09 avril 2017

quand il est mort, le poète

Quand il est mort, le poète, il y aura quarante ans dans deux jours, je me suis senti triste, comme dans la chanson car ce poète-là, c’est lui qui m’a donné le goût des vers et je l’avais même choisi pour mon oral de rattrapage au bac français puisque je m’étais ramassé à l’écrit (3/20 à la grande déconvenue de ma prof de français qui n’a pas compris pourquoi j’avais fait un tel hors-sujet : ne parler que de mon antimilitarisme sur un commentaire de texte qui parlait de la mort) et c’est sa pomme, au poète, qui m’a sauvé... [Lire la suite]

26 juillet 2016

la page blanche

Ça me va mieux dans cet appartement que dans le précédent, la page blanche devant laquelle je peux me permettre de sécher en ne sachant pas quoi écrire. Ça me va mieux ici que là-bas parce que là, tout est contemporain et donc, la page blanche ne dépareille pas, ne jure pas, ne fait pas malvenue. Ici, les murs sont blancs, les plafonds sont blancs et je sais que je ne risque pas de me réveiller dans une chambre capitonnée enfermé dans une camisole de force, non, c’est juste que l’appartement a juste un an et que les précédents... [Lire la suite]
24 février 2016

de sept à quatre

La course aux appartements a bel et bien repris, depuis deux jours. Hier, la visite d’un bien qui a tapé dans l’œil du président mais un peu moins dans le mien, pas tant pour le bien en lui-même que pour le quartier que je ne sens pas plus que ça. Et cet après-midi, deuxième visite d’un autre bien qui me trotte dans la tête depuis que nous l’avons vu la première fois, il y a trois semaines. Cette fois-ci, il me fallait le revoir pour pouvoir enfin choisir : ça passe ou ça casse. M’en débarrasser l’esprit ou me décider à aller... [Lire la suite]