27 septembre 2016

la rue fantôme

J’habite dans une rue fantôme. Et c’est peut-être pour ça que les précédents propriétaires ne sont pas restés plus de douze mois dans cet appartement vu qu’ils l’ont mis en vente au bout de neuf mois. Et quand on la voit, elle, à son âge et avec son air étriqué de vieille fille pourtant mariée, on sait que ces neuf mois n’ont pas pu équivaloir à une grossesse qui aurait pu lui faire changer d’avis. Non, si ça se trouve, comme elle ne rigole que lorsque la comète de Halley passe dans le ciel, autant vous dire que ça fait déjà belle... [Lire la suite]