29 décembre 2018

est-ce depuis ma crise de foi, que je suis devenu plus hargneux ?

Je ne sais pas s’il y a une relation de cause à effet entre mon reniement de baptême et mon tempérament plus hargneux, plus ronchon, depuis quelques temps mais on est en droit de se poser la question. Je suis en droit de me poser la question car je préfère me la poser à moi-même plutôt qu’on me la pose. Je n’ai pas besoin d’intermédiaire. C’est comme pour m’adresser à un Dieu, s’il en existe un, je n’ai pas besoin qu’on me serve de « go between » bon, en même temps (coucou, monsieur M.) je me suis si peu adressé à Dieu, dans... [Lire la suite]

22 octobre 2018

la cuisine dominicale

D’aucuns vont à la messe, le dimanche. Pas moi. D’ailleurs, je pense que je suis même loin d’y retourner un jour. Que ce soit un dimanche ou un autre jour de la semaine. Déjà, même pour mes propres funérailles, il n’y aura pas de cérémonie religieuse. Juste un barbecue et je me suis porté volontaire pour jouer le rôle du mouton qui finira en méchoui. Et surtout, surtout pas de curé, pas de fleurs ni de couronnes. Pas de messe. Pas de prière. Pas de salut pour mon âme vu que je n’en ai pas. C’est ce que je viens d’expliquer à deux... [Lire la suite]
10 janvier 2017

des menus de circonstances

Peu après ma naissance, pour mon baptême, je me souviens très bien de ce qu’il y avait à manger. Du lait pour moi, évidemment. Et pour la famille, mes parents, mon parrain et ma marraine, mon grand-frère, mes grands-parents et probablement que c’est tout, je n’en ai pas beaucoup de souvenirs, il y avait une jolie table avec les plats suivants : des feuilles d’endives avec un tartare de noix de St Jacques à la truffe blanche ; des quenelles nature à la sauce béchamel ; de la lotte aux salsifis et des meringues avec de la... [Lire la suite]
31 juillet 2016

le premier orage sans désespoir

Ça y est, notre nouvel appartement a été baptisé et notre terrasse a été arrosée. À votre santé, messieurs-dames, c’est Tlaloc qui régale. Hier, nous avons fêté aussi dignement que possible notre installation, en tête-à-tête et nous nous sommes abreuvés jusqu’à plus soif mais ce matin, pas de gueule de bois, non, juste la sensation d’en avoir peut-être trop vu, peut-être trop bu. En même temps, ce n’était que de l’eau, de l’eau de là-haut, de l’eau de l’au-delà. Je suis allé en ville à vélo et je suis revenu juste au moment où les... [Lire la suite]