13 janvier 2019

sous la bruine

Aucune trace de rien, ce matin, dans la petite rue du patron. Les émeutiers s’étaient regroupés de l’autre côté de la cathédrale, hier. Et donc, pour une fois, la première depuis des semaines, aucun pavé n’a été retiré dans sa rue. Et il n’a pas eu peur que les gilets jaunes et casseurs réunis forcent son portail, soit involontairement dans un mouvement de panique, soit volontairement histoire de pénétrer chez les autres, comme ça s’est fait à Paris ou ailleurs. Avec Claude, ils ont vécu un samedi, avec comme seule nuisance sonore,... [Lire la suite]

10 décembre 2018

j'ai mal à Victor Hugo

Hier matin, en allant chez le patron pour la promenade des chiens, il m’a dit que peut-être que je ne pourrais pas accéder chez lui en voiture compte tenu des échauffourées (pour ne pas dire plus) de la veille, avec la manifestation des gilets jaunes et des casseurs réunis. Encore une fois, avec Claude, ils ont vécu un samedi pénible, enfermés chez eux, angoissés de voir leur portail défoncé et des fous furieux entrer chez eux pour… ? Ils ont subi une après-midi pleine de grenades assourdissantes, de gaz lacrymogènes, de crétins... [Lire la suite]
30 septembre 2018

je confirme : les homards n’ont pas le sens de l’humour

Je confirme : les homards n’ont pas le sens de l’humour. Je vous démontre la chose : le patron n’ayant pas pu bien en profiter pendant notre folle semaine biscarrossaise, il m’a demandé s’il pouvait en avoir un autre. « Un seul ou un deuxième pour Claude ? » Il n’en voulait qu’un seul. J’ai précisé que comme à chaque fois, Claude lui mangerait les deux pinces et il ne lui resterait que le corps à farfouiller comme un médecin légiste. Alors, je lui ai proposé de lui en prendre un gros pour lui et un plus petit... [Lire la suite]
14 septembre 2018

dans la famille Envacances, je voudrais...

Dans la famille Envacances, je voudrais le patron. Pioche ! C’est le grand ordonnateur. Celui qui a l’œil partout, parce qu’il est chez lui mais aussi parce qu’il a le souci du bien-être de tout le monde. On a beau lui dire de faire un peu relâche, de temps en temps, il n’y a rien à faire, il faut qu’il soit partout. Il faut qu’il tente de répondre voire d’anticiper la moindre envie, la moindre demande, le moindre désir de tous les autres. C’est gentil mais c’est usant, pour lui. Qu’il s’occupe déjà de Claude, c’est plus... [Lire la suite]
27 août 2018

deuxième week-end à Biscarrosse : le contrôle des connaissances

Eh bien voilà, le week-end est terminé. Pour ta première fois à Biscarrosse, ça ne s’est pas trop mal passé, qu’est-ce que tu en dis, toi, Chouchou ? Tu es content, je comprends. En tout cas, tu en as profité, toi, tu t’es bien reposé, toi aussi. Si, plus que moi. Ça aurait dû être le contraire mais bon, c’est vrai que tant que je ne me pose pas sérieusement, j’ai du mal à rester en place. Je suis une pile et parfois, il faut me débrancher et là, oui, je me détends. Je fais relâche. Tu as particulièrement aimé les desserts que... [Lire la suite]
26 août 2018

deuxième week-end à Biscarrosse : les travaux pratiques

Oui, comme tu peux le voir, Chouchou, avec le patron, nous sommes super bien organisés. Dès jeudi, j’ai cherché des recettes simples et rapides à faire et j’ai listé tout ce dont nous avions besoin. Je lui ai envoyé un mail avec les choses à acheter par magasin concerné et j’ai ajouté les menus, pas très détaillés, mais ça nous donne une idée pour ne rien gaspiller. Vendredi, il est allé faire les courses avec le document qu’il a imprimé et comme ça, ça a été plus facile pour lui. Moi, hier matin, j’ai acheté le reste, ce qu’il n’a... [Lire la suite]

25 août 2018

deuxième week-end à Biscarrosse : la formation

Chose promise, chose due, Chouchou. Je t’avais dit que nous irions ensemble à Biscarrosse, eh bien, tu vois, nous sommes en route et tu vas voir comme on est bien, là-bas, chez le patron. Bon, bien sûr, il y a Claude et avec lui, on ne sait jamais trop sur quel pied danser car il est très capricieux et d’humeur changeante, alors, tu le verras sans doute très vite, il faut faire avec. Mais ne t’en fais pas, ils savent pourquoi tu viens avec moi, ça ne devrait pas poser de problème. Le président ? Non, il n’a pas voulu venir.... [Lire la suite]
21 août 2018

au pied-levé et au débotté

Merci, Chouchou, d’avoir pris le relais, pendant mes trois jours d’absence. Et pardon de ne pas t’avoir emmené, cette fois-ci mais je t’expliquerai. Ce n’était pas aussi simple que ça et dans certains cas, mieux vaut se la jouer prudente qu’y aller franco. De port et d’emballage. Alors, je t’avoue que j’ai été d’abord agréablement surpris par le premier épisode mais ensuite, et ne le prends pas mal, j’ai trouvé que tu tournais un peu en rond. Que tu piétinais. Et ça vient surtout de la forme. Peut-être que si tu avais écrit en vers,... [Lire la suite]
30 juin 2018

intouchables ?

Ça fait deux fois que je suis amené à pousser le fauteuil roulant de Claude, la première fois, je l’ai fait spontanément et hier, pour la seconde, c’est le patron qui m’a demandé si je voulais bien venir car il a un problème de cruralgie et donc, pousser Claude, ce n’est pas ce qu’il y a de plus conseillé dans son état. D’ailleurs, Claude, a même très bien réagi, pour une fois car il a dit, avec une certaine lucidité : « Faut pas pousser, non plus ! » Justement, hein ? Et donc, me voilà en train de monter... [Lire la suite]
21 mai 2018

plus mou, tu meurs

Pour pouvoir partir en vacances quelques jours, il a fallu trouver quelqu’un pour accompagner Claude tous les jours et toutes les nuits. Malheureusement, il ne peut plus rester seul à cause de ses difficultés pour marcher. Et quand on est obligé de se servir d’une voiture de fonction pour se déplacer (déambulateur et/ou fauteuil roulant) et que sa chambre est en étage, mieux vaut avoir quelqu’un qui vient au cas où. Et là, nous avions trouvé la solution de faire venir son plus jeune frère, jeune sexagénaire frais émoulu. Non, plus... [Lire la suite]