31 août 2022

ce cher vieil Émile (10 et fin)

Je sais que certain(e)s d’entre vous ne sont pas du tout sensible à mes billets sur Zola et ma relecture de l’intégralité des Rougon-Macquart mais je ne pas arrêter avant la fin et là, je peux vous dire que la fin, je la touche du doigt puisque je suis en train de lire les dernières pages du Docteur Pascal, ultime volume de la saga. Et je me rends compte que je n’ai pas du tout évoqué les tomes 15 à 20 alors, comme je suis content d’avoir mené cette expérience à son terme, je vais clôturer cette série de billets le plus dignement... [Lire la suite]

27 août 2022

tout est triste avec tes talents de solitude

Tout est triste, avec tes talents de solitude a dit le poète, un jour. … Les odeurs se consument jusqu’à la magie… Un moment de vie vers toi… Je me sens perdu tout bas et je te parle beaucoup de l’endroit désert où s’envolent la perte et la disparition des images… Je me souviens très bien de ça, je me souviens très bien de toi. Nous ne nous étions pas encore rencontrés mais je savais que ça allait se produire parce que j’en avais tellement envie. J’avais entre 18 et vingt ans, toi tu n’existais pas encore, dans aucun monde, dans... [Lire la suite]
13 juillet 2022

Germinoir (Ce cher vieil Émile 7)

Franchement ? Je ne pensais pas en reparler de sitôt mais là, alors que j’en suis à la moitié du tome qui parle des artistes et surtout de peinture, je viens en plus de me taper en replay les six épisodes de la série Germinal, diffusée en 2021 sur France 2. Et pour ne rien cacher à personne, avant de relire Germinal, ça me gonflait un peu mais j’ai malgré tout été attrapé une fois de plus, non pas tant pour le combat social de ces pauvres mineurs mais par les histoires de famille et d’amour qui sont au cœur de ce roman noir. Pas... [Lire la suite]
12 juillet 2022

tout mou, ramolli, ramollo

Non vraiment, avec ces chaleurs, avec ces ruts météorologiques, je suis tout mou. Déjà qu’à la base, je fais partie de ces gens qui préfèrent le froid au chaud mais quand c’est très, trop chaud, pour moi, c’est insupportable. Tous les après-midis, je suis confiné chez moi avec les volets fermés, les fenêtres aussi et les ventilateurs en ordre de marche. Et comme je n’ai pas le droit de manger du sucre transformé, je ne peux même pas sucer des esquimaux pour me donner une (fausse) impression de fraîcheur (et de plaisir – je vis comme... [Lire la suite]
29 juin 2022

c’était bon, hein ?

Alors, c’était bon, hein ? Oui, comme d’habitude. On a bien fait de se retrouver, ça m’a manqué, nos moments rien qu’à tous les deux. Ça va, tu n’as besoin de rien ? Euh non, ça va, merci. Tu sais, tu n’as pas besoin de te plier en quatre quand on est ensemble, je suis avec toi et je suis bien, il n’y a que ça qui compte. Bon, d’accord mais si tu as besoin ou envie de quelque chose, surtout, tu n’hésites pas, hein ? Si j’ai envie de quelque chose, ça ne pourra être que toi, dont j’ai envie. Et si j’ai besoin de quelque... [Lire la suite]
17 juin 2022

fouette cocher, allons tous au lac

Je me souviens que ce sont mes spermatozoïdes, qui un soir de solitude, alors que je me morfondais chez moi, en prise à une espèce de cafard nauséeux, ont répondu à une des questions que je me posais : d’où viens-je, où vais-je et, plus généralement, où cours-je ? Comme il me restait une main de libre, je me suis gratté la tête et là, j’ai eu comme une fulgurance : suis-je seulement capable de créer quelque chose de vivant ? Et là, mes spermatozoïdes, puisqu’il s’agit d’eux, ont levé leur main pas encore formée... [Lire la suite]

12 juin 2022

les mêmes que celles de Marcel Amont

Non mais franchement, je n’en reviens pas. Outre que l’autre fois, on m’a trouvé une ressemblance avec Serge Gainsbourg (jeune) et Philipe Clay (quinquagénaire) – voir billet du 5 mai dernier – là, on vient encore de m’en sortir une dont je ne sais pas si je dois être fier ou vexé. En tout cas, je trouve que décidément, le corps médical a un esprit qui est un peu éloigné du mien. Ou alors, je ne me vois pas d’une façon suffisamment objective. Oui, ça, ça se peut aussi, je sais mais quand même. Je veux bien être le plus impartial... [Lire la suite]
19 mai 2022

je voulais te dire que je t’attends

Je mettrai mon cœur dans du papier d'argent, mon numéro d'appel aux abonnés absents ; mes chansons d'amour resteront là dans mon piano, j'aurai jeté la clé du piano dans l'eau ; j'irai voir les rois de la brocante "Vendez mon cœur trois francs cinquante"… Oui, j’ai cette belle chanson de Michel Jonasz dans la tête, ce matin. Peut-être l’ai-je entendue hier sans en avoir pleinement conscience ou alors, c’est justement mon cœur et mon âme qui ont voulu qu’elle entre en moi. Et elle est en moi. Car oui, elle correspond un peu à... [Lire la suite]
20 avril 2022

je m'enfonce, je m'enfonce

En enfonçant des portes ouvertes comme hier matin, je me suis carrément enfoncé moi-même dans un magma de poncifs et de lapalissades. Car, encore une fois, ce n’est pas tout à fait ce que je voulais dire. Je dois avoir perdu un peu de ma capacité à m’exprimer clairement. Sans doute un effet de l’âge. Ou du deuil. Ou de mes mauvaises nuits. Alors voilà, je vais remettre tout à plat et formuler correctement ce que je voulais réellement dire. En gros, ce que je pense, c’est qu’il vaut mieux être pauvre et plein d’argent que malade en... [Lire la suite]
19 avril 2022

riche et en bonne santé ou pauvre et malade ?

Hier, je me suis mal exprimé. Non, plutôt, j’ai donné un exemple qui n’était pas le meilleur parmi ceux que j’aurais pu citer. En parlant des familles Lequesnoy et Groseille, en disant que si on regardait les deux, mon choix était fait et pour tout le monde, aussi, je pense que je me suis un peu trompé. En prenant ma douche, ça m’est revenu en tête. Et alors que je me lavais les fesses, je me suis dit que les Lequesnoy n’étaient plus enviables que les Groseille que du point de vue de leur cadre et de leur niveau de vie. Sinon, ils... [Lire la suite]