12 août 2019

ne pas s'ennuyer

Je ne sais pas trop de ce que ça veut dire, s’ennuyer. Même si parfois, ça peut m’arriver de ne pas savoir quoi faire, ce n’est pas de l’ennui. Chez moi, c’est juste soit de la flemme, soit l’embarras du choix. En effet, je sais toujours quoi faire même si parfois, je peux faire illusion ou donner l’impression du contraire. Parce que je suis comme les chats, je peux aussi rester immobile, à regarder dans le vide (aux yeux des autres) pendant que je m’interroge sur ce que j’ai le plus envie de faire : une sieste bien au chaud ou... [Lire la suite]

29 mai 2019

TGV 8433, voiture 12, place 52

Eh bien voilà, ce court mais bref séjour à Paris et en Essonne a pris fin. Je suis déjà dans le train du retour et je serai revenu à Bordeaux en début d’après-midi, je n’aurai pas déjeuné mais ce n’est pas grave, je trouverai bien quelque chose à me mettre sous la dent, comme disait Ève, au Paradis, pas le Latin, l’autre. J’ai toute l’après-midi pour me remettre de mes émotions. Ces deux derniers jours ont été intenses, riches en retrouvailles, certaines avec des disparus depuis vingt ans et d’autres depuis encore plus que ça. C’est... [Lire la suite]
30 mai 2018

obsessionnel

Cher confrère, je me permets de vous adresser ce courrier au sujet de mon patient, Stéphane G. car il présente quelques troubles que je qualifierais assez facilement d’obsessionnels et une tendance très marquée à une névrose qui me fait craindre d’éventuels passages à l’acte. À l’acte de quoi ? C’est justement là toute la question, toutes les questions que je me pose. Si encore j’étais sûr qu’il ne s’agissait que d’un acte de bravoure mais je crois que la place est déjà prise par un dénommé Mamadou Gassama, ce réfugié qui a sauvé... [Lire la suite]
13 mars 2017

si ça se trouve, j’aurai écrit pour rien

Écrire dans le vide, écrire pour rien. C’est ça. Si ça se trouve, j’aurai écrit pour rien. Tout ça. Tout ce que j’avais envie de dire, aujourd’hui, je l’aurai dit pour des prunes. Comme si j’avais parlé à un violon et pissé contre un mur. Aucune oreille ne m’aura entendu. N’aura entendu mon cri. Pas un cri désespéré, non, juste un cri d’existence après une espèce de sieste qui s’est légèrement éternisée. Pas un cri qui fait peur, à la Munch, non, juste un cri dans le vide, un cri pour rien. Un écrit comme un chuchotement. À peine... [Lire la suite]