Dimanche, on a voté, enfin, pas beaucoup de français ont voté mais on a voté. Et comme je l’ai laissé sous-entendre à la fin de mon billet d’hier, je manquais de motivation, cette fois. Je ne sais pas très précisément pourquoi. Je me doute pour ce qui en est des grandes lignes mais bon, je ne vais pas m’étaler dans des généralités qui ressembleront à des clichés, je préfère juste mettre un peu de légèreté dans tout ça et vous donner quelques indices quant à mon choix, qui n’a pas été celui du roi, pas même celui d’un prince, non peut-être juste celui du bouffon mais il n’y a pas de sot métier et il n’y a de ridicule que dans le regard des autres, ce qui ne veut pas dire grand-chose mais ça sonne bien, comme si c’était une citation d’un grand écrivain ou d’un personnage célèbre d’un siècle d’antan.

Déjà, et ça se sait ou ça se devine, je n’ai pas voté pour un candidat qui ne fait qu’aboyer en montrant les dents. Et au passage, j’ai éliminé le bulletin de celui qui fait partie d’une coalition dont le nom ressemble à « herpès » car au niveau de la contagion, ça suffit comme ça. Ensuite, je n’ai pas non plus choisi le parti de ceux qui ont un nom propre composé (avec un trait d’union car justement, à mon avis objectif, ce n’est pas le point fort du chef de file à qui je fais allusion) ni le parti de ceux qui ont un nom commençant pas une lettre qui vaut 10 points au Scrabble. J’ai pris mon jeu de 421 et je me suis dit que si je faisais un total compris entre 3 et 18, je ne voterai pas pour un mouvement représenté par une femme, au niveau national. Pas de chance pour elle, j’ai fait 14 points, donc, je l’ai éliminée.

Après, j’ai un peu hésité car franchement, entre le parti de la Ruralité et celui des animaux parce que là, je pense qu’il faut arrêter de jouer et de gaspiller autant d’argent pour des gens qui n’auront aucune représentation en tant qu’élus. Ce n’est pas que je n’aime pas les animaux, bien au contraire mais non, on ne peut pas gouverner un pays avec uniquement nos amies les bêtes en ligne de mire. En revanche, qu’on les protège quel que soient les partis élus, alors là, oui. Bien sûr, en démocratie, il faut que chaque voix puisse s’exprimer mais non, là, je ne pouvais pas. J’ai donc refusé de voter pour tout autre petit mouvement et finalement, il ne me restait pas grand-monde entre les partis moribonds et ceux qui me faisaient hésiter. Alors, je suis allé pisser et j’ai regardé mes urines et j’ai fait mon choix.