’autre. Dans un cas, c’est de la magie, dans l’autre, la réalité. Crue. Triviale. Indécente. Non, en réalité, c’est parce que je n’ai pas d’enfants moi-même et donc, ça me passe au-dessus de la tête car évidemment, les Noëls d’aujourd’hui n’ont pas le charme de ceux que j’ai connus quand j’étais petit. Tout était tellement... [Lire la suite]
27 juin 2016

je l'avais bien dit

Je l’avais bien dit. Dès le premier du mois. Du mois de juin. Parce que je le savais que nous ne déménagerions pas avant le mois de juillet même si j’avais un tout petit rikiki d’espoir à peine visible même avec une loupe très grossissante. Je l’avais bien dit car de toute façon, dès le départ, cette femme, de la banque, je ne l’ai pas sentie compétente. Je l’ai même repérée comme un peu idiote en plus de ne pas être à la hauteur. Du coup, on peut juste prier pour que ça fasse dans les vingt prochains jours. Au maximum. Au-delà, ça... [Lire la suite]
21 juin 2016

quel été, quel été moche

Ah ça oui, qu’elle était, qu’elle était moche, cette première journée de l’été… C’est dommage parce que vraiment, on peut dire que ça avait bien commencé, il ne faisait pas trop chaud en allant au garage, à 3h45, cette nuit, bien au contraire, il faisait même très bon. C’était vachement agréable. Et je suis parti travailler. Aucun incident sur la route. Pas de bazar sur mon bureau après un week-end forcément trop court. Et j’étais habillé en jaune (mon tee-shirt) et Émilie aussi, mais le sien, il avait des fioritures, des espèces de... [Lire la suite]
27 janvier 2016

ça y est, tu as fini, on peut te parler ?

Ça y est ? Tu as fini ? On peut te parler ? Oui, pourquoi ? Parce que, depuis plusieurs jours et en particulier, hier, tu n’es pas à prendre avec des pincettes ! Je ne suis pas à prendre avec des pincettes, je ne suis pas à prendre avec des pincettes !... Non mais, de quoi je me mêle ? C’est vrai, ça, j’ai le droit d’avoir mes humeurs, non ? Je suis fatigué. J’ai mal aux lombaires et j’ai du reflux gastrique, de l’acidité qui m’envahit à la fois l’œsophage et le moral. Cela dit, rassurez-vous,... [Lire la suite]