31 mai 2019

journal rétrospectif d’aller (2/2)

10h58. Le train s’arrête en pleine et presque rase campagne. On nous demande de ne pas tenter d’ouvrir les portes. Certains, qui somnolaient, ouvrent un œil, leur inconscient leur ayant chuchoté que cet arrêt n’était pas prévu. D’autres, nombreux, font comme si de rien n’’était. Pas moi. 11h02. Il y a toujours un moment où l’attente, pendant un arrêt non prévu, nous devient anormale, brutalement à l’esprit. Un calme étonnant règne dans le wagon (pas en moi), un calme juste ébréché par le passage d’un contrôleur. La lumière... [Lire la suite]

10 août 2018

deux sortes d'attentes

Je suis capable d’attendre des lustres voire des éternités si j’ai moi-même choisi d’attendre. Mais si on m’impose ça, je déteste et ça me mine. Et je voudrais juste parler de deux cas contradictoires que j’ai vécus ou que je vis encore pour illustrer mon propos liminaire. Je m’en souviens comme si c’était hier. C’était fin décembre 1981, je n’avais pas encore de travail, ça n’allait pas tarde (tout est relatif : six mois après) et comme je venais de faire connaissance d’Arnold, en août, il m’avait invité à venir passer la St... [Lire la suite]
02 août 2018

il fait trop chaud pour tout

Il fait trop beau pour travailler, ce serait dommage de rester enfermés… Justement si, Chouchou, mieux vaut rester enfermés que d’aller dehors, avec cette chaleur écrasante. Je le sais d’autant plus que je rentre de près de 3 heures en ville pour diverses raisons dont le patron, la Fnac, Orange pour le patron, la Poste pour un colis et tout le tralala tsoin-tsoin, avec des trams, des bus, des temps d’attente interminables parce qu’on est en août, des moyens de transport pas toujours climatisés, de la marche dans des rues pas toujours... [Lire la suite]
20 juin 2018

deux heures à tuer

J’ai deux heures à tuer. Je vais encore devoir faire semblant. Je vais encore devoir simuler. Ça va devenir une habitude, si ça continue encore et encore. Et après, je ne serai peut-être plus capable de faire la différence entre mes simulations et une réalité, à défaut de la réalité. Parce que j’aurai perdu pied. Parce que je me serai enlisé dans les sables mouvants de l’ennui au travail. Jusqu’à ce que mort ne s’ensuive pas. Enfin, j’espère. Oui, j’espère vraiment. Encore une heure trois quarts. Un temps qui me paraît être... [Lire la suite]
05 juin 2018

le repli sous l'attente

À partir de maintenant, chaque mardi, je me mettrai en mode double attente. D’une part parce qu’on est devenu un des pays les plus électriques de la planète, j’en veux pour preuve ces persistances d’orages et de mauvais temps depuis des lustres et des lustres. Et d’autre part parce que je n’aime pas le mardi vu que c’est mon jour de reprise. Et comme ça commence à se savoir, je suis en train de les compter, ceux qui me séparent de mon départ de là. De là où je ne me sens plus très bien et pas du tout en phase. Alors, j’ai débuté ce... [Lire la suite]
05 janvier 2018

ennuyeux

En cette semaine calme… Non, en cette semaine très calme… Non, en cette semaine trop calme, au travail, je peux le dire haut et fort mais pas trop pour ne pas réveiller mes collègues qui se sont peut-être endormis : je m’ennuie. Je n’ai que deux à trois heures de boulot à faire et le reste du temps, je m’ennuie. J’attends, j’impatiente et je me languis. Je rêve d’activités plus intenses et plus denses. Je regrette la semaine de Noël où j’en ai eu ras la casquette et où je faisais des journées de 12 ou 13 heures d’affilée. Alors... [Lire la suite]

18 décembre 2017

trop volumineux

De deux choses l’une : soit mon facteur est un imbécile intégral, soit mon facteur est incapable d’exprimer clairement et honnêtement une chose pourtant toute simple, soit mon facteur est un gros feignant*, qu’à côté, les rois du même nom (comme Aga), c’est de la roupie de sansonnet. Vous voulez savoir pourquoi j’en ai contre la Poste, aujourd’hui ? Je suis dans une colère, vous ne pouvez pas imaginer ô combien. Parce que, avec la Poste, c’est comme avec la SNCF, tout est possible, même le pire. Samedi matin, un avis de non... [Lire la suite]
09 août 2017

une heure quinze de stationnement gratuit

En tant que bordelais même si pas natif mais naturalisé, j’ai le droit de bénéficier de conditions spéciales pour stationner dans certains secteurs, comme dans d’autres grandes villes, d’ailleurs. Des villes d’ailleurs, d’ailleurs. Oui, c’est ça. Et là, la société qui gérait ce système dématérialisé a changé (probablement parce que la mairie le souhaitait) et donc, il m’a fallu comme les autres abonnés, faire un transfert d’Urbis Mobile vers Easy Park. Bien sûr, mes coordonnées et mon solde créditeur sont passés comme une lettre à la... [Lire la suite]
15 octobre 2016

il ne faudrait pas s’impatienter non plus

Des fois, on a hâte d’arriver à un moment qu’on a attendu, qu’on attend depuis longtemps et en cours de route, soit les choses ne se passent pas comme prévu, soit quand l’instant T est là, on est déçu. Et on est rarement déçu en bien. Parce que c’est un peu le principe de tous les fantasmes. Tant qu’on les rêve, c’est extraordinaire et quand on les réalise, ce n’est pas tout à fait ça. La réalité nous tombe sur le coin de la gueule et la réalité, c’est toujours nettement moins beau que nos idéaux. Des idéaux, des mots… J’imagine que... [Lire la suite]
19 octobre 2015

rendez-vous à Paris en 1981

Le rendez-vous a été fixé dans un café près de chez moi. Je suis arrivé le premier, comme de bien entendu. Mon impatience me fait perdre la tête. Mais je fais semblant de rien. À condition qu'il ne soit pas en retard, il me reste une heure à perdre. Une heure à fumer cigarette sur cigarette. Une heure à préparer des discours qui finiront dans le cendrier. Tout compte fait, il ne va rien se passer dans tout ce temps. Cette interminable attente. "Il y a longtemps que tu attends ?" "Non, à peine cinq minutes." Le cendrier me... [Lire la suite]