23 mars 2019

requiem in pace

Stéphane, jusqu’au bout, tu auras lutté pour tenir le coup et tenir bon mais jamais pour un bon coup, quel dommage pour toi ! Aujourd’hui, tu nous quittes, tu nous as quittés et nous allons désormais apprendre à vivre sans toi mais au fond de nous, tu seras toujours un peu là même si, vers la fin, tu étais plutôt las tout en n’étant pas toujours vraiment là alors que là, tu ne seras plus là mais tu es où, pas là, mais tu es où, pas là, tu es où ? Ce matin, nous sommes réunis ensemble pour lui rendre hommage, pour honorer la... [Lire la suite]

27 octobre 2018

fort en t'aime ?

Alors, je t’aime. Il paraît qu’il ne faut pas hésiter à le dire. À lui dire. Quand on aime quelqu’un, il faut lui dire qu’on l’aime. Sinon, ça peut passer à côté. On croit que, on se dit que, on pense que. Et dans ces cas-là, on croit mal, on se dit mal et on pense mal. Toujours un peu à côté de la plaque. Voire à côté de la claque, quand on est un peu trop buté dans ses certitudes. Alors que justement, aimer, c’est douter. Aimer, c’est hésiter chaque instant de chaque jour. C’est n’être jamais sûr de rien. Rien n’est jamais acquis à... [Lire la suite]
23 mai 2018

aimer et s'enfuir vite

C’est un peu ça, le problème. Non, pardon, c’est un peu ça, mon problème. Dans ma vie, je n’ai fait que ça. Aimer et m’enfuir vite. Ou peu s’en faut. Car, si je suis capable d’aimer à la puissance 100 voire 1000, je ne sais pas cultiver ça au point d’en vivre longtemps. Hormis deux ou trois exceptions, évidentes. Mais pour le reste, pour le quotidien, dès que je tombe dans un cycle routinier, j’ai envie d’autre chose. Je ne suis jamais content de ce que j’ai ou de ce que je fais. Et pourtant, le confort apparent du train-train... [Lire la suite]
01 août 2017

la complainte de Rutebeuf

Que sont mes amis devenus Que j'avais de si près tenus Et tant aimés Ils ont été trop clairsemés Je crois le vent les a ôtés L'amour est morte Ce sont amis que vent me porte Et il ventait devant ma porte Les emporta   Avec le temps qu'arbre défeuille Quand il ne reste en branche feuille Qui n'aille à terre Avec pauvreté qui m'atterre Qui de partout me fait la guerre Au temps d'hiver Ne convient pas que vous raconte Comment je me suis mis à honte En quelle manière   Que sont mes amis devenus Que j'avais de si près tenus... [Lire la suite]
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10 avril 2016

on n'est pas sérieux quand on a cinquante-sept ans

On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans. - Un beau soir, foin des bocks et de la limonade, Des cafés tapageurs aux lustres éclatants ! - On va sous les tilleuls verts de la promenade. Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin ! L'air est parfois si doux, qu'on ferme la paupière ; Le vent chargé de bruits - la ville n'est pas loin - A des parfums de vigne et des parfums de bière... Est-on plus sérieux quand on en a dix de plus ? J’aimerais revenir à cette époque, bénie et maudite d’entre toutes, où je menais... [Lire la suite]
12 mars 2015

vivre, c'est tout

Quelquefois, je suis vide, je suis sans vie, sans identité. Tout d'abord, ça me fait peur, puis, je m'y fais. Et alors, ça s'appelle l'habitude, une habitude dont je me repais car elle m'est si familière qu'elle me donne quelque chose à quoi me raccrocher : un semblant de vie supplémentaire. C'est tout. Mais ce petit bonheur n'est jamais de longue durée car très vite, la bête revient. Je meurs de nouveau. Je m'assèche, je m'exsangue et j'évacue tout frémissement de mon corps et de mon esprit. ... Je suis vide et je n'ai plus... [Lire la suite]
02 avril 2014

A, B, C.

Adorer, affectionner, aimer. C’est ou ça ou l’inverse. Personnellement, malgré ma fatigue (je m’étais levé à 3h, comme tous les samedis quand je travaille), j’ai aimé l’ambiance qui, pourtant, aurait pu m’agacer, m’asticoter, m’attrister. Non, je me suis même laissé bercer par tous ces bavardages, tous ces verbiages et toute cette folie qui m’a entraîné dans une espèce de somnolence à plusieurs reprises. Je me suis laisser aller à me laisser bercer. À me laisser abuser, agiter, apaiser. C’était loin d’être désagréable. Parfois un peu... [Lire la suite]
29 mars 2014

passé inaperçu

Il y a cinq jours alors que je m’auto-louais ou plutôt, alors que je vantais mon prénom de façon fort discrète, personne ne s’est rendu compte que c’était aussi un jour anniversaire, celui de l’an de ce blog. J’ai failli écrire « des un an » de ce blog car autant je peux être capable de faire comme tout un chacun et le dire à tire-larigot, autant, l’écrire me heurte profondément, intellectuellement et physiquement car ça m’occasionne un bleu dans les neurones. En même temps, cela valait-il la peine de fêter le premier... [Lire la suite]