L’autre jour, il paraît que je me suis trompé, que j’ai inversé un D et un F et dranchement, je ne vois pas à qui ça a pu poser un problème. Si ça m’amuse de remplacer les F par des D, c’est moi qui fécife. Bon, maintenant, que l’erreur, qui est humaine, est réparée, je vais aborder une autre erreur mais pour celle-ci, personne ne s’en est rendu compte. Et là, moi, j’ai envie de dire qu’il y a deux poids, deux mesures. Il y a les erreurs que je fais et celle qu’on me fait remarquer. Je préfère nettement les premières aux secondes. Quoiqu’il en soit, ce n’est pas parce que personne ne m’a fait remarquer que je m’étais trompé dans le numéro du volume de L’argent de Zola, dans la saga des Rougon-Macquart que je ne vais pas battre ma coulpe. Dans mon billet du 10, j’ai dit que L’argent était le 17ème de la série alors que c’est le 18ème.

Je sais que ça ne change pas la face du monde et que ça donnera pas plus à manger à ceux qui meurent de faim mais au moins, l’erreur n’est plus. Et moi, ça me soulage et ça m’allège. Ça me fait du bien car je n’aime pas être pris en faute, que ce soit par les autres ou par moi-même. D’ailleurs, vous savez que quand ce sont les autres qui me signalent mes boulettes, j’ai tendance à hausser les épaules mais quand c’est moi qui m’en rends compte, je rougis et je regarde si personne ne me voit la corriger. Je fais comme si de rien n’était. Un peu comme les gens, quand ils balancent un truc par terre, comme ils en ont conscience, ils vérifient que personne ne les a vus faire. Ou comme les princesses, quand elles font caca, elles font comme si de rien n’était, eu égard à la légende comme quoi elles ne font jamais, jamais de crottes.

Maintenant, on ne va pas passer le réveillon sur mes erreurs parce qu’il n’y a aucune raison qu’on ne parle que des miennes. Tiens, vous voulez que je sorte mon carnet, là où je note toutes les remarques de celles et ceux qui font des commentaires dans mon blog ? Parce que moi aussi, je peux montrer du doigt là où ça peut faire mal mais je ne suis pas comme ça, je vais garder mon carnet rien que pour moi et le relire, de temps en temps, quand j’ai des insomnies, en particulier. Parce que soit ça m’excite, soit ça me fait me rendormir illico presto. Je suis comme ça, moi, je suis double. Quand on me prend, on en prend deux pour le prix d’un. Mais je n’ai pas un fond méchant. Je ne sais même pas si j’ai un fond. Un fondement, peut-être. Mais un fond… Ou alors, j’ai un dond ? Non,  on va encore me reprocher de me tromper de lettre.