Je suis désolé mais avant que tu ne partes chez tes parents, en Ardèche, je suis rapidement venu rechercher le colis qui ne pouvait pas rester chez toi au cas où quelqu’un (ta sœur et ton beau-frère, sans compter leur enfant) serait tombé dessus par hasard  et j’ai vraiment voulu t’éviter le moindre embarras. C’était déjà vachement gentil de ta part de planquer ce colis chez toi mais je n’allais pas te mettre mal à l’aise si quelqu’un (voir plus haut) s’était retrouvé à vouloir en connaître le contenu. Même si ça avait été sans arrière-pensée malsaine, il valait vraiment mieux que ce colis revienne dans mon coffre de voiture le temps que je sache quand aura lieu le rendez-vous secret avec qui tu ne dois pas savoir et ce, afin de m’en débarrasser d’une façon définitive. Je veux bien rendre service, moi aussi mais bon…

C’est vrai, quand je t’ai demandé si je pouvais venir le déposer chez toi pour quelques jours (peut-être quelques semaines), c’était avec une idée derrière la tête, je dois te l’avouer, maintenant que tu en es débarrassé. Je me suis dit que ça nous permettrait de nous revoir. Et si tu avais voulu l’ouvrir sans me le dire, tu en aurais découvert le contenu, forcément, je m’en serais rendu compte et tu alors, nous serions devenus complices. Par la force des choses. Et ça nous aurait probablement unis pour longtemps mais aurais-tu seulement été d’accord avec tout ça ? J’ose espérer que oui. Actuellement, je pense que tu ne l’as pas ouvert, ce colis. Je peux me tromper. Et quand bien même ce serait vrai, peu m’importe, j’ai confiance en toi. Quoiqu’il en soit, j’espère vraiment avoir bientôt la date du rendez-vous…

Quand j’aurai revendu toute la came, je pourrai respirer et toi aussi, par voie de conséquence. Je ne regrette pas d’avoir dû t’impliquer car ça m’a fait prendre pleinement conscience que je pouvais avoir totalement confiance en toi. Je n’en doutais pas mais là, j’en ai eu la preuve. Et en récompense, je peux te dire que si tu le veux bien… Attention, j’ai bien dit « si tu le veux bien », j’aimerais partager ce que ça va me rapporter, toute cette affaire. Après tout, tu m’as tellement rendu service. Alors, tu es d’accord sur tout ça ? Personne ne t’oblige à me répondre tout de suite. Tu sais quelle est ma préférence : ça me ferait tellement plaisir que tu sois d’accord. Que tu me dises oui. Et qu’on en profite ensemble, de tout ça. Que je n’aie pas pris autant de risques, et toi aussi, pour rien. Alors, unis dans cette affaire ?