28 juillet 2019

inventaire de saison

Un petit jet d’eau, une station de métro entourée de bistrots… Un petit blouson de soie sur le dos parce qu’il ne fait pas très chaud, ce matin et qu’avec mon petit débardeur bleu, j’avais froid et quand j’ai froid, ça va de soie, j’enfile ce blouson qui date du siècle dernier, qui est léger et tout et tout. Grands magasins, ateliers de rapins, restaurants pour rupins… Un mug blanc à côté de moi, sur ma main gauche, quasiment vide de café froid, celui de la veille, que j’avais mis de côté et le disque d’Eddy de Pretto par-dessus... [Lire la suite]

05 février 2017

dans la tourmente (stormy weather)

Non, il n’y a pas que François Fillon et sa Pénélope de femme qui sont dans la tourmente. Il n’y a pas que la famille Le Pen, non plus. Il y a moi, aussi, qui suis en train d’essuyer les foudres divines sous forme d’une tempête qu’on appelle Marcel. Marcel ! Tu parles d’un nom pour une tempête alors que ça fait plus penser à un débardeur de fort des halles. Marcel, Marcel n’est pas ce qu’on appelle un intellectuel, comme le chantait Boby Lapointe. Tout ça, c’est du vent. Il n’y a rien, c’est creux dehors et c’est vide dedans. Ou... [Lire la suite]
18 septembre 2014

passagèrement

Un retour de boulot en tram qui n’a pas été de tout repos. Tout ça parce qu’un môme, un chiard n’avait sans doute pas fait sa sieste alors que sa mère prenait le tram avec lui et son petit frère et sa petite sœur, dans une poussette, qui, lui ou elle, devait plus ou moins dormir. Alors que moi, impossible de lire. Impossible de me concentrer sur ce que je lisais. Le chiard n’avait de cesse de crier pour demander quelque chose, il criait aussi quand il avait eu ce qu’il voulait ou alors, il pleurait fort (il geignait fort, plutôt)... [Lire la suite]
03 septembre 2014

variations autour d'une petite fille blonde (1)

Comme j’écris des billets à l’avance et que je les programme pour qu’ils soient publiés sans que j’aie à m’en soucier, j’ai forcément un peu de décalage entre les faits et leur récit. Je voudrais revenir sur lundi matin, quand je suis allé aux coquillages. Je suis parti la fleur au fusil (pour la chasse aux grains de café) en traversant la zone de rochers entre le vieux phare tronqué et le début du quartier des Présidents, là où la plage n’a plus de sable et où il est interdit de se baigner. J’étais en bermuda et débardeur, avec juste... [Lire la suite]