25 avril 2019

y a des fois

Y a des fois, on a conscience qu’on ne doit pas dire qu’y a des fois. On devrait dire parfois mais y a des fois, ce n’est pas très joli, joli pour quelqu’un qui aime la langue française. Je ne cite personne. Je dis juste ça comme ça. Mais y a des fois où ça peut-être écrit volontairement, un peu comme une figure de style, un peu populaire, assez outrancière pour peu qu’on la répète. Y a des fois, quand on se lève, on se demande pourquoi on se lève, surtout si on n’a pas besoin d’aller travailler car après tout, qui s’en rendrait... [Lire la suite]

26 septembre 2018

choisir un doigt, choisir un sens, choisir un élément

Si je devais choisir un doigt dans les cinq d’une de mes mains, je prendrais l’auriculaire gauche. Parce que c’est celui qui m’a le plus manqué depuis pile un an, maintenant. À cause d’une arthrose aussi subite qu’inattendue pour ne pas dire soudaine et imprévue, je me suis retrouvé avec un petit doigt incapable de me servir à quoi que ce soit autre que me rappeler que la douleur existe et qu’elle n’est jamais bien loin. Et à quelques nuances près, il était raide. Pas raide dingue de moi, non, raidi par ces problèmes de cartilages. Et... [Lire la suite]
07 septembre 2018

des pas perdus pas pour tout le monde

Elle a mis le doigt sur quelque chose d’intime, qui est toujours dans ma poche droite de pantalon (ou de bermuda) car quand je parle de podomètre, je ne parle pas d’une application qui se trouve dans tout bon smartphone qui se respecte, le truc connecté qui te compile tout et te donne des moyennes, ton rythme cardiaque et les calories dépensées et tout et tout. Non, quand je parle de podomètre, je parle d’un petit podomètre, de la longueur d’un doigt pas trop grand, de la largeur de la moitié du même doigt et de l’épaisseur d’une... [Lire la suite]
16 juin 2018

pour un peu, j’aurais oublié

Pour un peu, j’aurais oublié d’écrire un billet dans mon blog, aujourd’hui. 18 heures sont juste passées et je viens de me rendre compte que j’étais en train de passer à côté. Alors que je m’apprêtais à continuer de faire ce que je faisais chez le patron et dans le tram réunis : m’installer dans un fauteuil sur ma terrasse (comme chez le patron, pendant un peu plus d’une heure) et prendre la suite du roman que je suis en train de lire en ce moment (comme dans le tram du retour) sauf que là, je me dois (je me doigt ?) de... [Lire la suite]
04 mai 2018

un secret que je saurai bien garder

Je sais parfaitement tenir ma langue. Quand on me confie un secret, je sais très, très bien le garder et n’en parler à personne. Surtout si, justement, on me demande de ne pas en reparler. À qui que ce soit. Et à personne non plus. Et justement, ce matin, au travail, Virginie est venue me dire quelque chose, discrètement, en mettant un doigt sur ses lèvres, avant de commencer à me dire. J’ai bien compris que j’allais certainement être estomaqué. Ne pas en revenir. Parce que son air de comploter m’a mis tous les sens en éveil. Et même... [Lire la suite]
18 avril 2018

sors de mon corps, syndicaliste de mes-deux !

On a aussi le droit d’abuser un peu. Si tant est que ce serait abuser que de prendre une pause. Dans la mesure où en plus, on me décompte 30 minutes par jour, j’ai bien le droit d’en prendre cinq ou dix, incluses dedans, pour écrire le billet du jour à publier tout à l’heure dans mon blog, quand je serai rentré chez moi. Et quand j’aurai déjeuné. Et quand j’aurai rangé la cuisine. Et quand j’aurai l’esprit un peu plus libre. Disponible comme l’air. Et alors, comme ça, j’aurai rempli un creux dans mon emploi du temps, celui de mon... [Lire la suite]

24 janvier 2018

si in singultum, digitum, ubi non debet*

Je reviens un instant sur le billet d’hier, subtilement intitulé « encore trois choses que je ne savais pas jusqu’à ce matin » parce que c’était vrai (à ce moment-là) que je ne savais pas tout ce dont j’ai parlé avant d’écrire sur leur sujet.  Et là, juste après avoir mis le point à cette longue phrase, je m’étonne moi-même car ça, c’est de la phrase. De la bonne phrase des familles, un peu longue mais compréhensible. Oui, tout à fait. Elle me semble parfaitement compréhensible par n’importe qui, quels que soit... [Lire la suite]
03 mai 2017

faire croire qu’on est une eau dormante

Garder son calme. Être zen. Se concentrer pour n’être plus qu’un jardin japonais, au fond de soi. Respirer au rythme des libellules qui virevoltent à la fois vite et au ralenti. Laisser les grenouilles dans leur bénitier et les taons se faire emporter par le vent. Être zen. Se dire que plus rien ne compte que sa propre foi. Que son cœur. Et que sa motivation. Rester serein. Être zen. Mettre le doigt sur la tranquillité comme si c’était un point G mais oublier les poings avec un g final. Se dire que l’ironie est la meilleure des... [Lire la suite]
01 février 2016

il est passé, le participe

J’ai vraiment raconté n’importe quoi, hier, en parlant de L’école est finie, de Sheila. Parce que « finie », dans le titre, ça n’a jamais été un adjectif mais un participé passé. Celui du verbe finir. Qui s’accorde en genre et en nombre. Comme on l’a appris dès l’école primaire. École qui est bel et bien finie, celle-ci et depuis belle lurette. Il y a des fois où je m’emporte, je suis pris dans mon propre élan et je ne fais même plus attention à ce que j’écris et après, heureusement que je m’en rends compte tout seul sinon,... [Lire la suite]
11 mai 2015

jour J

Par exemple, on pourrait instaurer la journée de l’anesthésie, une fois par an et on pourrait décréter que ça serait le 11 mai, qui est aussi l’anniversaire de Ringo, pas le Ringo Starr des Beatles mais le Will Cat des années 70 et peut-être d’un peu des années 80. Et ne voyez aucun lien entre les deux, je n’ai jamais dit et je ne dirai jamais que Ringo était soporifique, non, non, non, loin de moi une telle idée. En tout cas, la journée de l’anesthésie, le 11 mai, je trouve que c’est une super idée. Du coup, je suis allé en voir une,... [Lire la suite]