25 mai 2021

ma petite entreprise connaît-elle la crise ?

Ma petite entreprise ne connaît pas la crise ; épanouie, elle exhibe des trésors satinés, dorés à souhait… Je ne connais pas l’ennui mais je sais le manque. Toi, tu as vécu la journée la plus ennuyeuse depuis le début de l’année, samedi dernier. C’est idiot, moi, je suis allé au cinéma et nous aurions pu y aller ensemble, au pire. Et au mieux, nous aurions aimé le même film, au même endroit, au même moment et en même temps. Ce qui aurait été une première, d’aller au cinéma ensemble. J’ai tellement l’habitude d’y aller seul.... [Lire la suite]

14 septembre 2020

reviens, je t'aime

En ce temps-là, nous n’avions pas grand-chose mais nous aimions, ici, nous retrouver. Ce soir sans toi, je me sens l’âme triste, ta place est vide et le monde a changé. L’éternel retour ? En tout cas, le retour du printemps à quelques jours de l’automne. L’annulation d’une certaine absence, d’une absence d’une certaine longueur, d’une certaine lenteur. Un monde sans toi, c’est un monde où le temps dure excessivement plus longtemps, un monde dans lequel chaque heure est démultipliée comme si elle allait tutoyer les infinis. Mais,... [Lire la suite]
04 septembre 2020

tu es si loin de moi

Tu es loin de moi. Si loin de moi. Jamais tu n’avais été aussi loin de moi. Depuis que je te connais, tu as toujours été géographiquement proche de moi. À une exception près. Parce que cette fois-là, tu n’étais pas là que pour quelques jours. Là, tu es loin de moi pour une éternité. Et moi, je n’aime pas les éternités. Je trouve ça si long, tellement long. Interminablement long. Et moi qui ne connais pas l’ennui, pendant les éternités, je sais que j’ai une fâcheuse tendance à commencer à m’ennuyer. Je ne m’ennuie pas parce que je ne... [Lire la suite]
28 janvier 2020

le sablier

Pas à pas   Tout ce temps qui passe, inactif Qui n’apporte rien de ce que j’attends Tout ce temps passé, déjà, Ce temps qui s’apprête à passer, Avec tout ce lot d’événements Tombant de l’autre côté, Événements qui n’en sont pas, L’ennui, Je t’aime, Mais je t’ai probablement inventé.   Grain à grain   Si jamais j’acquiers la certitude que je ne pourrai jamais t’embrasser, Je vais vieillir et devenir vieux Très vieux, à petit feu.   Goutte à goutte   Cette attente passive est insupportable, ... [Lire la suite]
31 janvier 2019

bergère, es-tu bien protégée de la pluie ?

Il pleut, il pleut, il pleut, bergère, rentre tes blancs moutons mais pas tes gilets jaunes et encore moins tes casseurs avec lesquels ils sont réunis comme une association de malfaiteurs, finalement. Et toi, fais attention à ne pas trop de mouiller car vu qu’il fait frais, tu risquerais d’attraper du mal. Nous sommes jeudi, le dernier jeudi du mois de janvier 2019 et le dernier jour tout court de ce mois de janvier qu’on est bien content de voir se terminer. Je ne sais pas pourquoi mais novembre, décembre et janvier, qui viennent de... [Lire la suite]
20 juin 2018

deux heures à tuer

J’ai deux heures à tuer. Je vais encore devoir faire semblant. Je vais encore devoir simuler. Ça va devenir une habitude, si ça continue encore et encore. Et après, je ne serai peut-être plus capable de faire la différence entre mes simulations et une réalité, à défaut de la réalité. Parce que j’aurai perdu pied. Parce que je me serai enlisé dans les sables mouvants de l’ennui au travail. Jusqu’à ce que mort ne s’ensuive pas. Enfin, j’espère. Oui, j’espère vraiment. Encore une heure trois quarts. Un temps qui me paraît être... [Lire la suite]

25 mai 2018

traîner les pieds

Un peu comme Sisyphe, sauf que moi, ce n’est pas un rocher que j’ai vainement poussé vers le haut de la montagne jusqu’à ce qu’il retombe dans la vallée et que je recommence, éternellement, non, ce sont les pieds que j’ai traînés toute la journée d’hier. Et j’ai traîné et re-traîné les pieds. Je n’ai fait que ça, hier après-midi. Incessamment. Comme si c’était ma nouvelle croix. Comme pour tenter de reculer vers ce qui s’avance jusqu’à cette reprise non voulue. Cette reprise redoutée. C’est comme si j’avais tant traîné des pieds que... [Lire la suite]
15 octobre 2016

il ne faudrait pas s’impatienter non plus

Des fois, on a hâte d’arriver à un moment qu’on a attendu, qu’on attend depuis longtemps et en cours de route, soit les choses ne se passent pas comme prévu, soit quand l’instant T est là, on est déçu. Et on est rarement déçu en bien. Parce que c’est un peu le principe de tous les fantasmes. Tant qu’on les rêve, c’est extraordinaire et quand on les réalise, ce n’est pas tout à fait ça. La réalité nous tombe sur le coin de la gueule et la réalité, c’est toujours nettement moins beau que nos idéaux. Des idéaux, des mots… J’imagine que... [Lire la suite]
17 novembre 2015

à Paris (version prose)

À Paris, quand un amour fleurit, ça fait pendant des semaines deux cœurs qui se sourient, tout ça parce qu'ils s'aiment. À Paris, au printemps sur les toits les girouettes tournent et font les coquettes avec le premier vent qui passe indifférent, nonchalant. Car le vent, quand il vient à Paris n'a plus qu'un seul souci : c'est d'aller musarder dans tous les beaux quartiers de Paris. Le soleil, qui est son vieux copain est aussi de la fête et comme deux collégiens, ils s'en vont en goguette dans Paris et la main dans la... [Lire la suite]
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04 juillet 2015

une idée de génie

Finalement, l’idée de génie que j’attendais mercredi (voir le billet du 1er juillet) n’est pas venue mais j’ai quand même pensé à quelque chose de... comment dire ? Quelque chose de talentueux, ça ferait un peu présomptueux alors je vais me contenter de dire que j’ai eu une chouette idée : j’ai déjeuné. Ce n’était pas plus compliqué que ça afin de me tirer de cet ennui qui me gangrenait. Et après, forcément, ça allait déjà mieux à la fois dans mon corps mais aussi dans ma tête. Sauf que cela n’a pas duré parce que j’avais... [Lire la suite]