31 janvier 2016

sans un seul adjectif ?

Imaginons ce que serait notre vie sans un adjectif. Non, j’ai vraiment du mal. Parce que ça signifierait qu’on ne pourrait plus, entre autres, qualifier ce que nous souhaitons dire, ce dont nous voulons parler. Par exemple. Le film d’Étienne Chatiliez, La vie est un fleuve, sans adjectif, c’est nettement moins vendeur. Ça peut faire partie d’un poème mais ça n’a aucune portée visant à faire penser que c’est un film qui peut faire sourire. Parce que la vie est un fleuve, ça reste dans une neutralité qui n’aurait pas fait venir autant... [Lire la suite]

27 octobre 2015

terrassé en automne

Quand on est assis en terrasse, comme moi, là, maintenant, pour prendre un café, si le lieu est fréquenté, bien dans le passage, il en devient quasiment inépuisable d’intérêt. C’est un de mes bonheurs, quand je ne lis pas un bouquin, à la même place, que de prendre le temps d’observer les autres, ceux qui marchent, ceux qui déambulent, ceux qui sont mes collègues assis autour de moi devant qui une bière, qui un thé, qui un soda, qui un café ou qui un quart Perrier. Les deux, là, par exemple, à ma droite, à ma juste droite. Elle et... [Lire la suite]
23 octobre 2014

22, v'là le frigo

D’après le livre de Mitchell Symons, Numberland, il paraît qu’on ouvre en moyenne 22 fois par jour la porte de son réfrigérateur. Moi, je veux bien mais comment il a fait ses statistiques, le monsieur qui a présenté ce résultat dans son livre ? Il a mis un compteur sur l’appareil d’un certain nombre de gens ? Et combien de gens ? Ou alors, il ne s’est mesuré que lui-même compte tenu qu’on n’est jamais si bien servi que par soi-même. Mais alors, on serait en droit de douter de la pertinence de sa statistique. Du coup,... [Lire la suite]
23 septembre 2013

Poitou 1, Russie 0

J’ai longtemps cru que c’était la Russie qui en avait le monopole. Celui de son étymologie. Et je trouvais donc ça tout naturel qu’en allant boire un café dans un bistrot, je la jouais cosaque. Et ma foi, je ne me suis jamais posé plus de question que ça. Et même quand j’ai personnellement travaillé au Chêne Vert, pendant 3 mois, en 1981, j’étais employé de snack-bar et puis basta, je ne demandais rien d’autre. Si ce n’est de percevoir mon salaire, ce qui n’eut lieu que grâce à l’intervention d’un avocat lors de la liquidation de... [Lire la suite]