19 septembre 2019

si c’est moi qui salis, c’est moi qui nettoie

Ça y est, il est midi cinquante, la cuisine est propre, la femme de ménage peut arriver. Normalement, elle vient pour 13h, le mercredi. Et là, hier, j’ai eu le temps de terminer de faire la vaisselle, de tout ranger afin que rien ne traîne, afin que rien ne dépasse (sauf les lettres) et j’ai même eu le temps de ficeler une poubelle et tout était fin prêt quand elle a sonné pour venir faire ses 3 heures. Je n’aime pas du tout que la cuisine soit en désordre ni sale quand elle arrive. Ce n’est pas ma bonne, elle ne vient pas pour ça.... [Lire la suite]

03 septembre 2019

non consonnes

(la version sans rien qui dépasse) non consonnes a noir, e crème, i carmin, u raisin, o azur : non consonnes moi, murmurerai  en ces aurores vos naissances sournoises : a, noir caraco suave aux osmies cornues soieuses mais ronronnent voisines aux mauvais arômes amers,   anses noircies ; e, innocence aux âmes mais aussi aux casernes, cannes aux moraines crâneuses, rois ivoirins, remous aux cimes ; i, incarnés, races évacuées, rire aux commissures sereines en un courroux ou en ces ivresses... [Lire la suite]
20 août 2019

encore envie de couper tout ce qui dépasse

En me lançant son défi d’écrire un texte sans aucune lettre qui dépasse, Philippe (l’autre) a créé en moi non seulement un désir de le faire mais surtout, une espèce d’obsession. Même après avoir écrit un premier texte dont je n’étais pas très content, j’ai réécrit l’Ode à Cassandre, de Ronsard, un de mes poèmes préférés et j’avoue que pour ce dernier, j’étais assez content de moi car même si on ne peut pas forcément reconnaître de dont il s’agit à la lecture, si on l’écoute récité par quelqu’un, à voix haute, je pense qu’on y... [Lire la suite]
13 août 2019

air à cassandre

(version sans lettre qui dépasse) armonieuse, va voir si rose arrivée en aurore a conservé ses mises carmines même ce soir ses mises carmines sous une nova nacrée, irisée aux manies sinueuses à son écorce souveraine n’aura crevé au maximum en sa soirée ses nuances à vous-même non inverses   crevé ! vois comme en une once à venir armonieuse, rose a, en ces environs, ses communions remisées aux ramassis ô, au vrai, mauvaise mère essence même car, comme une si neuve rose ne se conserve avec une aurore mais rien... [Lire la suite]
21 juillet 2019

Nora va aux camions (le lancement)

Ça, c’est ce qu’on appelle un lancement. C’est la première phrase du texte écrit uniquement avec des lettres qui ne dépassent pas les frontières des lignes d’un cahier à carreaux. Avec des lettres qui ne dépassent pas les bornes. La syntaxe n’est pas extraordinaire car on ne doit surtout pas dire qu’on va aux camions mais qu’on va chez les camions. C’est comme pour quand on va au docteur. Ça dépend si on y va pour une consultation médicale (on va alors chez le docteur) ou pour un plan cul (on va au docteur) mais moi, mardi après-midi,... [Lire la suite]
19 juillet 2019

oui, ai-je gardé l’accent ?

Oui, je suis toujours sur le défi qu’on m’a lancé, en pleine réflexion. Je profite de ces quelques jours de vacances pour jeter les bases d’un texte qui essaiera d’être à la hauteur de ce qu’on attend de moi. Entre deux préparations culinaires, des courses à gauche, des courses à droite, du rangement, des idées de menu et autres questionnements touchant à l’intendance en général et en particulier, je cherche et je trouve des mots qui n’ont pas de lettre qui dépassent. Qui dépassent de la ligne. Le suspense est total et la tension à... [Lire la suite]
05 mars 2015

jus de poires en neige

Est-ce de la maltraitance que de laisser ses parents de quatre-vingt ans en faire autant dans un grenier, certes qui leur appartient, mais dont l’occupation au sol et en volume est faite à 80% par leurs enfants, leurs trois enfants ? Ces trois enfants qui ont vite compris, au fur et à mesure de leur avancée vers un âge soit disant mûr qu’on pouvait entasser beaucoup chez les autres en plus de chez soi. Et quand la question se pose de savoir quand et comment on va s’y prendre pour le dégager a minima, ce grenier, il faut répondre... [Lire la suite]