28 avril 2020

plus tout à fait seul au monde (billet contaminé au Covid 19)

Jusqu’à la mi-mars, soit un peu moins d’un an après avoir arrêté de travailler, j’aimais beaucoup me lever tôt et avoir l’impression d’être seul au monde. Seul dans mon monde. Surtout lors des dernières semaines avant le confinement, peut-être parce que je pressentais que les choses ne seraient plus jamais comme avant, mais quand je sortais de mon lit, vers 6h, c’était systématiquement avant le jour ne se lève lui-même. Je prenais mes granules homéopathiques, je préparais mes compléments alimentaires et je regardais dehors, je... [Lire la suite]

19 mars 2020

maman, je peux avoir un peu plus de bonbons ?

Maman, je peux avoir encore des bonbons ? Il manque la phrase magique, Kévin. S’il te plaît. S’il te plaît quoi ? Je peux avoir encore des bonbons, s’il te plaît ? S’il te plaît qui ? Maman. S’il te plaît qui ? S’il te plaît, maman ! Tu en as mangé beaucoup déjà, ce n’est pas raisonnable, Kévin. Tu ferais mieux de manger une banane. Non, je ne veux pas une banane, je veux d’autres bonbons. C’est pas juste. De quoi ? Qu’est-ce qui n’est pas juste, Kévin ? De pas pouvoir sortir dehors et moi, je... [Lire la suite]
18 août 2017

en dépression ?

Hier, dans les deux ou trois bulletins météorologiques que j’ai pu voir avant et après dîner, on a annoncé du beau temps pour cet après-midi. Alors que là, il est 15h30 et on vient encore d’essuyer une espèce de bruinasse, une pluie qui ne veut pas dire son nom, qui ne veut pas avouer ce qu’elle est vraiment ni reconnaître ses torts. Et moi, ce matin, pendant que je travaillais, parfois mon esprit dérivait vers ce qui m’attendait dans l’après-midi, une fois le déjeuner avalé, une fois les courses faites : une sieste dans un... [Lire la suite]
06 mars 2016

le coup du parapluie

« Stéphane, tu n’aurais pas un parapluie ? » « Non, je suis désolé… » En fait, j’ai un parapluie. J’en ai même deux. Un dans mon sac Fnac, là, sur la petite armoire à droite de mon bureau et un grand, dans la voiture. Mais quand j’arrive, je ne prends pas le parapluie pour faire les dix mètres qui me séparent du parking de l’entrée du bâtiment. Alors, je me protège la tête à l’aide de ma capuche, s’il pleut trop fort ou alors, je reste tête nue. Un peu de pluie n’a jamais fait de mal à personne. Oui, mais... [Lire la suite]