17 août 2018

nos complexes complexes

Forcément, dans la rue, les gens se retournent plus sur toi que sur moi, Chouchou. Parce que globalement, on mate plus facilement (et avec plaisir) un mec plus jeune, un mec plus beau, un mec plus grand que moi. Un mec tout plus que moi. Ou alors, si on me mate, moi, ce n’est pas pour les mêmes raisons. Toi, si on te regarde, c’est certainement admiratif. Avec une certaine envie. Voire un certain besoin. Moi, on doit se dire « tiens, un vieux ! » Mais ils ne savent pas ce qu’il leur dit, le vieux, à tous ces gens qui le... [Lire la suite]

14 juin 2017

veuillez agréer le respectueusement bien prosterné vôtre

En réponse à votre lettre du 14 mai, qui a attiré toute notre attention, nous sommes au regret de vous faire savoir que vous êtes bien trop vieux pour madame et que malheureusement, nous ne pouvons donner suite à votre proposition. En espérant néanmoins que vous aurez plus de chance une autre fois avec quelqu’un d’autre. Vous savez, tout vient toujours à point nommé à qui sait attendre. Avec nos excuses les plus plates. Le secrétariat de B. M. La teneur enjouée de votre courrier du 14 mai dernier nous a enthousiasmés et bouleversés,... [Lire la suite]
18 novembre 2015

le lisier

Je suis très admiratif de celles et ceux qui ont perdu quelqu’un de cher, pendant les attentats, ceux de vendredi dernier ou d’autres, plus anciens, admiratif devant la force de leur caractère pour supporter cette douleur pourtant inacceptable. Je suis admiratif devant leur capacité à ne pas être en colère voire à accorder leur pardon afin de relever la tête plus vite et aller de l’avant. Car de toute façon, il n’y a pas grand-chose d’autre à faire, dans ces cas-là. Je suis d’autant plus admiratif que je ne sais pas si j’aurais cette... [Lire la suite]
12 novembre 2015

à la douzaine

C’est fou comme parfois, on découvre des choses extraordinaires dans ce qu’on côtoie au quotidien et qui nous est tellement habituel que c’en est devenu banal. Des choses qui passent inaperçues alors qu’on si on prend le temps de se pencher dessus, on va de surprise en surprise. Tiens, par exemple, nous sommes le douze novembre et il fait un brouillard comme si nous étions un onze novembre. Il faut reconnaître que ça se joue à peu de choses… Mais le douze novembre, si on le regarde de très près, au microscope, par exemple, on y voit... [Lire la suite]