19 juin 2019

impairs, passe et manque

Je te jure, cher confrère contrôleur de blog, que celui que j’ai rencontré hier, pour un entretien de bonne santé mentale, m’a sidéré. Je suis tombé sur un cas pathologique qui pourrait fortement intéresser la science. Un cas unique. Il compte tout. Il compte les paragraphes, il compte les lignes, il compte les lettres (voyelles et consonnes), il compte la ponctuation et il s’arrange toujours pour que chaque total soit un chiffre ou un nombre impair, sinon, il en ajoute jusqu’à ce qu’il soit satisfait. Cent une fois sur le métier, il... [Lire la suite]

18 juin 2019

on peut savoir pourquoi toujours par 3, 5 ou 7 ?

On peut savoir pourquoi il y a toujours un nombre impair de paragraphes, dans les billets de ton blog, Stéphane ? Oui, bien sûr. C’est une discipline que je m’impose. Oui, je comprends mais pourquoi une discipline impaire ? D’abord, excusez-moi, monsieur le contrôleur, mais impair, ça ne s’accorde pas au féminin. Il n’y a que le masculin qui peut prétendre à l’impair (Et qu’on ne me refasse pas le coup de dimanche dernier, hein ?) Bon, alors, pourquoi une discipline basée sur l’impair ? Parce que ça fait partie de... [Lire la suite]
31 mai 2019

journal rétrospectif d’aller (2/2)

10h58. Le train s’arrête en pleine et presque rase campagne. On nous demande de ne pas tenter d’ouvrir les portes. Certains, qui somnolaient, ouvrent un œil, leur inconscient leur ayant chuchoté que cet arrêt n’était pas prévu. D’autres, nombreux, font comme si de rien n’’était. Pas moi. 11h02. Il y a toujours un moment où l’attente, pendant un arrêt non prévu, nous devient anormale, brutalement à l’esprit. Un calme étonnant règne dans le wagon (pas en moi), un calme juste ébréché par le passage d’un contrôleur. La lumière... [Lire la suite]
04 décembre 2013

entre les dents

Ce matin, aucun lapin n’a tué de chasseur mais il s’en est fallu de peu. Cette phrase d’introduction n’a aucun rapport avec ce qui va suivre. C’est juste que j’ai eu envie d’écrire ça. Mais en revanche, ce matin, quand même, il s’est passé un micro-événement, quand j’ai quitté chez moi pour aller prendre mon tramway, celui qui m’emmène à mon travail, là-bas, à Lormont Lauriers… dans les hauteurs d’ailleurs, dans les hauts de là. De là-bas. Je m’étais bien levé, ou presque, après une bonne nuit, ou presque et j’avais pris un... [Lire la suite]