11 novembre 2015

Bordeaux, chapelle ardente

Encore une fois, ce matin, encore une fois, ce fut un sentiment de désastre quand je suis parti au garage par mon chemin habituel, celui que prennent nombre de jeunes noctambules sur-alcoolisés, livrés à eux-mêmes, en totale et incompréhensible liberté. Rien qu’entre chez moi et le cours Pasteur, au bout de la rue des Ayres, j’ai dénombré onze cadavres. Onze bouteilles vidées de toute leur substance. Onze bouteilles essorées. Onze bouteilles abandonnées à leur triste sort mais, étonnement, onze bouteilles comme indemnes. Pas du tout... [Lire la suite]