06 septembre 2018

la course contre le monstre

Oui. On peut le dire. On n’a qu’à le dire. On n’a qu’à dire que ma journée est quasiment terminée. Il est 15h45, je ne prends plus personne au téléphone, je ne reçois plus personne, je ne vais plus rendre visite à personne, je n’ai plus aucune course à faire, je ne veux plus avoir de contact avec quiconque qui ne serait pas moi ou Chouchou. Il me reste un chouïa de préparation à terminer pour le repas de ce soir et la salade de demain midi à composer et ensuite, ce sera « la concierge est dans l’escalier » et « il n’y a... [Lire la suite]

28 août 2018

3,3kg par an

Impossible d'aller sur Word, cet après-midi. C'est probablement dû à cette brusque hausse de la température extérieure concomitante avec celle de mon propre organisme en train de s'énerver devant une telle inertie de la part d'un simple traitement de texte. Pour un peu, je le prendrais pour un syndicaliste revendicatif mais qu'il vienne se plaindre de ses conditions de travail et il sera bien reçu, tiens, celui-ci. Non mais sans blague, on n'est plus maître chez soi, avec cette mentalité de ceux qui se disent utilitaires ! Ça, c'est... [Lire la suite]
12 août 2018

comment je dois le prendre ?

Vendredi, en rentrant du boulot, à l’heure du déjeuner, j’ai ouvert la boîte aux lettres et j’y ai vu une enveloppe à mon nom, un peu épaisse et comme je n’avais rien commandé nulle part, sur Internet, je me vraiment demandé de quoi il pouvait s’agir. Dans l’ascenseur, j’ai tourné et retourné l’objet en question pour avoir un indice mais arrivé au cinquième, là où j’habite (ça tombe bien, hein ?), j’ai ouvert la porte de chez moi et me suis précipité dans la cuisine pour l’ouvrir, le paquet. J’en ai sorti un livre. « Le... [Lire la suite]
19 mai 2018

mahai gainean ! (à table !)

Il y a deux cuisines basques : celle des montagnes, avec des poissons, des coquillages, des crustacés et celle de la côte : d’agneau, de porc voire de bœuf… Oui, je sais, j’ai fait exprès de mélanger les deux cuisines, c’était juste pour savoir si tout le monde suivait. Maintenant, je vais vous présenter quelques spécialités. Vous pouvez lire pendant que moi, je me régale. Parmi les poissons les plus rencontrés dans les montagnes basques, il y a le thon, évidemment, l’anchois et la sardine, le merlu, le saumon sauvage (dans... [Lire la suite]
18 mai 2018

Euskal Herrian gustatzen zait

Ce que j’aime dans le Pays Basque, c’est à peu près la même chose que j’aime dans la Bretagne et dans la Corse (ces deux dernières étant citées par ordre alphabétique – je ne voudrais froisser personne) : ce sont des pays avec des caractères bien affirmés. Probablement parce qu’ils sont à un bout de la France, chacun à leur façon. Je ne sais pas trop comment le dire mieux que ça. J’aime tout, dans le Pays Basque, que ce soit la géographie (une nature exceptionnelle), que les villages et les villes (une architecture et des... [Lire la suite]
02 mai 2018

chargement d’après-midi

On va donc commencer par déjeuner, frugalement, parce que, ensuite, si le coach me demande de faire l’avion qui nage la brasse, allongé sur le ventre au sol, je vais me sentir lourd, lourd, lourd. Ensuite, je rangerai la vaisselle dans la machine à la laver et je débarrasserai tout ce qui doit l’être dans la cuisine. Enfin, j’accueillerai Teresa (à moins que ça ne soit Josefa ?) pour sa première fois chez nous. Elle vient nous aider pour le ménage et le repassage mais il ne faut pas lui dire que c’est une femme de ménage. Elle... [Lire la suite]

18 avril 2018

sors de mon corps, syndicaliste de mes-deux !

On a aussi le droit d’abuser un peu. Si tant est que ce serait abuser que de prendre une pause. Dans la mesure où en plus, on me décompte 30 minutes par jour, j’ai bien le droit d’en prendre cinq ou dix, incluses dedans, pour écrire le billet du jour à publier tout à l’heure dans mon blog, quand je serai rentré chez moi. Et quand j’aurai déjeuné. Et quand j’aurai rangé la cuisine. Et quand j’aurai l’esprit un peu plus libre. Disponible comme l’air. Et alors, comme ça, j’aurai rempli un creux dans mon emploi du temps, celui de mon... [Lire la suite]
10 avril 2018

brûler les étapes

Bon, je l’ai faite ma nuit. Comme je ferai les autres nuits de la semaine jusqu’à celle de vendredi à samedi. Et là, à 13h pétantes, je me dis que juste après le billet du jour, j’irai dormir car là, ça commence à tirer. Mais comme je l’ai écrit hier, c’est ma faute. Si je n’avais pas tué Aurélie, elle serait encore vivante et si elle était encore vivante, elle serait venue faire la saisie de la nuit. Et moi, j’aurais pu dormir au moins deux heures et demie de plus. Mais bon, quand on a fait une connerie, on l’assume. Et j’ai aussi... [Lire la suite]
03 avril 2018

à la bonne taille même sans être trop très vieille

Ce qu’il y a de bien avec ma mère (mes parents sont chez moi depuis dimanche et jusqu’à jeudi), c’est que ma mère a la bonne taille, pour ne pas dire la taille parfaite, quand on est deux dans la cuisine. Surtout au moment de la vaisselle. Je m’explique : maman est petite même si c’est peut-être la plus grande des mamans mais elle ne dépasse pas le mètre cinquante, à quelques centimètres près. Ce n’est pas Mimi Mathy (une grande actrice, ne l’oublions pas) mais pas loin. Et donc, quand nous sommes deux à proximité de l’évier et... [Lire la suite]
11 mars 2018

orage, ô désespoir

Ça craint du boudin. Je ne sais pas si ça se dit comme ça mais si oui, tant mieux et si non, tant pis, on n’aura qu’à dire que je viens de l’inventer, cette expression. La véritable, c’est peut-être « ça pue le boudin » mais pour moi, à mes yeux et à mes narines, ça ne veut pas dire la même chose. Dans un cas, c’est l’odeur même du boudin qui est en cause et dans l’autre, c’est qu’il y a quelque chose de pas terrible qui arrive et qu’il faut trouver une solution. Par exemple, ça pue le boudin, ça, c’est pour l’odeur quand on... [Lire la suite]