Je repense à ce professionnel de santé qui a trouvé que j’avais les mêmes fesses que celles de Marcel Amont, l’autre jour (voir billet du 12 juin) parce que vraiment, ça me travaille, cette histoire. J’ai même essayé de les regarder moi-même mais à part m’être chopé un torticolis, je n’ai pas remarqué grand-chose. Je pourrais demander à quelqu’un, faire appel à un ami pour lui demander ce qu’il en pense mais ça manquerait d’objectivité, je crois. Forcément, entre amis, on se ménage. Ou alors, demander au même ami de me prendre le cul en photo mais je trouve ça limite gênant, il est quand même très intime, cet endroit de mon anatomie. Même si j’avais l’habitude de le montrer facilement quand j’étais avec certains amis et même quand il y avait mes parents. Parce que quelque part, je m’en fous, à vrai dire.

En plus, il faudrait que je trouve l’ami qui va bien, pour ça. Oui, l’ami qui va bien. Le président ? Ah non, ne lui parlez pas de ce truc, là, je ne lui ai encore rien dit. Demander au patron ? Mouais, je ne sais pas si c’est la meilleure idée de l’année. Ou alors oui… Mais non, en ce moment, il n’est pas là. Et je ne vais aller jusqu’au bord de l’océan… Royan, c’est quand même assez loin juste pour montrer ses fesses… Non, je vais attendre et voir comment je vais pouvoir vivre avec cette idée car, en réalité, j’ai beau essayer de prendre le problème dans tous les sens, je n’arrive pas à comprendre le lien qui peut exister entre les fesses de Marcel Amont et les miennes. Ce n’est pas que ça me dérange fondamentalement, c’est juste que ça me rend perplexe et moi, quand je suis perplexe, ça me donne du reflux gastro-œsophagien.

Après, la vraie question qu’on est en droit de se poser, finalement, c’est comment un ophtalmologiste devant qui je ne me suis pas déshabillé peut-il faire une remarquer sur les fesses d’un de ses patients ? Ou alors, il a des appareils spéciaux pour voir des choses que personne ne peut voir tout seul. Ou alors, il a un œil spécial, comme une espèce de don. Et c’est un peu plus que troublant. Surtout que j’ai pris rendez-vous pour ma mère, vendredi 24 et là, je suis en droit d’appréhender le pire. Il va lui trouver des fesses qui ressemblent à celles de qui, cette fois ? Et comment il connaît les fesses de Marcel Amont, ce drôle d’ophtalmologiste ? Non vraiment, il y a des choses pas claires dans tout ça. Et entre ma perplexité et toutes ces choses un peu nébuleuses, je me dis que je suis vachement déphasé. De plus en plus, même.