01 juillet 2019

solitude

Je marche sans arrêt Dans cette énorme ville Où gronde le murmure Immense de la mer, Où l’on perçoit à peine Le signe d’une étoile, Le galop d’un cheval Dans la rue, le matin, L’agile des oiseaux Sur les arbres de neige, Le cri vert des bateaux Dans les vagues de marbre. Je marche sans arrêt Perclus de solitude, Dans ces déserts mortels Tout luisants de regards. J’entends autour de moi Des plaintes étouffées, Des soupirs de bonheur Fragiles roses mortes. Heureusement ma lampe, Phare de mes automnes Brille là-bas au loin Dans le fond... [Lire la suite]

29 juin 2019

il y a longtemps, la poésie et moi…

Il y a longtemps que je n’ai pas publié de poème dans ce blog. J’aimais bien ça, parfois, même si ça pouvait faire penser que j’étais en manque d’inspiration. De temps en temps, ça a pu m’arriver, par faiblesse, par fainéantise ou par fumisterie. Oui, ce sont mes 3 F principaux. Mais quand ça me prenait, quand l’envie me prenait (souvent par derrière puisque je ne la voyais jamais venir) et me surprenait, je cherchais quel texte je pourrais avoir l’honneur de présenter à mes rares lecteurs et trices (ou à mes rares lectrices et teurs,... [Lire la suite]
28 juin 2019

Gaston n’est pas de là où j’ai toujours cru

Décidément, depuis que Philippe est intervenu dans ce blog, je vais de caribou en chinchilla (si j’avais dit de Charybde en Scylla, je pense que ça aurait moins parlé à la majorité silencieuse – j’aurais aussi pu écrire que j’allais de Karine en Sheila mais ça me semblait moins pertinent…) parce que, à travers nos derniers échanges, il a évoqué un nom qui m’a tout de suite parlé : Gaston Couté. Et ça m’a fait plonger dans la fin de mon adolescence. À l’époque, j’étais membre actif d’un groupe folklorique mais nous n’avions pas le... [Lire la suite]
25 novembre 2016

mes deuxièmes émois de lecteur

Ensuite, est arrivé l’âge où j’ai pu débloquer les quelques cent francs (et quelques centimes) de mon livret d’épargne et je peux vous dire qu’en 1976 ou 1977, cent francs, ça permettait d’en acheter par mal, des bouquins, en collections de poche. Et c’est ce que j’ai commencé à faire : vider mon capital pour me cultiver. Pour prendre mon pied avec des œuvres littéraires mais attention, comme je ne voulais rien faire comme tout le monde, je me suis d’abord axé sur la poésie et le théâtre, deux arts dont j’aurais aimé être partie... [Lire la suite]