Si tu me dis que tu n’as pas confiance en toi alors que moi, je suis pareil, ce n’est pas moi qui vais pouvoir t’aider parce que moi, en tentant de te rassurer « mais si, tu es quelqu’un de bien », tu ne vas pas entendre ça, tu vas penser que je te flatte et/ou que je ne le pense pas. Et à moi, quand tu me diras que moi, je ne peux pas avoir confiance en moi, je ne vais pas te croire non plus parce que je suis persuadé du contraire, malgré les apparences et/ou les moments. Alors, comment faire si nous sommes dans cette impasse : plus j’avance, plus tu recules et plus tu avances, plus je recule... On risque de ne pas se rencontrer de sitôt. Nous somme sur la même longueur d’ondes mais pas sur les mêmes ondes. Moi, d’un coup de sous l’eau, je peux te rejoindre dans les tiennes. Encore faudrait-il…

Encore faudrait-il que tu ne sortes pas des tiennes et que je ne t’y trouve plus. Ça n’est pas simple, hein, d’aimer quand l’un a des doutes et l’autre aussi. Parce que si tu me dis « est-ce que tu m’aimes », que je te réponds « oui, je t’aime » mais que tu penses que je ne te dis ça que pour te faire plaisir mais que je ne le pense pas, c’est comme si tu me dis « je tiens à toi » alors que moi, je me demande ce que tu peux me trouver. La quadrature du cercle. Si tu ne me dis rien, je m’inquiète et quand tu me parles, j’ai des doutes. Et j’entends la chanson : « J’ai des doutes, quand tu m’dis qu’tu m’aimes plus qu’avant… Na komy na tembé, tembé nako ka moa ; Na komy na tembé, eka mati bisso ; Na komy na tembé, tembé nako kamoa ; Na komy na tembé, eka mati bisso… » Et alors, là, je me dis que…

Je me dis que je suis fatigué, que je comprends tout de travers, que j’ai très mal dormi cette nuit. Que je n’avais pas compris qu’un ange était passé. Que je le regrette. Que je suis quand même souvent à côté de la plaque. Que je ferai mieux de tourner mes doigts sept fois avant d’écrire. Et que je ferais mieux d’aller me coucher pour tenter de récupérer tous mes esprits. Mais si toi, tu me dis que tu espères compter alors moi, je te réponds haut et fort que oui, tu comptes et le pire, c’est que tu le sais mais parfois, on dirait que tu ne veux pas l’entendre. Et même si ce n’est pas le mot « compter » que j’aurais choisi, moi, personnellement. Mais bon, j’ai dit que j’allais partir me recoucher et ne plus penser à tout ça. Parce que demain sera un autre jour. Et qu’hier, le sera bien moins que demain.