26 mars 2022

brise marine

Comme une envie de poésie après mon séjour à Dourdan. Comme une envie d’Aragon qui chante Elsa. Comme une envie de Prévert et de Mallarmé. La facilité, ça aurait été  de présenter un poème de Louis mais je préfère en offrir un de Stéphane car, outre qu’il est Mallarmé, il est mal aimé ou « pas assez aimé » car méconnu ou mal connu. Brise marine La chair est triste, hélas ! et j'ai lu tous les livres. Fuir ! là-bas fuir ! Je sens que des oiseaux sont ivres D'être parmi l'écume inconnue et les cieux ! Rien, ni les vieux... [Lire la suite]

22 octobre 2021

des feuilles mortes

Oh, je voudrais tant que tu te souviennes, des jours heureux où nous étions amis, en ce temps-là, la vie était plus belle et le soleil plus brûlant qu’aujourd’hui… Je ne sais toujours pas vraiment l’expliquer, ce gros et lourd silence qui s’est installé entre nous et je… Tu m’as tellement manqué même si je n’aurais pas su le dire si tu n’avais pas fait… Et je suis tellement heureux de savoir que nous allons certainement nous… Je me languis déjà de ces prochaines retrouvailles et j’espère qu’elles… Il n’y a pas de raison, il faudra... [Lire la suite]
23 septembre 2021

(h)ardeurs

Quand la flamme de mon désir rencontrera la chaleur du tien Et nous nous tiendrons chaud pour les longues soirées d’hiver Pour les nuits de frimas Pour les nuits et les brouillards   Et je ferai feu de tout bois Le soir au fond de toi Sauf si c’est toi Qui vient trouver refuge au fond de moi   Nos corps feront des étincelles, nos sexes des escarbilles Nos mains pétilleront et nos souffles ne sauront pas éteindre Ces incendies d’amour Ces torrents d’ardeurs   Et tu feras feu de tout bois Le soir au fond... [Lire la suite]
15 juillet 2021

l'isolement (23 jours après)

C’était il y a vingt-trois jours, j’ai fêté, nous avons fêté le trois-millième billet de ce blog. Je ne sais pas ce qui s’est passé (ou alors, je ne le sais que trop parce que je ne veux pas voir la vérité en face) mais quelque chose me fait de la peine. Je ne vais pas m’étaler sur ce sujet car je suis pudique (même si je parle beaucoup de moi, ici – et même si souvent, ce n’est pas tout à fait la vérité toute nue, elle garde toujours au minimum un sous-vêtement) mais j’ai des vers de Lamartine en tête, en ce moment :... [Lire la suite]
06 juin 2021

s’aimer et avoir peur

S’aimer. Vouloir s’aimer et en avoir peur. Avoir peur de s’aimer. Avoir peur de l’amour. Avoir peur de soi à travers le regard de l’autre. Je t’aime mais je ne sais pas si j’ai le courage de cet amour et je ne sais pas si j’ai envie que tu saches que je t’aime. Tu m’aimes, ça ne te fait pas peur ? M’aimer, ça t’inspire quoi, précisément ? Ça m’inspire de la peur. Quelle peur ? Celle de ne pas être à la hauteur. Et celle que je te quitte, un jour. Pourquoi me quitterais-tu, un jour ? Parce que je n’aurai pas su... [Lire la suite]
24 mai 2021

je te mange aussi (po-M en prose)

Je te mâche, tu me manges aussi. Je te magnifie, tu me minouches aussi. Je te mignote, tu me manutentionnes aussi. Je te moissonne, tu me maraboutes aussi. Je te mamelonne, tu me métabolises aussi. Je te mentalise, tu me michetonnes aussi. Je te mignarde, tu me mouvementes aussi. Je te mémorise, tu me mitrailles aussi. Je te mesure, tu me maintiens, aussi. Je te mordille, tu me méduses aussi. Je te matérialise, tu me malaxes aussi. Je te mérite, tu me maîtrise aussi. Je te mythifier, tu me matricules aussi. Je te marque, tu me masques... [Lire la suite]
Posté par sibal33 à 03:55 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,

23 novembre 2020

et après

Et après Les labyrinthes que crée le temps s’évanouissent. (Seul reste le désert.) Le cœur, fontaine du désir, s’évanouit. (Seul reste le désert.) L’illusion de l’aurore et les baisers, s’évanouissent. Seul reste le désert. Un désert onduleux.  Federico Garcia Lorca (Poèmes du Cante Jondo)
09 novembre 2020

avant, je t’aimais

Avant, je t’aimais. Aujourd’hui, j’ai des doutes. Sur moi. Sur ma capacité à continuer de t’aimer sans être trop exigeant et sans être trop frustré. Parce que deux choses l’une, soit je t’aime et tu m’aimes et tout est parfait dans le meilleur des mondes ; soit je t’aime et, venant de toi, je ne sais pas si c’est réciproque et alors… Et alors, tant pis si ça me fait mal tant que ça ne fait mal qu’à moi. Tant qu’aucune douleur ne vienne t’envahir. Parce que, tant que je t’imaginais dans l’amour absolu, tout me semblait magnifique... [Lire la suite]
01 novembre 2020

c'est si difficile de t'aimer

C’est difficile de t’aimer car déjà, si tu existais, je saurais comment faire concrètement alors que là, comme je dois tout imaginer, je tâtonne, j’hésite, je ne sais pas comment m’y prendre. C’est déjà difficile d’aimer quelqu’un dans le vide mais je crois savoir que ça l’est encore plus. Car ce n’est pas une chose innée, d’aimer quelqu’un. Car pour aimer, il faut savoir s’abandonner et s’oublier. Ne pas être uniquement dans le regard de l’autre mais avoir l’autre dans son propre regard. Et le voir comme une lumière, comme un soleil.... [Lire la suite]
24 octobre 2020

jamais je ne te tuerai

Je le sais intimement, jamais je ne te tuerai quoique tu fasses ou quoique tu ne fasses pas. Quoique tu me fasses ou quoique tu ne me fasses pas. Je ne te tuerai jamais. Jamais, au grand jamais. Et même si tu me poussais à bout. Et même si tu ne m’aimais plus. Et même si tu ne m’aimais pas. Et quand bien même, je pourrais avoir mille et mille et une raisons de t’en vouloir. Et même si je me trompais sur ton compte. Sur tes intentions. Sur ce à quoi tu peux penser quand ce n’est pas à moi. Je le sais pertinemment, jamais je ne te... [Lire la suite]