18 juin 2019

on peut savoir pourquoi toujours par 3, 5 ou 7 ?

On peut savoir pourquoi il y a toujours un nombre impair de paragraphes, dans les billets de ton blog, Stéphane ? Oui, bien sûr. C’est une discipline que je m’impose. Oui, je comprends mais pourquoi une discipline impaire ? D’abord, excusez-moi, monsieur le contrôleur, mais impair, ça ne s’accorde pas au féminin. Il n’y a que le masculin qui peut prétendre à l’impair (Et qu’on ne me refasse pas le coup de dimanche dernier, hein ?) Bon, alors, pourquoi une discipline basée sur l’impair ? Parce que ça fait partie de... [Lire la suite]

29 octobre 2018

chronique d’un plaisir annoncé

Il ne faut pas croire que je ne vis que dans la contrainte et dans la discipline. Bien sûr que j’aime me lever tôt (contrairement aux chiens qui n’aiment pas trop le véto…) Oui, j’aime me lever de bonne heure tout comme j’aime me coucher de bonne heure, sauf exceptions (des sorties au spectacle, un dîner ici ou chez des amis…) parce que c’est mon rythme naturel. Je suis né aux alentours de sept heures, un matin de fin 1959, je m’en souviens très bien, d’autres avaient encore envie de dormir mais moi, j’avais déjà envie de sortir et de... [Lire la suite]
16 mars 2018

ça y est, je suis prêt

Je sais que mon manager aimerait que je sois plus productif, que je sois plus performant, que je sois au cordeau : un billet par jour, deux si possible mais là, non, il ne faut pas rêver mamie dans les orties et tant qu’à faire, avant midi. Non, je ne peux pas. J’écris quand je peux, quand j’ai le temps et la disponibilité d’esprit. Ça ne se fait pas sur commande. C’est comme faire l’amour. On ne décide pas d’un horaire récurrent et quand le moment arrive, on ne lâche pas tout parce qu’on a reçu la notification qui nous rappelle... [Lire la suite]
11 mai 2017

cinq cents plus cinq cents plus cinq cents

Je l’avais annoncé, il y a quelques semaines, que sauf imprévu, ça devait arriver vers le 10 mai et nous sommes le 11. À un jour près, ma prédiction s’est réalisée. Vous avez donc devant vous le fils naturel de Nostradamus et de madame Soleil. Capable de dire à 24 heures près quand certaines choses auront lieu. Mais attention, ne venez pas me consulter, je ne pratique qu’occasionnellement et rien que pour moi. La fourmi n’est pas prêteuse et tant va la cruche à l’eau, qu’à la fin, elle raccroche le téléphone. Ou un truc comme ça. Ça... [Lire la suite]
13 mars 2017

si ça se trouve, j’aurai écrit pour rien

Écrire dans le vide, écrire pour rien. C’est ça. Si ça se trouve, j’aurai écrit pour rien. Tout ça. Tout ce que j’avais envie de dire, aujourd’hui, je l’aurai dit pour des prunes. Comme si j’avais parlé à un violon et pissé contre un mur. Aucune oreille ne m’aura entendu. N’aura entendu mon cri. Pas un cri désespéré, non, juste un cri d’existence après une espèce de sieste qui s’est légèrement éternisée. Pas un cri qui fait peur, à la Munch, non, juste un cri dans le vide, un cri pour rien. Un écrit comme un chuchotement. À peine... [Lire la suite]
11 avril 2016

ce que je voulais dire, hier

Ce que je voulais dire, hier, c’était que j’avais beaucoup aimé le dernier film de Téchiné, Quand on a dix-sept ans et comme bien souvent, je me suis laissé emporter par mes doigts et ma pensée, incontrôlables, les premiers sur le clavier de mon ordinateur et la seconde, absolument réfractaire à toute discipline. Que voulez-vous que j’y fasse, au bout de tant de temps, on n’y pourra plus rien, désormais. En même temps, ça n’est pas un drame, juste un état de fait. Et encore, j’ai la chance de pouvoir clavarder très vite car je suis... [Lire la suite]
17 septembre 2015

voyelles (hommage à Arthur)

A noir comme un magicien sur scène qui fait des tours sidérants que le public aime sans comprendre avec un mot qui comprend le plus de A : abracadabrantisera. E blanc comme l’écume des vagues les jours de tempête à Merlevenez en Bretagne là où le nom des habitants est celui de la langue française qui comprend le plus de E : merlevenezienne. I rouge comme les anarchistes qui n’aiment pas la discipline, et qu’on peut caractériser avec un mot rare mais qui comprend le plus de I : indisciplinabilité. O bleu (on échappe... [Lire la suite]
31 août 2014

vagues impressions

Je suis en train de regarder l’océan, les vagues et le quelques petits phoques qui attendent de pouvoir se lever sur l’eau. J’ai petit déjeuné après avoir dormi jusqu’à 8h25. Une anormalité quand on me connaît. Une heure très tardive. Comme si la journée était déjà à moitié terminée sans que je n’en aie rien vécu. Mais ça va aller. Je suis sorti pour acheter une baguette de pain frais. J’ai mangé des tartines sur la terrasse en faisant attention à ne pas faire plus de bruit que les vagues avec ce pain croustillant. J’ai vu quelques... [Lire la suite]