07 juillet 2018

ces temps-ci, ces temps derniers

Tu vois, quand tu veux, Chouchou ? Ce matin, cette nuit, c’était presque parfait. Ça ne sera jamais parfait, ça ne peut pas et ne pourra jamais l’être, malgré toute la bonne volonté dont tu pourrais faire preuve mais c’était déjà nettement mieux que ces jours derniers… Ces jours derniers, ces temps derniers… C’est amusant, ça me rappelle quelque chose… Une chanson ? Je n’ai pas vu le temps passer, ces temps-ci, ces temps derniers… Un truc comme ça… Avec une belle répétition du mot « temps »… Ah oui, ça me revient…... [Lire la suite]

02 novembre 2016

vers la rechute

Il y a vingt ans Il y a déjà vingt ans Il y a vingt ans déjà Que je n’ai pas Que je n’ai pas écrit De poème   Il y a bientôt vingt ans J’ai décidé de rompre avec elle J’ai décidé de partir loin d’eux J’ai choisi l’abstinence J’ai choisi l’absence   Plus un vers Plus une rime Plus rien qui ne rime à rien Plus d’envolée lyrique Plus d’embellie fugace Plus rien qui ne rime en rien   Plus de mélancolie au long cours Plus de chagrins isolés Plus d’amours désespérées Plus d’unilatéral Plus rien depuis... [Lire la suite]
09 mai 2015

vouloir ne pas être méchant

Contrairement à il y a quelques années, j’évite régulièrement de dire du mal des spectacles ou des films que je n’ai pas aimés. Parce que, d’une part, si je ne les ai pas aimés, ça ne veut pas dire que ce sont des navets, à quelques exceptions près car parfois, je sais reconnaître une daube d’un film moyen, quand même, malgré tout, sans blague, hein… Et parce que, d’autre part, finalement, qui suis-je, moi, pour critiquer négativement le travail de quelqu’un qui est allé au bout de son projet ? Oui, c’est vrai, ça, qui suis-je... [Lire la suite]
07 mars 2015

clin d’œil

CLIN D’ŒIL (à Stéphane Mallarmé)   À travers la transparence des mots, le vocabulaire D’apparition en apparition soupire en brise marine Je reçois le don du poème, les mots surnuméraires Des vers en placet futile sonnent sonnent la mâtine   Dans une tristesse d’été mon pauvre esprit fait aumône Qui me sait las de l’amer repos où ma paresse offense Quelconque est cette solitude d’une après-midi de faune Je me languis, pitre châtié, guignon ; la désespérance   Cette marchande d’herbes aromatiques aux... [Lire la suite]
08 août 2014

autant suspendre son vol

"Ô temps ! Suspends ton vol..." et ainsi de suite. Au temps pour moi, j'ai justement oublié la suite... Les fidèles d'entre vous savent que je suis porté sur la poésie. Même si c'est un peu moins qu'il y a quelques années de cela. Moi-même, je n'écris plus de poèmes depuis 1997 (je sais, je l’ai déjà dit, écrit et redit), année de mes adieux aux vers et à la rime. Parce que, un vers, ça va, trois vers, bonjour les dégâts, et justement, ça ne rime à rien. Un ou deux de mes textes ont été publiés sur ce blog, à diverses... [Lire la suite]
12 juillet 2014

Emma

Un jour, un ami à qui je parlais sans modération d'Emma Bovary m'a fait remarquer que j'en parlais comme la femme de ma vie. Amusant. Et pas tout à fait faux. Et de me poser la question suivante : « qu'est-ce qui te plaît tant chez la Bovary ? » Et moi, de lui répondre, tout naturellement : « c'est une femme passionnée, une femme amoureuse, une femme qui ne vit que dans l'amour qu'elle cherche désespérément. » Elle me fait penser au jeune Werther de Goethe. Elle me fait aussi penser à moi, il y a quelques années... [Lire la suite]
02 juillet 2014

et je suis parti lent, si lent

J’ai choisi de faire mes adieux à la poésie en 1997, ça fait donc 17 ans que je n’ai pas écrit un seul poème. L’année de mes adieux, c’était devant une salle comble, le public, mes admirateurs étaient tous debout, à m’acclamer, à me supplier de ne pas partir et à me demander des mots, encore des mots, toujours des mots… un dernier vers… s’il te plaît, me chantaient en chœur ceux qui se prenaient pour des intimes (certains l’étaient, assurément) et s’il vous plaît, m’imploraient ceux qui n’osaient sortir du voussoiement, je devais les... [Lire la suite]
25 mai 2013

Monteriano 2

Je t’écris de mon hôtel, à Monteriano Sous le soleil couchant, assis sur la terrasse De ma petite chambre, et toujours ce piano, Ces notes qui dansent, cet air qui me tracasse,   Cette musique qui me rappelle tous ces jours d’hier : Nous étions alors ensemble, et tu t’en souviens Certainement, ce furent des moments si chers À nous deux… Oui, la nostalgie s’entretient,   M’accapare, m’obsède et me hante, c’est idiot, Au point de ne savoir profiter de ce temps Qui m’est donné pour apprécier cet adagio,  ... [Lire la suite]
Posté par sibal33 à 17:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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