28 novembre 2020

l'objectivité faite homme

Si, si, je suis totalement objectif. Toujours. À chaque fois que je pense, à chaque fois que je parle et surtout, à chaque fois que j’écris. Je suis l’incarnation de l’objectivité. L’objectivité faite homme. L’objectivité faite Stéphane. Il n’y a pas plus impartial et neutre que moi. À côté de moi, la Suisse fait figure de syndicaliste. De fumiste et d’insoumise. Je suis d’un détachement absolu quand il s’agit de prendre position sur quelque sujet que ce soit. Je suis d’une indépendance d’esprit à faire rougir les plus... [Lire la suite]

09 novembre 2020

avant, je t’aimais

Avant, je t’aimais. Aujourd’hui, j’ai des doutes. Sur moi. Sur ma capacité à continuer de t’aimer sans être trop exigeant et sans être trop frustré. Parce que deux choses l’une, soit je t’aime et tu m’aimes et tout est parfait dans le meilleur des mondes ; soit je t’aime et, venant de toi, je ne sais pas si c’est réciproque et alors… Et alors, tant pis si ça me fait mal tant que ça ne fait mal qu’à moi. Tant qu’aucune douleur ne vienne t’envahir. Parce que, tant que je t’imaginais dans l’amour absolu, tout me semblait magnifique... [Lire la suite]
03 novembre 2020

des gens exceptionnels

C’est étrange mais à chaque fois qu’il y a des victimes peu nombreuses lors d’un attentat, par exemple, comme lors des deux derniers que nous avons malheureusement subis, à chaque fois, les victimes étaient des gens exceptionnels. Des gens extraordinaires. Des gens hors du commun. Et moi, du coup, je me pose la question : pourquoi les terroristes ne s’attaquent-ils qu’à des gens très bien ? À des gens plus que parfaits ? Pourquoi ne visent-ils jamais des gens qui sont des sales cons, des pourritures absolues, des... [Lire la suite]
24 août 2020

la beauté « droit dans les yeux »

Si je te disais que tu me manques, me croirais-tu seulement où penserais-tu que je suis encore à chercher à te titiller ? Eh bien non, figure-toi, tu me manques réellement et ce n’est pas parce que je peux te voir tous les jours (ou peu s’en faut) que je suis comblé. Ce ne sont ni la fréquence, ni la régularité, ni la quotidienneté d’une relation (en l’occurrence, la nôtre) qui font que l’on peut se sentir satisfait. C’est l’intensité qui compte. C’est ce qu’il y a dedans. C’est comme pour la beauté. La beauté, la beauté absolue,... [Lire la suite]
18 février 2020

si lent, silence, silencieusement

À force de bruits et de chuchotements, j’ai soudain eu besoin de silence. Un besoin impérieux. Et j’ai décidé de partir à sa recherche. Je suis parti si lent vers un silence. J’ai essayé de ne pas me laisser distraire ni envahir par toutes ces rumeurs environnantes. J’ai essayé de ne pas sortir du droit chemin que je m’étais fixé car mon objectif, des plus louables même si nécessaires, n’était à l’évidence pas si simple à atteindre. Et j’ai parcouru un long chemin parsemé d’embûches. Et j’ai rencontré différentes sortes de silences... [Lire la suite]
17 février 2020

bruits et chuchotements

Il est difficile de se faire entendre, dans un brouhaha, un crépitement tumultueux. Il est difficile de tenter de faire porter sa voix quand celle-ci n’a pas la hauteur nécessaire. Et quand on sait que quel que soit le silence qui nous entoure, ce dernier ne peut pas être parfait. Un silence absolu, ça n’existe pas. Il y a toujours forcément quelques ronronnements peut-être indécelables pour une oreille non avertie. Il y a toujours des pétillements, des bourdonnements et des grésillements. Ça n’a l’air de rien mais c’est présent. Et... [Lire la suite]

04 juin 2019

c'est ça, je suis un escartruche !

Allez, maintenant, c’est fini, la nostalgie, on revient à la réalité. Il faut savoir regarder de l’avant et affronter l’avenir au lieu de se vautrer dans le passé, de se complaire dans les souvenirs et de s’exciter avec tous les « c’était le bon temps » et les « c’était mieux avant », non ? Je pense que si, dans l’idée, dans l’absolu, c’est exactement ça qu’il faut faire. Si ce n’est que moi, je ne fonctionne pas tout à fait comme ça. Et c’est même tellement l’inverse. Je n’ai jamais trop su me projeter... [Lire la suite]
07 août 2018

se tromper d’un jour en vingt ans, ce n’est vraiment pas grand-chose, si ?

Je le reconnais, je me suis trompé d’un jour en vingt ans. Dans l’absolu, ce n’est pas grand-chose mais je le vis mal. Parce que tout d’un coup, je me rends compte que ma mémoire est poreuse. En plus d’être faillible. Et que ça doit venir du fait que j’ai justement pris ces vingt ans dans la figure. Et même si je sais que quand on aime, on a toujours vingt ans, là, je ne suis pas sûr d’être dans le tout amour. Par rapport à cette erreur de date. D’un jour. Je pensais vraiment bien faire, Chouchou et là, tu vois, je me dis que... [Lire la suite]
06 avril 2018

les fichés C

Il y a des fichés S pour qualifier des gens potentiellement dangereux et je propose qu’on crée les fichés C. À quoi cela correspondrait-il ? À recenser les cons. Les cons reconnus comme tels. Les cons absolus et sans discussion possible. Les cons intégristes.  Et pour servir d’exemple, j’en ai quelques-uns à entrer dans cette liste. Et tant pis si ça ne leur plaît pas. Mais en même temps, je me dis qu’ils le sont tellement, cons, que si ça se trouve, parce que je vais parler d’eux, ils seront contents avant d’être... [Lire la suite]
07 septembre 2017

la sentence : un jour de réclusion

La sentence est tombée brutalement : au réveil, cette nuit, en allant travailler, j’ai tranché dans le vif du sujet et j’ai donné le verdict de mes délibérations. Ça n’a pas été simple et j’ai dû fermement batailler pour atteindre mon objectif. Finalement, c’est lors d’un vote à main levée que je me suis obtenu tout seul la majorité non seulement relative mais surtout, absolue. Aujourd’hui, je serais donc condamné à un jour de réclusion. À perpétuité. Jusqu’à ce que nuit s’ensuive. Parce que c’était la meilleure peine que je... [Lire la suite]