16 mai 2019

trente minutes au milieu de ceux qui travaillent

Il est 8h10, je suis rentré chez moi il y a moins de dix minutes. J’en étais parti il y a moins d’une heure. Comme chaque matin, je suis allé prendre le tram jusqu’aux Quinconces et je suis revenu chez moi, directement, dans le sens inverse, pour une fois, a contrario des jours précédents où j’ai pris un autre tram jusqu’à la place Paul Doumer pour y attraper le bus n°4 qui me déposerait vers chez moi mais de l’autre côté, celui de la boulangerie où j’ai mes habitudes. Car chaque matin, du lundi au vendredi, je vais chercher nos... [Lire la suite]

24 novembre 2018

voulez-vous coucher avec moi avant mon départ ?

J’ai bien entendu ou je me suis fait un film ? Tu m’as bien proposé de coucher avec moi ? « Tiens, pour une fois que nous sommes seuls, que nous pouvions parler sans qu’on nous entende, je voudrais te demander quelque chose. Avant que tu partes, dans quelques mois, j’aimerais bien qu’on couche ensemble », oui, c’est bien ce que je viens de te dire. Ah ! Ciel ! Mais tu me fais des avances ! Ah mais tu sais que tu me la coupes ? Attention, c’est juste une image, j’espère que tu ne prends pas tout... [Lire la suite]
17 septembre 2018

assistant coupeur de tête

Revenir de vacances, comme dit Mymy, c’est dur, surtout les dix premiers mois. Sauf que moi, avec un peu de chance, ce seront mes dernières vacances d’été. Non pas que je sois en phase terminale d’une longue et triste maladie, ni même d’une courte et rigolote maladie mais parce que si tout va bien, d’ici fin décembre, voire fin mars, je pourrais peut-être partir de là où je travaille. Partir loin, sans me retourner. Très loin. Et tous ceux qui y resteront me regretteront. Ça vaut bien ça. Sinon, ce n’était pas la peine. Non, non. ... [Lire la suite]
09 juillet 2017

le toit ouvrant

« Mais Stéphane, pourquoi tu te promènes avec cette vitre teintée, contre toi ? » « Hein ? Quoi ? Ah ça ? C’est simple, c’est mon toit ouvrant. » « Ton toit ouvrant ? » Quand je sors en ville, c’est super pratique. Selon le temps qu’il va faire, ça me sert toujours à quelque chose. En premier, s’il ne fait ni chaud, ni froid, ce qui ne me fait ni chaud, ni froid, en général, je l’emporte avec moi car on ne sait jamais. On n’est pas à l’abri d’une ondée, d’un gros orage ou d’un... [Lire la suite]
27 octobre 2015

terrassé en automne

Quand on est assis en terrasse, comme moi, là, maintenant, pour prendre un café, si le lieu est fréquenté, bien dans le passage, il en devient quasiment inépuisable d’intérêt. C’est un de mes bonheurs, quand je ne lis pas un bouquin, à la même place, que de prendre le temps d’observer les autres, ceux qui marchent, ceux qui déambulent, ceux qui sont mes collègues assis autour de moi devant qui une bière, qui un thé, qui un soda, qui un café ou qui un quart Perrier. Les deux, là, par exemple, à ma droite, à ma juste droite. Elle et... [Lire la suite]
04 octobre 2015

filature

Je ne sais pas quel curieux hasard, nous en sommes venus à nous croiser de nouveau, le monsieur à la casquette « pas loulou de la Cub » et avec les lunettes de soleil au-dessus d’une paire de favoris grisonnants, mais une chose est certaine, nous nous sommes croisés de nouveau. Et pas qu’un peu. Je l’ai reconnu immédiatement même si la femme qui l’accompagnait hier n’était pas avec lui, aujourd’hui. C’était dans le tram du retour. Il est descendu à Thiers-Benauge et j’en ai fait autant. Histoire d’avoir le cœur net. Il... [Lire la suite]

14 mai 2015

par omission

Tu en fais une tête ! Ne nous dis pas que tu as encore perdu les clés de la voiture ? Ou encore les clés de la porte du garage ? Ou que tu n’as pas encore égaré tout ton trousseau de clés ? Comme l’autre fois, quand tu les avais laissées sur le portail, côté rue et qu’il a fallu qu’on fasse refaire la serrure et tout et tout. Tu as ta tête des jours où tu as perdu quelque chose. Celle des jours où on va passer tout notre temps à tenter de retrouver ce que tu as perdu dans les méandres de ton esprit vagabond et que,... [Lire la suite]
28 mars 2015

la fête à la grenouille

Il pleut, il mouille, c’est la fête à la grenouille. Il fait un temps à ne pas mettre le nez dehors au risque d’en revenir humide voire trempé. Alors, à moins d’être d’une humidité maladive ou d’avoir un caractère bien trempé, ce n’est pas forcément la chose la plus agréable à subir. Surtout après ces quelques jours d’ensoleillement sec. Comme peuvent l’être le champagne et le cidre. Pas de quoi tomber dans les pommes non plus, hein ? Il pleut, il bruine, c’est la fête à la triste mine quand on se promène dans les rues, la tête... [Lire la suite]
22 mars 2014

la fête à la grenouille

Il pleut, il mouille, c’est la fête à la grenouille. Il fait un temps à ne pas mettre le nez dehors au risque d’en revenir humide voire trempé. Alors, à moins d’être d’une humidité maladive ou d’avoir un caractère bien trempé, ce n’est pas forcément la chose la plus agréable à subir. Surtout après ces quelques jours d’ensoleillement sec. Comme peuvent l’être le champagne et le cidre. Pas de quoi tomber dans les pommes non plus, hein ? Il pleut, il bruine, c’est la fête à la triste mine quand on se promène dans les rues, la tête... [Lire la suite]
23 décembre 2013

on ne dit pas "je veux"

Quand j’étais petit, on m’a appris à ne pas dire « je veux », mais « je voudrais », « il me plairait », « il me saurait particulièrement gré d’avoir le bonheur d’avoir… » sans oublier le « s’il te plaît », à la fin, sinon, je pouvais demander plusieurs fois sans jamais avoir ce que je voulais. Ce que j’aurais aimé avoir. Ce qu’il m’aurait été particulièrement gré d’avoir le bonheur d’avoir… », je pouvais toujours courir, je n’aurais rien eu. Que dalle. Que t’chi. Peau de balle.... [Lire la suite]