Étonnamment, j’ai reçu beaucoup, beaucoup de commentaires privés, de messages, de SMS, d’appels téléphoniques et, d’une façon plus générale, beaucoup de réactions à propos de ce que j’ai dit hier, alors que ce n’était pas la première fois que je le disais, c’est curieux. Comme si tous mes lecteurs et trices s’étaient donné le mot pour me faire comprendre qu’ils étaient là et qu’ils s’intéressaient à mon blog. De temps en temps, oui, c’est vrai, je le reconnais, ça fait un peu plaisir. Oh, juste un peu car je ne suis pas du genre à me vautrer dans la vanité et l’autosatisfaction, moi, non, ceux qui me connaissent me connaissent et savent que même si j’apprécie beaucoup les ovations applaudissements, c’est juste parce que à l’intérieur de mon corps, il y a un cœur qui bat.

Et dans la plupart de ces commentaires, on me demande pourquoi je programme la publication de mes billets pour le lendemain entre 3 et 5 heures du matin. D’abord parce que le créneau de 5 à 7 est déjà largement pris même si c’est plus souvent l’après-midi qu’en fin de nuit que les gens se retrouvent dans une chambre d’hôtel pour se faire des câlins souvent adultérins, ce qui n’a rien à voir avec mon blog. Enfin, du moins, c’est ce que j’ai la naïveté de croire. Ensuite, parce que comme je suis moi-même un lève-tôt voire un lève-plutôt-tôt quand je ne suis pas carrément un lève-tôt-tôt. Et pourquoi je me lève aussi tôt, le matin alors que la plupart du temps, même en été, il fait encore nuit ? C’est tout bêtement parce que j’aime ça : me lever de (très) bonne heure et prendre mon temps.  

Ça me plaît vraiment de penser que je fais partie des premiers levés du jour, souvent même avant le soleil. Ça me convient de savoir que j’ai alors du temps pour moi, entre une et deux heures pendant laquelle (lesquelles), je suis tranquille, je ne cours pas, pour une fois. À vrai dire, je cours tout le temps sauf dans trois occasions régulières : quand je dors, quand je suis tout seul le matin et quand je vais au cinéma. Après, bien sûr, si je vais à des funérailles, je ne cours pas pendant la cérémonie. Tout comme quand je vais me confesser. Je vous ai eu, hein, je ne vais évidemment jamais me confesser. Et enfin, parce que le matin, je ne boude jamais mon plaisir personnel de voir mon blog avec le billet du jour publié, un peu après m’être levé. Sauf avant-hier, certes, j’étais très fatigué, sans doute.