20 juin 2018

deux heures à tuer

J’ai deux heures à tuer. Je vais encore devoir faire semblant. Je vais encore devoir simuler. Ça va devenir une habitude, si ça continue encore et encore. Et après, je ne serai peut-être plus capable de faire la différence entre mes simulations et une réalité, à défaut de la réalité. Parce que j’aurai perdu pied. Parce que je me serai enlisé dans les sables mouvants de l’ennui au travail. Jusqu’à ce que mort ne s’ensuive pas. Enfin, j’espère. Oui, j’espère vraiment. Encore une heure trois quarts. Un temps qui me paraît être... [Lire la suite]

24 mai 2018

retour progressif à la normale

Il va bien falloir que je m’y habitue de nouveau, à me lever dans la nuit. Parce que là, je suis large, j’ai pris mes aises, depuis une dizaine de jours. Je suis en vacances et je fais des grasses matinées à tire-larigot. Je n’ai aucune vergogne à me lever à pas d’heure. Enfin, quand je dis « à pas d’heure », c’était 7h45, à San Sebastian, et c’est entre 7h45 et 7h, ici, à Bordeaux. Quand je pense que pendant mes congés, le jour est toujours levé avant moi, ça n’est pas du tout équitable. Et je ne suis surtout pas vraiment... [Lire la suite]
05 mai 2018

dans une heure, tu seras là

Ou pas. Dans une heure, tu seras peut-être là. Personnellement, je préférerais que tu sois là, même si c’est dans deux heures mais si ça se trouve, tu ne seras pas là. Tu ne seras peut-être même plus jamais là. Va-t’en savoir, avec toi. Je devrais plutôt dire « sans toi » car « avec toi, ça relève du passé ou du quasi impossible. Je le crains. Mais je vais essayer d’apprendre à m’en foutre. Comme ça, si quelqu’un devait souffrir de ton absence, ça ne sera plus moi. Je regarde ma montre, le temps est long, il traîne. Je... [Lire la suite]
12 avril 2016

ce que je voudrai dire, demain

Quand on écrit tous les jours dans un blog, en tout cas, dans le mien (de cas), on écrit toujours sur ce qui s’est passé, rarement sur des choses qu’on aimerait qui se passent mais jamais, au grand jamais sur ce qui va se passer, je veux dire, ce dont on est sûr que ça va se passer. Je ne parle pas au conditionnel mais bel et bien au futur de l’indicatif. Alors, aujourd’hui, mardi, je vais parler de ce qui va se passer demain, mercredi. Ou pas. Oui, après tout, peut-être que je ne parlerai pas de ce qui va se passer demain si jamais... [Lire la suite]
25 août 2015

J moins quelque chose

Les paradoxes du temps conjugués à ceux de l’être humain. Difficile à gérer. Nos impatiences et notre envie que le temps ne passe pas trop vite. Tout dépend du contexte, en réalité. Quand ça nous arrange, on a envie d’être rapidement trois semaines plus tard parce que c’est vachement long d’attendre encore plus de vingt jours pour avoir ce qu’on désire. Mais en revanche, quand on est en vacances, on trouve que le temps passe bien plus vite que lorsqu’on est au boulot. Pour ne prendre que ces deux exemples. Tiens, moi, par exemple, je... [Lire la suite]
23 décembre 2013

on ne dit pas "je veux"

Quand j’étais petit, on m’a appris à ne pas dire « je veux », mais « je voudrais », « il me plairait », « il me saurait particulièrement gré d’avoir le bonheur d’avoir… » sans oublier le « s’il te plaît », à la fin, sinon, je pouvais demander plusieurs fois sans jamais avoir ce que je voulais. Ce que j’aurais aimé avoir. Ce qu’il m’aurait été particulièrement gré d’avoir le bonheur d’avoir… », je pouvais toujours courir, je n’aurais rien eu. Que dalle. Que t’chi. Peau de balle.... [Lire la suite]