17 février 2017

Philippe a une araignée dans le slip

Que ceux qui se sont inquiétés pour moi (et je peux vous avouer qu’ils ne sont pas légion) soient soulagés car je n’avais pas de migraine, hier même si j’ai publié un poème, hier. Il ne faudrait pas croire qu’un madrigal équivaut systématiquement à une céphalée. Parfois, je peux avoir envie de prendre quelques vers comme ça, juste pour le plaisir. Et quand j’ai découvert ce texte de Rimbaud, je suis tombé sous le charme tout en me demandant si ce n’était pas un faux. Mais non, même s’il n’est pas typique de l’écriture rimbaldienne, il... [Lire la suite]

03 janvier 2016

boulevard St Michel

Est-ce que j’étais fan de toi ? On ne peut pas dire ça mais je t’aimais bien car tu sortais du lot. À une époque où j’étais adolescent, tu as fait partie de ceux qui m’ont ouvert un horizon même si je t’ai considéré comme un peu moins important que d’autres à qui je t’ai comparé. On a beaucoup parlé de toi, depuis quelques années, principalement parce que tu étais malade. Et la chronique de ta mort annoncée m’a un peu sidéré. On dit que c’est la vie. Tu devais partir en septembre, tu es parti en tout début d’année. Peut-être... [Lire la suite]
02 juillet 2014

et je suis parti lent, si lent

J’ai choisi de faire mes adieux à la poésie en 1997, ça fait donc 17 ans que je n’ai pas écrit un seul poème. L’année de mes adieux, c’était devant une salle comble, le public, mes admirateurs étaient tous debout, à m’acclamer, à me supplier de ne pas partir et à me demander des mots, encore des mots, toujours des mots… un dernier vers… s’il te plaît, me chantaient en chœur ceux qui se prenaient pour des intimes (certains l’étaient, assurément) et s’il vous plaît, m’imploraient ceux qui n’osaient sortir du voussoiement, je devais les... [Lire la suite]
22 juin 2013

aube

J’ai embrassé l’aube d’été.  Rien ne bougeait encore au front des palais. L’eau était morte. Les camps d’ombres ne quittaient pas la route du bois. J’ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent sans bruit.  La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom. Je ris au wasserfall blond qui s’échevela à travers les sapins : à la cime argentée je reconnus la déesse.  Alors, je levai un à un... [Lire la suite]
Posté par sibal33 à 18:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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